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L’équipe GLLOQ enregistre le premier temps de référence d’un mini 6.50 sur les Défi Georges Leblanc.

Crédit photo: Collin Tourangeau et Guy Collet © 2010
L’équipe GLLOQ composée du skipper Nicolas Gibault d’Ottoburn Park et de Daniel Després de Trois-Rivières a réalisé ce week-end le premier temps de référence sur l’aller-retour entre Rimouski et Forestville dans le cadre des défis Georges Leblanc. Le mini 6.50 a réalisé un temps de 8heures et 23 minutes pour couvrir les 50 milles nautiques que compte le parcours, soit une moyenne d’un peu plus de 6 nœuds à l’heure.
La tentative de record s’est faite dans des conditions de près sur presque tout le parcours. Néanmoins le skipper Nicolas Gibault semble avoir grandement apprécié. Son expérience.
« Nous nous sommes régalé Daniel et moi. Ce fut un dimanche de course ensoleillé et absolument splendide. Lorsque nous sommes arrivés à la marque de parcours de Forestville, nous étions environ un demi-mille derrière l’un des bateaux qui nous suivait sur ce défi. Ils compétitionnaient eux aussi. Puis, sur le retour, nous avons bénéficié de conditions plus favorables sur une bonne dizaine de milles. Et là, on s’en est donné à cœur joie. On surfait sur chacune des vagues que la nature mettait sur notre chemin. Je n’en ai presque pas manqué une seule. Et croyez bien que de la vague, il y en a! Ça a été génial. On a poussé régulièrement le bateau jusqu’à 14 et même 16 nœuds. Un vrai délice! On a terminé un bon mille nautique devant tout le monde (…) » raconte Nicolas Gibault.
Puis le skipper de poursuivre, « c’était la première fois que je poussais GLLOQ à ce point. Et le bateau ne m’a pas déçu. D’ailleurs, beaucoup de gens qui ont vu sur place les performances de ce type d’engin ont été impressionnés. Certains même au point de se promettre d’essayer ça. D’autres ont été jusqu’à se jurer de se faire construire ou d’acheter un mini. C’est prometteur(…) » conclu le ministe.
Les défis Georges Leblanc attirent cette année plus de coureurs que jamais, qui tentent leur chance pour tenter d’établir de nouveaux temps de référence. Le défi qui comprend l’aller-retour entre Rimouski et Forestville a fait l’objet de six tentatives de record cette saison. En ce moment, c’est le voilier Frimousse d’André Pineault qui a établi le plus court temps de l’été 2010. Le record absolu sur cette même distance est de 6 heures 35 minutes. Il a établi par Paul Bellemare le 8 septembre 2008.
Pour ce qui est du temps entre Cap-à-l’Aigle et Rimouski, le temps à battre est de 8 heures et 23 minutes détenu par Georges Leblanc sur le voilier Océan. Même chose pour le tour de l’île d’Anticosti où Georges Leblanc avait enregistré un temps de 5 jours 7 heures et 18 minutes sur le voilier Ocean en 2007. Il était alors accompagné de Richard Neault et de Walter Timmerman.
L’organisation se réjouit de l’accroissement de l’intérêt pour les Défis Georges Leblanc. L’année 2010 verra encore le record de participation être battu. Aussi, la présence des minis 6.50 à Rimouski va-t-elle dans le sens des nombreux efforts de promotion mis de l’avant par l’organisation des défis. Et s’il s’agit d’abord et avant tout de promouvoir la voile et encourager les gens à faire de belles navigations, il n’en demeure pas moins que les parcours proposés sont très techniques et offre un coefficient de difficulté à la hauteur des meilleurs coureurs océaniques.
Le parcours autour de l’île d’Anticosti est en ce sens particulièrement difficile. Il offre obligatoirement des passages parmi les plus difficiles à franchir pour celles et ceux qui s’y élancent. Le détroit de Jacques-Cartier par exemple, est réputé pour ses nombreux vents catabatiques. Les changements de voile sont nombreux et les grains aussi fréquents qu’imprévisibles. Régulièrement, la mer y est aussi très dure pour ne pas dire chaotique avec des vagues irrégulières et des creux atteignant fréquemment une dizaine de pieds. Bref, le tour de l’île d’Anticosti est un terrain de jeu hostile fait pour les vrais.
