
Crédit photo: Spi Médias communication inc © 2013
Il nous en aura fallu du temps pour résoudre tous les problèmes que ce nouveau site nous a apportés. Notre webmestre Loulou a travaillé comme ça ne se peut pas. Mais finalement, nous y sommes parvenus. Le nouveau Voile en Ligne est maintenant en ligne. On n’imagine guère tous les efforts, les feuilles de style, la programmation codée en dur, les tests de compatibilité, la sécurité et les heures par centaines derrière un site comme le nôtre. De temps à autre, ça vaut la peine de le mentionner.
Vous aurez remarqué sans doute le contraste avec la première édition de notre site internet. Nous avons choisi la sobriété. De par sa nature même, notre site est complexe. L’ancien design en rajoutait. Cette complexité entraînait une lourdeur et un temps de téléchargement beaucoup trop long en raison principalement du nombre élevé d’applets. Le problème est maintenant résolu.
Mais, la magie de toute l’affaire réside principalement dans le design de type « responsive » qui nous permet dorénavant de rejoindre tous les types d’appareils et d’être affiché sur n’importe quel support, que ce soit Android, Mac, Blackberry,ou un système d’exploitation de type « Ice cream sandwich ».
Nous avons choisi un design moins tape-à-l’oeil. Le site est moins chargé et du coup, il laissera plus de place aux magnifiques photos de mer. Le fond est de type vieux papier journal avec une ancienne carte marine de notre magnifique fleuve Saint-Laurent en filigrane. C’est un nouveau départ pour Voile en Ligne. Nous aurons besoin de votre aide pour nous dire ce que vous pensez et ce qui pourrait clocher sur notre site.
Dans les prochaines semaines, nous débuterons également notre campagne de vente de publicités. Vous pourrez associer votre nom à Voile en Ligne pour une somme réellement modeste qui vous donnera de la visibilité en plus de contribuer au financement de notre initiative. Nous vous donnerons également le programme estival. Encore cette année, nous nous déplacerons aux quatre coins du Québec pour aller couvrir des événements en importance. Et cette année, nous le savons, il y en aura plusieurs.
Depuis maintenant six ans que Voile en Ligne couvre les activités de voile de compétition. Nous sommes comme les coureurs. Nous sommes tenaces et nous ne lâcherons pas.
Merci de nous lire et de nous encourager!
Daniel Lévesque
Rédacteur
S’aligner au départ d’une grande course océanique est en soi un exploît. Reste ensuite à se rendre à destination et terminer au meilleur rang possible. Remporter une course comme la Québec Saint-Malo est donc un accomplissement extraordinaire. D’autant que cette course revêt un caractère mythique par son histoire et sa longévité.
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D’ailleurs, depuis sa première édition en 1984, les Québécois qui ont figuré sur la liste des gagnants sont loin d’être légion. À notre connaissance, le seul qui a inscrit son nom sur la plus haute marche du podium est le regretté Gerry Roufs en 1988 alors qu’il naviguait sur le catamaran Jet Services du skipper Serge Madec.
Généralement, le premier à sortir du Saint-Laurent va être en cadillac s’il choisit la bonne option qui est d’ordinaire le nord. Mais on ne saurait trop répéter ce qui est devenu un cliché à savoir que notre fleuve est une boîte à surprise et que sa descente est loin d’être facile en plus de requérir une attention de tous les instants en cette période d’étiage. Les trois dernières éditions ont vu apparaître des unités munies de voile de quilles long, ce qui rend la navigation encore plus périlleuse. La Transat de 2008 a vu deux Class 40 se retrouver dans le trouble. L’un s’est échoué sur les banc de l’île rouge tandis que l’autre a talonné sur la roche à Veillon près de St-Jean Port-Joli.
C’est donc dire que la connaissance approfondie du St-Laurent et des chartes de profondeurs ainsi qu’une navigation avec la plus grande attention sont parmi les prérequis les plus importants pour espérer se rendre et gagner la course. Si les Québécois bénéficient d’un peu plus d’expérience à ce chapitre, sur d’autres plans, ils sont défavorisés. Nous y reviendrons dans notre deuxième article sur le sujet à paraître demain.
Du coup, le Saint-Laurent étant le talon d’Achille des équipages, la morphologie du plan d’eau impose de multiples et épuisantes manoeuvres. Le chenal sud est plus rapide, mais aussi plus exigeant. Tandis que le chenal nord lui, est fréquenté par les cargos. Quant à la météo, la norme veut qu’un sud ouest offre des conditions de portant. Mais sur cette question, il n’y a pas de service après-vente. Pas de solution miracle donc. Comme disait Churchill, ce sera « blood sweat and tears » jusqu’après Terre-Neuve où les équipages pourront enfin prendre un peu de repos. D’ici là, oubliez ça! Changements de voile, empannages et matossage au menu.
