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Crédit photo: ©2010 Voile en Ligne
Nous vous présentons ce matin le fondateur de la Clipper Round the World Yacht Race. Il s’appelle Sir Robin Knox Johnston. Ce nom ne dit peut-être que peu de choses à plusieurs Nord-Américains que nous sommes, mais pour les Européens, celui qu’ils surnomment affectueusement Sir Robin, est une légende du monde de la course au large. Nous l’avons rencontré lui aussi lors de son passage à Sydney en Nouvelle-Écosse. Mais d’abord, voici un petit encart que nous avons trouvé sur le site de Wikipedia. Il vous en dira un peu plus sur l’homme que d’aucuns considèrent comme le Tabarly Anglais.
Sir William Robert Patrick « Robin » Knox-Johnston, CBE, RD and bar1 (né le 17 mars 1939 à Londres, Royaume-Uni) est un navigateur britannique. Il est le premier homme à avoir accompli un tour du monde en solitaire et sans escale et le deuxième détenteur du Trophée Jules-Verne (en tandem avec Peter Blake). En 1994, lui et Blake ont été élus « ISAF World Sailor of the Year » (marin de l’année ISAF) pour leur performance. En 2006 il est devenu le navigateur le plus âgé à achever un tour du monde en solitaire lors de la VELUX 5 OCEANS Race. Il est le seul marin britannique à avoir remporté trois fois le titre de « YJA Yachtsman of the Year » (marin de l’année YJA).
Sir Robin Knox Johnston est né dans le quartier de Putney à Londres et a grandi près de Liverpool sur la péninsule de Wirral. De 1957 à 1965 il a servi dans la marine marchande et dans la Royal Navy. En 1965 il mène son sloop (dessiné par Colin Archer) de Bombay (Inde) au Royaume-Uni. Un manque d’argent l’amène à s’arrêter pour travailler en Afrique du Sud. Il finit son voyage en 1967.
En 1962 il épouse son amie d’enfance Susanne (Sue) avec qui il aura une fille, Sara, née à Bombay alors qu’il était en mer. Susanne le quitte lorsqu’il lui propose de l’emmener elle et leur fille au Royaume-Uni sur son nouveau bateau Suhaili. Ils divorcent en 1967. Ils reviennent toutefois ensemble en 1972, se marient et ont à présent cinq petits-enfants. Elle décède en 2003.
En 1970 (avec Leslie Williams) et en 1974 (avec Gerry Boxall) Robin Knox-Johnston gagne la Round Britain Race. Sir Robin Knox-Johnston, les Williams et leur équipage (avec Sir Peter Blake comme équipier) remportent l’édition 1971 de la course Le Cap-Rio. Les Williams et Sir Robin Knox-Johnston participent conjointement (à nouveau avec Sir Peter Blake comme équipier) à la Whitbread 1977 à bord du maxi yacht Condor. Ils remportent la deuxième et quatrième étape, celles que Robin Knox-Johnston a menées.
Mes Sirs Robin Knox-Johnston et Peter Blake accomplissent un tour du monde sans escale en 74 jours 22 heures 18 minutes et 22 secondes et décrochent conjointement le Trophée Jules-Verne en 1994. Il s’agissait de leur deuxième tentative, leur premier essai s’étant terminé prématurément lorsque leur catamaran Enza New Zealand a heurté un objet qui a endommagé leur étrave tribord.
De 1992 à 2001, il était le président de la Sail Training Association. À la fin de son mandat il a œuvré à réunir 11 millions de livres sterling afin remplacer les goélettes à hunier de la STA, les Sir Winston Churchill et Malcom Miller, par deux bricks, les Prince William et Stavros S. Niarchos. Il était administrateur du musée national de la marine à Greenwich de 1992 à 2002 et est toujours administrateur du musée national de la marine des Cornouailles à Falmouth, où Suhaili est à présent au mouillage. Le bateau a été réarmé et a pris part à la Round the Island Race en juin 2005.
Sir Robin Knox Johnston a été anobli par Sa Majesté la reine Elizabeth II en 1995.
En 1995, Sir Robin Knox-Johnston fonde Clipper Ventures Plc et en 1996 il organise la première Clipper Round the World Yacht Race. Il est depuis président du conseil d’administration de Clipper Ventures et travaille à développer la course. Il s’agit peut-être de sa plus grande réalisation, celle d’avoir initié autant de personnes à la compétition nautique. Il achève son deuxième tour du monde en solitaire à bord de SAGA Insurance le 4 mai 2007, finissant à la quatrième place de la VELUX 5 OCEANS Race. À 68 ans il est le concurrent le plus âgé.