Le mot défi est donc tout indiqué. Il réfère à des expériences de vitesse sur l’eau dont les obstacles sont comparables à bon nombre de grands records océaniques. Les défis Georges Leblanc sont accessibles à tous. Ils sont d’abord faits pour le plaisir de naviguer dans un contexte de course. Mais ils exigent également une bonne préparation en matière de navigation et de sécurité.
Quant à l’organisation des défis Georges Leblanc, mentionnons en terminant qu’elle n’exclut pas un jour faire reconnaître ces records par la World Speed Sailing Concil (WSSC), une instance internationale régissant ce type d’épreuves. Mais pour l’instant, elle d’abord pour objectif de promouvoir la voile comme sport, d’accroître l’intérêt du public et d’augmenter la participation des coureurs.
Voile en Ligne tient à féliciter Nicolas Gibault pour cette belle performance.
Nous vous annonçons également que nous serons à Rimouski à partir du 27 août prochain pour faire une couverture spéciale entourant le départ des minis 6.50 pour le défi Georges Leblanc-Île d’Anticosti. Le départ des bateaux est prévu pour dimanche prochain.
Tableau de la progression des Défis Georges Leblanc au fil des ans
2010: 11 tentatives pour 6 temps établis (bilan provisoire)
2009: 10 tentatives pour 5 temps établis
2008: 9 tentatives pour 5 temps établis
2007: 8 tentatives pour 3 temps établis
2005: 3 tentatives pour 3 temps établis
Photo: Dans l’ordre habituel: le navigateur Georges Leblanc, Monsieur Paul Bellemare, Directeur du Comité des Défis Georges Leblanc pour la Station Nautique Rimouski -Mitis, et également les ministes Nicolas Gibault, Philippe Laville, Daniel Després, Guy Hernandez et Sylvain Lévesque.
La classe Mini-650 est entrée dans une nouvelle et très sérieuse phase de développement au Québec. Au point où les marins qui la forment ont décidé de ne plus attendre et de se mettre immédiatement au travail dans le but de populariser la classe et d’attirer d’autres coureurs.
Ainsi donc, l’une de leurs premières démarches consistait en l’établissement d’un calendrier de course pour la saison voile 2010. Incidemment, les marins ont profité de l’occasion donnée ces jours derniers par le Salon du Bateau et des Sports Nautiques de Montréal pour tenir une première rencontre formelle des membres québécois de la classe. Celle-ci s’est soldée par une communication des plus importantes.
La classe a donc annoncé avoir mis à son calendrier de course, la date du 28 août prochain. À ce moment, les ministes effectueront un départ unique pour le défi Georges Leblanc autour de l’île d’Anticosti, une course de 655 milles nautiques.
Cette course qui, comme on le sait, est extrêmement technique, s’effectuera en double. Le parcours consiste en un départ de la ville de Rimouski, un contournement de l’île d’Anticosti par le sud, un retour par le nord de l’île via le détroit de Jacques-Cartier puis vers le point de départ. C’est ni plus ni moins qu’un tour complet de l’île dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Il s’agit aussi d’une course des plus éprouvantes en raison des vents, courants, marées, nombreux effets de côtes et microclimats qui se multiplient, principalement le long du littoral nord. Les skippers devront également tenir compte du nombre important de haut-fond tout au long du parcours.
Notons que le temps de référence pour cette épreuve est de 5 jours 7 heures et 18 minutes à la vitesse théorique moyenne de 5,14 noeuds. Ce temps a été effectué le 30 juin 2007 par le navigateur lévisien Georges Leblanc qui incidemment, est jusqu’à maintenant le seul coureur océanique à avoir fait ce tracé en compagnie de Richard Nault et Walter Timmerman. Tous s’accordent pour dire que les ministes en auront pour leur argent tant le parcours est difficile. C’est un véritable défi pour des professionnels de la course océanique.