La condition physique et surtout la capacité de résistance à la fatigue sont donc un deuxième critère important pour envisager la moindre chance de victoire. Le synchronisme et l’homogénéité des équipe sont aussi des valeurs non négligeable quand on doit multiplier les manoeuvres sur un plan d’eau aussi technique. Bien que le festival printanier de la bille de bois soit derrière nous, le fleuve , le golfe et les bancs de Terre-Neuve regorge encore de pièges tels que filets dérivants, haut-fonds, bouées, courants et marées qui rendent complexe à la fois la navigation et les choix stratégiques lorsqu’il est par exemple question de choisir le meilleur moment pour empanner. Sur ce plan, les équipes québécoises de Georges Leblanc et d’Éric Tabardel ont une longueur d’avance notable, se bagarrant sur leur terrain de prédilection.
Le troisième critère est le bateau. Fiabilité et rapidité sont les deux mots clés. Ça élimine beaucoup de monde. À peine une 6 à huit bateaux peuvent prétendre répondre à ces critères indispensables. Le premier qui nous vient en tête est Mare du skipper allemand Jörg Riechers. La Solidaire du Chocolat a démontré toute la puissance du Mach 40 de Sam Manuard. L’équipe germanique a aussi à sa disposition un groupe de préparateurs qui travaillent sur le coursier depuis son arrivée à Québec. Riechers est talentueux et minutieux dans ses choix tactiques. Il est sans contredit le grand favori de cette course.
L’équipe du skipper français Aloys Le Claquin a la même monture et est également à compter parmi les favoris. Mais celui le plus susceptible de livrer un duel de titan aux Allemands est le Belge Michel Kleinjans sur le Kiwi 40 FC Roaring Forty II. C’est d’ailleurs la première confrontation sérieuse entre le Kiwi 40, un plan dessiné par le cabinet Farr Yacht Design et le Mach 40.
L’Américain David Rearick s’est présenté à Québec avec un super espadon flambant neuf sorti des chantiers néo-zélandais il y a quelques mois à peine. Bodacious Dream est un Kiwi 40 aussi, tout comme son sistership Roaring Forty II. Si ce bateau avait une traversée de faite, nous pourrions y croire. Mais le problème est que les Américains n’ont pas l’expérience de plans d’eau tels que le fleuve ou la côte ouest française et surtout, que ce bateau n’a pas été éprouvé ni optimisé. Il y a encore trop de travail à faire pour espérer le voir gagner. Mais sait-on jamais?
Dans un autre registre, si les courses étaient autrefois une affaire presque exclusivement française, ce n’est plus le cas de nos jours. Mais croire que nos cousins ne sont pas dans le coup serait une erreur grossière. Le vétéran Halvard Mabire et sa compagne Miranda Merron nous viennent tout de suite à l’esprit. Leur bateau, un Pogo 40 S2 est fiable, rapide et bien préparé. L’équipe est homogène et expérimentée. Le champion de 2008 en Class 40 est loin d’être battu d’avance.
Il faudra aussi observer avec attention les plan Lombard. Thierry Bouchard et Fabrice Amédéo disposent de puissants Akilaria RC2 capable de faire la guerre. Chez Geodis, l’équipe a le même noyau depuis un bon bout de temps avec entre autres le figariste Armel Tripon, un surdoué qui a gagné la mini-transat en 2003 et dont les talent de régatier sont connus. Le duo a terminé troisième de la Solidaire du Chocolat. À quelques encablures de l’arrivée, l’Akilaria est venu à bout de reléguer au quatrième rang le Tyker 40 Évolution Aquarelle.com (un plan Verdier) sur lequel naviguait le duo formé de Yanick Bestaven et Éric Drouglazet, un coup de force dont on parle encore dans le milieu de la course au large.
Il ne faut pas oublier non plus les trois mousquetaire chez Groupe Picoty. Jacques Fournier et Jean-Christophe Caso ont l’expérience du fleuve. Mais ce qui enrichit cette équipe est sans contredit la venue d’Arnaud Boissière, un athlète qui fera le Vendée Globe en novembre prochain. Malgré son expérience limité du fleuve et des Class 40, il n’en demeure pas moins un excellent gestionnaire de course. Il apportera à l’équipe son expérience d’une course dans la durée et la patience qui lui manque peut-être un peu.
Une autre équipe à surveiller est celle de Stéphane Le Diraison. Ministe talentueux accumulant les succès, Le Diraison ne pourra toutefois pas compter cette fois-ci sur les services de l’excellent Adrien Hardy. Il a donc choisi Bertrand Delesne pour lui succéder. Or, Delesne est loin d’être un inconnu. Il revendique une victoire d’étape sur la mini-Transat. Mentionnons aussi que le bateau IX BLue est un Pogo 40 S2 avec lequel il a raflé la deuxième place de la Solidaire du Chocolat. Seul inconvénient pour cette équipe, comme chez Geodis, c’est la méconnaissance du fleuve…
La suite demain alors que nous analyserons les chances de nos Québécois et jetterons un coup d’oeil sur les multicoques.