Voilà pour l’introduction.
Sir Robin nous a donc fait l’honneur d’une interview. Dès le début, on est stupéfait par l’envergure de sa personnalité. Le calme olympien de cet homme indique tout de suite l’origine de son succès. Sir Robin est un homme posé et réfléchi. Pas une seule goûte de salive pour rien. Le géant a des idées bien arrêtées.
VeL : Bonjour à vous Sir Robin et bienvenue au Canada. La Clipper est un succès retentissant autant du point de vue sportif, que de la participation ou de l’organisation. Quelles sont les lignes directrices qui ont animé la création de la Clipper.
Sir Robin : « Ce que nous avons toujours désiré, c’est de permettre aux gens ordinaires de courir sur un voilier. Dès le début, il nous est apparu essentiel de faire en sorte que la course au large ne soit pas uniquement l’apanage de coureurs professionnels. C’est le plus beau sport au monde et le plus formateur de tous. Et je nous félicite de ce que nous avons été en mesure jusqu’ici de faire pratiquer ce magnifique sport à des centaines de personnes qui autrement n’aurait jamais pu espérer vivre pareille expérience.
Il est important pour le public de savoir que les courses à la voile sont dorénavant ouvertes à celles et ceux qui veulent l’essayer, et qu’il n’est pas nécessaire d’être un pro ni même de savoir naviguer. Dans le groupe ici présent, à Sydney, nous avons plus de 40% des marins qui n’avaient jamais mis le nez sur un voilier. Ça c’est pour nous un accomplissement digne de mention. Cela indique que la voile de compétition est en train de se démocratiser. Et c’est une fort bonne nouvelle. »
VeL : Cette visite des Clippers se fait au terme d’un périple qui a été marqué par de nombreux bris, des blessures. Démâtages, échouement, on déplore même la perte d’un bateau. Est-ce que la Clipper est un défi de plus en plus risqué ?
Sir Robin : « Je ne le crois pas. Par définition, la voile est un sport où il existera toujours certains risques. Mais il y en a aussi en traversant la rue ou en conduisant votre voiture. Tout est une question de gestion du risque. Et à ce chapitre, nous avons prouvé au cours de ces récents épisodes que nous étions préparés. Nous avons des plans d’urgence qui ont fonctionné adéquatement. Le directeur de course Joff Bailey et son équipe ont fait un excellent travail. Bien sûr, nous procéderons à une évaluation post-mortem qui permettra de vérifier les données colligées et de savoir s’il y a des choses qui peuvent être améliorées. Mais les résultats préliminaires donnent à croire que les choses se sont passées de la bonne façon. »
VeL : Plusieurs personnes avaient le cœur serré quand ils ont vu les fichiers météo qui démontraient l’imminence d’une très forte tempête dans le Pacifique. De votre côté, avez-vous craint en voyant cela ?
Sir Robin : « Vous allez être surpris de ma réponse, mais je vous dirai qu’en aucun moment je n’ai craint pour les équipes, et voici pourquoi : Sans rien vouloir enlever à celles et ceux qui par le passé ont pris part à cette course, nous devons admettre que nous avons cette année, la meilleure cuvée de marins de l’histoire de la Clipper. J’ai pu rencontrer personnellement bon nombre d’entre eux et je sais que ce sont des gens qui disposent de qualités humaines et sportives exceptionnelles. De façon générale, ils ont une très bonne condition physique, ils ont une excellente formation et ils sont de ce fait, capables de faire face à des situations complexes et stressantes. Et la manière dont ils ont réagi le démontre avec éloquence.
Également, mentionnons que les Clippers sont des voiliers très fiables et solides. Ils sont conçus pour faire face à toutes éventualités. Ce sont presque des cellules de survie. Ils sont très sécuritaires. »
VeL : On voit de plus en plus de conditions extrêmes. De votre côté, sentez-vous que le climat a changé?
Sir Robin: « Les courses et les voiliers sont des échantillons beaucoup trop faibles pour donner une réponse précise. Ce qui a changé par contre, c’est que maintenant vous-même avez accès aux fichiers météo comme vous venez tout juste de le dire. Les communications modernes font en sorte que nous sommes aujourd’hui aux faits beaucoup plus rapidement de ce qui se passe partout à travers le monde. Il faut savoir faire la différence entre nos perceptions et la réalité. Et la science peut offrir des réponses plus juste que celles offertes par les coureurs en mer. »
VeL : La VELUX 5 Oceans s’en vient à grands pas. On sait qu’au moins un Canadien y prendra part, il s’agit de Derek Hatfield, C’est tout de même un tour de force d’avoir pu internationaliser une course aussi rapidement avec en plus, une nouvelle classe, les Eco 60. Quelle est la clé de ce succès et de cet engouement ?