Rejoint vendredi midi, le coureur Walter Timmerman a pour sa part relaté quelques faits saillants de son expérience avec Georges Leblanc. « Ce parcours là n’est pas facile. Le problème est qui si tu as une fenêtre météo favorable pour l’aller, c’est aussi cette même météo là qui va t’en faire baver pour le retour. On part au portant et on revient au près serré dans le détroit de Jacques-Cartier. Il faut presque tirer un bord jusqu’au rivage de Havre Saint-Pierre pour pouvoir sortir du détroit… Quand nous l’avons fait, nous avons subit une bascule qui nous a amené une houle résiduelle passablement casse-bateau avec de bons creux. On a aussi eu une mer formée de vagues courtes de 3 à 5 mètres de haut. Bref, ce fût l’inconfort total !… Il faut presque calculer environ le tiers de plus que le parcours en terme de distance réelle en raison des multiples bords à tirer. C’est épuisant et si je peux donner un bon conseil à celles et ceux qui vont le faire, c’est de se préparer physiquement. »
Le porte-parole actuel de la classe, Sylvain Lévesque a aussi indiqué que les marins s’étaient mis d’accords pour que cette course soit réservée exclusivement au Mini 650. On espère également attirer d’autres ministes de l’Ontario, des Maritimes des Etats-Unis et pourquoi pas d’Europe. « Il ne sera pas interdit de partir avec nous. Si des gens veulent le faire, nous serons heureux de les accueillir. Mais nous voulons d’abord et avant tout un évènement qui mettra en vedette cette classe de bateaux, » a dit en substance Sylvain Lévesque.
Présentement, il y a quatre Minis au Québec et un autre dont le chantier achève dans la région de Trois-Rivières. Un autre marin est présentement engagé dans des négociations avec les Européens pour l’achat d’un prototype. Il pourrait donc y avoir six Minis 650 sur les rangs et ce, dès l’été 2010.
Pour Paul Bellemare, directeur du comité des Défi Georges Leblanc de la Station Nautique Rimouski-Mitis, cette course est une excellente nouvelle pour la région de Rimouski. « Nous nous mettons tout de suite au travail pour en faire un évènement d’envergure et pour impliquer les gens de notre communauté en plus d’intéresser le grand public, Nous avons un magnifique plan d’eau et une tradition maritime réputée. Nous serons là en force et ce sera à n’en point douter un évènement marquant pour la Station nautique Rimouski/Mitis. » disait Monsieur Bellemare lorsque Voile en Ligne l’a interviewé au Salon du bateau de Montréal.
Si l’on se fie aux dires de Monsieur Bellemare, il semble que l’idée d’une infrastructure d’accueil qui serait mise en place pour les coureurs et le public est déjà dans les cartons. On parle aussi d’un autre type d’infrastructure, celui-là pour un suivit de course de type grand public et sur plusieurs supports différents. Mais tout cela reste à confirmer. Tout dépendra des assises financières sur lesquels l’organisation pourra s’appuyer.
De son côté, le navigateur lévisien Georges Leblanc était fort heureux de la tournure des évènements. « Si nous voulons donner de l’essor à la course au large au Québec, il importe de créer l’évènement chez nous. Bien sûr, nous admirons tous ce qui se fait en Europe et c’est correct. Mais il faut partir de ce que nous avons. Nous devons primo intéresser les coureurs et les entreprises qui désirent investir dans notre sport. Nous avons une belle tradition maritime, de magnifiques plans d’eau et des gens qui se regroupent pour travailler ensemble. Il n’y a pas de raison pour que ça ne marche pas. Mais pour que cela fonctionne, il importe de développer d’abord le marché local. Voilà pourquoi la décision des ministes est une excellente nouvelle » a déclaré un Georges Leblanc visiblement encouragé.
En terminant, mentionnons que la classe Mini du Québec envisage de prendre part à d’autres courses locales. Plusieurs hypothèses de travail sont sur les planches à dessins. Le Clair de Lune du Lac Champlain ainsi que le Championnat régional de Yachting de Québec sont parmis les rumeurs. Des discussions se poursuivent et d’autres annonces devraient être faites dans les semaines à venir.






