L’équipe de Pindar travaille présentement sur le Spirit of Canada. Le coursier a été démâté afin de permettre une expertise plus étendue et surtout plus précise du mât et de ses principales composantes. On pense qu’il pourrait avoir subit des dommages lors du coup de vent de lundi dernier. Rappelons que durant la tempête qui a sévit dans le golf de Gascogne, le Spirit of Canada s’est presque couché sur l’eau. À première vue, il ne semblait pas y avoir de dégâts au mât. Une drisse de grand-voile s’est cependant prise dans l’éolienne et l’a endommagé, ce qui a forcé le skipper à faire demi-tour pour réparer. Lors de son arrivée aux Sables d’Olonne l’équipe technique qui a pris le bateau en charge a été incapable d’affaler la grand-voile. Lors de l’opération, la têtière ainsi qu’un des chariots de grand-voile sont tombés sur le pont du bateau. Cela donne à croire que le rail est dévié et qu’il y aurait peut-être des dommages plus important que prévus sur la structure du mât.
Au cours d’un entretient tenu plus tôt ce matin avec la responsable aux communications du team Spirit of Canada, Madame Patianne Verburgh, cette dernière avouait que la situation était extrêmement critique et ce, tant du point de vue des échéances que celui encore plus sensible des finances de l’équipe. « Nous sommes parvenus aux plus extrêmes de nos limites, financièrement parlant. Non seulement il faut maintenant réparer, mais dépendamment de l’état du mât, cela impliquera des sommes qui risquent d’être assez considérables en comparaison de nos moyens. On parle de peut-être seulement quelques milliers de dollars mais nous n’avons présentement plus les ressources qu’il faut pour faire face à pareille situation. Nous espérons que de l’aide se présentera mais il faut faire très très vite. Après tout, Il ne s’agit pas de millions de dollars.
Les possibilités sont encore là et elles sont excellentes pour un effort qui viendrait de n’importe où. Quand on pense que chez Hugo Boss, ils ont dépensé plus d’un demi million de dollars en un peu plus de deux semaines pour remettre leur bateau à flot, on ne peut qu’être au désarroi quand de notre côté, nous sommes bloqués alors qu’il nous faudrait pour reprendre la course, une fraction infinitésimale de ce montant… » de conclure Madame Verburgh.
Derek Hatfield est à 40 milles nautiques des Sables d’Olonne. Il espère s’engager dans le chenal de Port Olonna vers midi HNE (heure de Montréal). L’équipe technique de Pindar l’attend et il espère réparer et repartir au plus vite. Lors de la vacation de ce matin, le skipper canadien s’est dit épuisé par les conditions de mer épouvantables rencontré jusqu’ici.