La légende de la course au large, Mike Birch pourrait prendre part à la Route Rimouski-Anticosti, une course hauturière de 655 milles nautiques dont le départ est prévu de Rimouski pour le 10 juillet prochain. C’est ce qu’a appris Voile en Ligne cet après-midi lors d’une entrevue avec le célèbre Québécois d’adoption. L’octogénaire qui vit à Québec s’est montré des plus intéressé à s’aligner au départ de la Route Rimouski-Anticosti. Questionné à savoir s’il pourrait faire équipe avec son ami Réjean Desgagnés sur le Labrador 44 de ce dernier, Mike Birch a plutôt répondu dans un éclat de rire qu’il « préférerait faire la course avec son bateau ».
Ironiquement, le bateau de Mike Birch est un plan dessiné par Réjean Desgagnés. Dolly, (c’est le nom du bateau) est à Gaspé. « D’ici quelques jours, nous allons le mettre à l’eau dans la neige et à travers les glaçons » a déclaré le vénérable marin, qui à l’instar de nombre de Québécois est visiblement exaspéré par les soubresauts hivernaux de Dame Nature.
Le cowboy des mers n’a également pas caché qu’il y avait pas mal de travail à faire sur son bateau avant de prendre le départ de la course. « Je n’ai qu’une petite voile d’avant là-dessus. Je veux trouver un moyen d’avoir un peu plus de surface. Il y a beaucoup de petites choses à faire aussi, mais on devrait être capable de s’avancer un peu d’ici le départ (…) » de poursuivre le premier gagnant de la Route du Rhum. Bien entendu, il lui faudra constituer une équipe et trouver un sponsor. Mais de ce côté, il ne devrait pas y avoir trop de soucis à se faire.
À 80 ans, Mike Birch est encore en excellente santé et sa condition physique est surprenante. Il ne fait aucun doute que son état général est suffisamment bon pour prendre part à une épreuve qui au surcroît, se fait en équipage.
Par ailleurs, on voit d’ici les retombées médiatiques et publicitaires qui pourraient être générées par la présence d’un homme de la trempe de Mike Birch. Joint par téléphone en fin d’après-midi, le directeur de la Station Nautique Rimouski-Mitis et organisateur en chef de la Route Rimouski-Anticosti, Paul Bellemare s’est dit ravi d’apprendre l’intérêt de Mike Birch. « Dans ce contexte où nous désirons internationaliser la course à moyen terme, c’est certain que la venue de Mike Birch serait de très bon augure » a d’abord déclaré Monsieur Bellemare. « C’est certain que nous lui réserverons le tapis rouge et ce, qu’il décide de courir ou pas. Mais bien sûr, nous désirons et nous préférerions qu’il prenne le départ. (…) » de poursuivre Paul Bellemare. Les deux hommes devraient se parler dans les heures qui viennent.
Dans tous les cas de figure, il serait surprenant de ne pas revoir d’ici quelques mois Mike Birch en course. Non seulement l’homme est sollicité, mais il ne fait aucune cachette de son envie de reprendre les écoutes. La semaine dernière, une dépêche émanant du site internet du prestigieux magazine français Course au Large annonçait la participation du Canadien à la Twostar, transat anglaise en double dont le départ est prévu pour l’an prochain.
Voile en Ligne a creusé un peu plus l’affaire en contactant le navigateur français Étienne Giroire qui a offert à Mike Birch de faire équipe avec lui. « Nous avons eu un échange de courriel et Mike a répondu qu’il serait honoré de faire équipe avec moi. Imaginez le bonheur de lire ça! » a commencé par dire Étienne Giroire qui vit aux États-Unis, avant d’ajouter qu’il aimerait bien louer un Orma 60 ou un Multi 50. « On regarde du côté de plusieurs options, dont celle de faire la course avec un ancien bateau ayant appartenu à Mike».
On pense qu’il pourrait s’agir du Nootka maintenant propriété du Belge Gilles Buekenhout qui a fait la Route du Rhum l’an passé ou encore du bateau de Charlie Capelle l’ancien Olympus.
Évidemment, la question n’a pas tardé à venir. Si le duo traverse durant la Transat anglaise en double, se pourrait-il qu’ils repartent de Québec le 22 juillet qui suivra dans le cadre de la Transat Québec-St-Malo 2012. La réponse avait de quoi étonner. En effet, Étienne Giroire croyait que la prochaine édition de la Transat Québec-Saint-Malo était prévue pour être en 2014. C’est le représentant de Voile en Ligne qui a allumé ses lanternes. « Vous êtes bien sûr que c’est l’an prochain? » « -Tout à fait monsieur Giroire… » lui avons-nous répondu.
Mais qu’à cela ne tienne, il a enchaîné en se disant très intéressé à la Transat Québec Saint-Malo et de plus, il serait ravi de revenir à Québec. Même chose du côté de Mike Birch qui a déclaré qu’il avait déjà reçu un courriel de la part d’Étienne Giroire traitant de la Transat Québec Saint-Malo. « Si on peut en faire une, pourquoi pas deux? » a déclaré le skipper.
De toute évidence, Mike Birch a de l’eau de mer dans les veines. Impossible de l’éloigner de l’océan et de la course très longtemps! Et tant que Dieu lui prêtera santé et vie, ce gars-là continuera de mijoter des projets. À suivre…