
Crédit photo: Ainhoa Sanchez/w-w-i.com
Le choix du directeur de course David Adams s’est donc porté sur le jeudi 16 décembre pour un nouveau départ. Depuis lors, le Canadien Derek Hatfield qui connaît un excellent début de cette deuxième étape est toujours au premier rang. Il devance de 27 milles nautiques le Polonais Zbigniew Gutkovsky et de 28 milles l’Américain Brad Van Liew qui a changé de cap dans les dernières heures pour se rapprocher de la route directe.
Ce deuxième sprint de près de 6900 milles nautiques s’étire entre les villes du Cap en Afrique du Sud et Wellington en Nouvelle-Zélande. Pour l’instant, la flotte a majoritairement plongé vers le sud dans une mer formée de creux d’une dizaine de pieds et des vents faibles et instables. Une bascule météo était prévue dans le courant de la journée de samedi, ce qui devrait permettre à la flotte d’accélérer de manière significative.
Par ailleurs, on en sait maintenant plus sur les ennuis qui ont forcé le Belge Christophe Bullens à rebrousser chemin. Les vis et écrous de son safran bâbord ont lâché et le marin ne peut pas réparer convenablement en mer. Même si les ennuis semblent s’acharner sur lui, Christophe Bullens entend réparer et reprendre lamer le plus vite possible. Une équipe technique l’attendait samedi soir avec un emplacement pour effectuer les travaux nécessaires à la remise en état du coursier.

Crédit photo: On Edition
Derek Hatield est arrivé en Afrique du sud à Cap Town au terme d’un voyage épuisant mais somme toute agréable . L’ex-policier canadien fait un bilan très positif de cette première étape de la Velux 5 Oceans et des performances du bateau. Derek a été accueilli par sa conjointe Patianne Verburgh ainsi que son adversaire d’origine sud africaine Brad Van Liew. Ce dernier avait des bouteilles de vin et d’excellents steaks. Il s’est improvié cuisinier pour cuire les délicieuses viandes à la manière locale et ensuite servir les deux tourtereaux. Voyez en vidéo les premiers mots de Derek Hatfield dans notre page multimédia. vous pouvez également cliquer sur le lien ci-dessous.
http://www.voileenligne.com/multimedia/videos

Crédit photo: Site internet du Vendée Globe.
Derek Hatfield est arrivé à LaRochelle hier. Il a mis le pied sur les quais européens le 26 septembre au terme d’un périple de plus de 3000 milles nautiques. Une traversée pas toujours tranquille alors qu’il a dû affronter des vents de 45 nœuds laissés par la queue de l’ouragan Earl générant ainsi des creux d’une dizaine de mètres. Le voilier Spirit of canada-Active House s’est tout de même bien comporté, aucun bris majeur n’ayant été rapporté. Le plan Thierry Dubois est d’ailleurs réputé pour être robuste et fiable.
« On s’est fait secoué pas mal. Nous avions des vagues courtes avec de bons creux. Il fallait manœuvrer délicatement. C’était assez dangereux. Mais heureusement, tout s’est bien passé (…) » a entre autres déclaré Derek Hatfield à son arrivée à LaRochelle.
Derek prendra finalement le départ de la Velux 5 Oceans, tour du monde en solitaire par étapes. C’est le 17 octobre prochain que le marin canadien s’élancera en compagnie de 5 autres concurrents. Il devait au départ y avoir huit concurrents, mais trois ont déclaré forfait pour diverses raisons allant du manque de préparation aux limites budgétaires.
La Velux a adopté cette année une formule nouvelle. Les voiliers sont d’anciens Open 60 construit et mis à l’eau avant 2003. Ces unités ont été reconverties en une nouvelle classe baptisée Eco 60. L’idée qui sous-tend ce concept nouveau tient essentiellement à la diminution des coûts inhérents aux campagnes en vue de la participation à une course sans pour autant amoindrir les aspects relatifs à l’aventure humaine et aux défis sportifs. C’est l’organisation fondée par Sir Robin Knox Johnston qui est derrière cette excellente idée.
Outre le skipper canadien Derek Hatfield, les concurrents qui prendront le départ le 17 octobre prochain sont, l’Américain Brad Van Liew, le polonais Zbigniew Gutkowski, l’anglais Chris Stanmore-Major, l’Australien Gary Golding et le Belge Christophe Bullens que l’on a pu voir à Québec lors de la dernière Transat Québec Saint-Malo.





