
La chasse au suisse est ouverte pour Derek Hatfield
Le scénario semble se répèter dans ce 6ième Vendée Globe. L’ancien policier de la GRC et skipper du Spirit of Canada accuse un peu plus de 100 milles nautiques de retard sur l’ancien bucheron, le suisse Bernard Stamm.
La course du canadien prend donc une nouvelle tournure qui risque de la rendre des plus intéressante. Cela est sans compter que si le jeune skipper Jean Baptiste Dejeanty reprend lui aussi la mer, la lutte prendra alors un regain d’intérêt. C’est souvent le cas dans ce type de compétition. On assiste à plusieurs courses dans une seule.
Pour l’instant, au terme de cette 6ième journée de course, Il n’y a pas que Derek Hatfield qui coure après les gangsters. Michel Desjoyaux y est allé d’une de ces déclarations qui marquera la petite histoire de ce Vendée Globe. « Je suis dans la voiture de police et je cours après les bandits » déclarait-il lors de la vacation de jeudi.
Ces bandits là sont principalement les trois premiers de la course soit Loïck Peyron, Jean LeCam et Sébastien Josse qui occupent dans l’ordre les positions de tête. Au dernier temps de passage, le premier s’était payé un coussin de près de 30 milles nautiques sur le deuxième. En ce moment, les 11 premiers sont dans un rayon de 136 milles nautiques. Après, ça monte à 172 milles, ce qui commence à faire du millage. Quand on parle d’une demi-journée de navigation pour rattraper des meneurs comme Peyron et LeCam , ça fait beaucoup.
Mais le pot-au-noir s’en vient. Cette fameuse zone de convergence intertropicale qui cause tant de soucis aux navigateurs. Il y aura donc forcément un regroupement de la flotte. Puis ensuite, viendra l’anticyclone de Sainte-Hélène. Les deux, à l’allée comme au retour. Décidément, cette course est longue…
Rappelons que le Spirit of Canada ne devait initialement repartir que dans l’après-midi de vendredi mais l’excellent travail des professionnelles de l’équipe Pindar a raccourci ce délai de plus de 12 heures. C’est donc cette nuit à la faveur de la marée montante de 2h00 (heure de Paris) que le Open 60 canadien quittera les sables d’Olonnes.
Dans cette course autour du monde, tout peut arriver. Et bien que le retard du Spirit of Canada soit considérable, rien n’est encore joué. L’équipe canadienne peut encore espérer faire un bon temps. Rappelons qu’en 2004, le navigateur britannique Mike Golding avait rattrapé un retard de près de 800 milles nautiques et pris momentanément la tête dans l’océan Atlantique avant que son bateau ne subisse une avarie mettant fin à ses espoir de victoire.
Peyron en approche des Canaries








