Publié le 20/02/09 par Daniel Lévesque
C’est l’entreprise Navtec a fourni l’équipement qui est arrivé en Australie le 16 février dernier. Depuis lors, Derek Hatfield s’est appliqué à réparer et préparer le bateau. Il comptait ainsi prendre un départ demain et de même, suivre les autres coursiers engagé dans la Volvo Ocean race et la Portimao Global Ocean Race. On sait qu’il est déconseillé de naviguer seul et isolé dans le pacifique sud étant donné l’éloignement de toute terre, ce qui rend les interventions difficiles en cas de pépin.
Derek ramènera en solitaire son bateau. Sa campagne en vue de trouver un ou deux passager suite à la mise aux enchères de deux places à bord ne s’est pas avérée fructueuse. Il faut dire que le voyage vers l’Australie aurait été fort onéreux et que le convoyage d’un Open 60 par le Cap Horn n’a rien de « la Croisière s’amuse ». En plus de l’argent ainsi que les frais de déplacement, les candidats devaient impérativement avoir quelques milliers de milles nautiques au compteur. Ne navigue pas qui veut dans le grand sud.
Une fois de retour, Derek Hatfield envisage de poursuivre sa campagne en IMOCA. Il laisse même entendre qu’il souhaiterait prendre le départ du prochain Vendée-Globe en 2012. Vous pouvez suivre Derek au cours des prochaines semaines en visitant le site internent de Spirit of Canada à l’adresse suivante :
http://www.spiritofcanada.net/
Malheureusement, c’est uniquement en anglais.
Voile en ligne souhaite Bon vent à Derek Hatfield !
Derek Hatfield n’est finalement pas reparti de Wellington. On se rappellera que le navigateur canadien avait quitté Hobart en Tasmanie il y a quelques jours pour un convoyage via le Cap Horn qui devait le ramener, lui et son bateau, jusque dans l’Atlantique nord. Des problèmes récurrents de pilote automatique ont toutefois changé les plans. De plus, Derek s’est aperçu que certains instruments de mesure météorologiques situés en tête de mât avaient disparu dans le gros temps rencontré en mer de Tasmanie.
Dans ces conditions, le skipper avait donc choisit de se détourner vers la Nouvelle-Zélande. Il semble maintenant que la fenêtre d’opportunité soit fermée. Celle-ci ne donnait à Derek que quelques jours pour réparer et repartir car il était impératif de franchir le détroit de Drake avant l’arrivée de l’hiver austral.
Une vilaine grippe aura eu raison des ambitions du skipper qui a plutôt choisit de rentrer au Canada par avion pour se soigner mais aussi et surtout, pour prendre du temps de repos avec sa famille. Derek étudiera au courant des semaines à venir les options qui s’offriront à lui pour ramener le bateau.
Le Spirit of Canada est à vendre. On peut voir le bateau affiché sur le site de l’IMOCA. On demande 1,3 millions d’euros pour le plan Owen Clarke bâti en 2006. Bien que cette nouvelle ne soit pas des plus réjouissantes, la responsable des communications du Team, Madame Patianne Verburgh, a tenu à préciser qu’il ne s’agit nullement de lancer la serviette pour Derek Hatfield. Selon elle, le skipper de 56 ans caresserait d’autres projets et la perspective de vendre son bateau ne signifie pas pour autant le chant du cygne de la campagne IMOCA pour le canadien.
Parlant de Derek Hatfield, ce dernier est présentement en route vers la Nouvelle-Zélande où il doit s’arrêter dans les heures qui viennent. Le convoyage de l’Australie vers le nord de l’Atlantique, qui a débuté il y a quelques jours, doit être interrompu en raison de problèmes de pilote automatique. Mentionnons que Derek Hatfield a cherché et cherche toujours depuis plusieurs semaines un sponsor qui lui aurait procuré les ressources dont il a besoin pour ramener son bateau dans l’Atlantique-nord. Le prix d’un convoyage par cargo étant exorbitant et n’ayant pu trouver l’aide recherché, le skipper a donc décidé de ramener seul son coursier. Cependant, il semble que le temps commence à manquer pour le canadien qui devra quitter la Nouvelle-Zélande au plus tard d’ici deux semaines car le passage du Cap Horn ou du détroit de Magellan est impossible durant l’hiver australe qui approche à grands pas. Pour ce qui est d’un passage du canal de Panama, en raison des risques élevés au niveau de la sécurité, il faut être un minimum de quatre personnes en plus du skipper pour réaliser cette opération.
Toute personne ou organisation souhaitant aider Derek Hatfield peut en tout temps prendre contact au Canada avec l’entreprise Spi Médias au numéro suivant :
+1.418.821.9792