Sir Robin : « Encore une fois, nous avons tablé sur l’accessibilité. Nous avons imaginé une course dans laquelle ce sont les coureurs qui sont le pôle d’attraction et non les machines. Bien sûr, il y aura de beaux bateaux. Mais la question des budgets de fonctionnement nous préoccupait. Je dirais même qu’elle a été l’élément central à la base de nos orientations.
Entre vous et moi, il n’est pas normal que de très bons coureurs soient condamnés à rester à quai en raison de manque de budget. Et si certains disent qu’il s’agit d’une deuxième division, je réponds à cela que quiconque se croit meilleur que les autres devrait d’abord s’affirmer sur des jauges monotypes. »
VEL : On dit que l’IMOCA n’a pas été très réceptive face à votre projet. Que s’est-il passé ?
Sir Robin: « D’entrée de jeu, il importe de dire ici que les Français sont pour moi des amis. Et cela n’a rien de politique en dépit de ce que d’aucuns ont laissé croire. Chacun a pris ses options que nous respectons mutuellement. Incidemment, l’IMOCA a fait des choix que je respecte. Mais ces orientations ne vont pas dans le sens de ce que nous voulons développer. Nous leur avons soumis le projet des ECO 60 et on s’est fait répondre que la VELUX devrait être annulé. Pour moi, cette option était totalement hors de question. Cette position nous a donc forcé à tirer les conclusions qui s’impose, à savoir que l’IMOCA ne trouvait pas son intérêt dans notre projet.
Pourtant, au lendemain du Vendée-Globe, on a vu que des budgets faramineux ne changent rien si on n’est pas en mesure de terminer une course. On a vu que les bateaux les plus fiables sont les unités ayant quelques années de mer et qui ont été maximisées. On a vu aussi que certains sponsors ont quitté. Cela aurait dû nous servir pour faire de meilleur choix. Malheureusement, on a décidé de poursuivre dans la même veine, celle d’un sport réservé à une poigné de gens.
Ça se défend. Mais de notre côté nous ce que nous voulons, c’est rendre la course accessible. Nous avons débloqué 1,8 millions d’Euros pour supporter financièrement les coureurs. Nous avons conclu des partenariats qui consacre la Velux comme une course dite « propre » d’un point de vue environnemental. Ce sont là des valeurs qui se rapproche des gens et de ce qu’il importe de véhiculer dans ce sport. N’oublions pas que la voile et le respect de l’environnement sont des alliés traditionels. »
VeL : Que dites-vous à celles et ceux qui voient ce sport comme un sport d’élite un peu comme la F1
Sir Robin : « La voile n’est pas la F1. Nous n’avons pas un auditoire de plusieurs centaines de millions de personnes et des droits de télé qui vont avec. Le sport, ça se développe beaucoup par la base. Plus il y aura de jeunes qui font de la voile et plus il y aura de gens intéressés. Ça prend parfois des générations avant d’avoir des résultats significatifs. Il faut savoir être patient. »
VeL : On a vu la Volvo, la coupe America et puis plus récemment la Transat AG2R-La Mondiale exploiter au maximum le visuel de la course. Que pensez-vous des caméras embarquées et de la transformation de ce sport en sport-spectacle ?
Sir Robin : « Quand on est un marin comme moi, on déteste ça (grands éclats de rire). Vous le devinerez, je suis nostalgique de l’époque où nous partions sans revoir âme qui vive pendant des mois. C’est sûr par contre que cela rehausse l’intérêt pour notre sport et c’est là une bonne chose. »
VeL : Qu’entrevoyez-vous pour l’avenir de ce sport d’ici 5 à 10 ans.
Sir Robin : « Il y aura de belles choses si nous sommes en mesure de contrôler l’inflation galopante qui le caractérise en ce moment. Le contrôle des coûts d’opération devient central. Il décidera de la vie où de la mort de certaines courses et surtout certaines équipes. Cela n’est pas normal. Je pense que les coureurs doivent reprendre le contrôle là-dessus et définir leurs attentes. Ces dernières se doivent d’être orientées vers le développement du sport et son accessibilité. »
Biographie : Wikipedia
Propos recueillis par Daniel Lévesque le 18 juin 2010

Le navigateur canadien Derek Hatfield a pris livraison de son nouveau coursier qu’il est présentement à préparer pour une première traversée de l’Atlantique qui s’effectuera dès la semaine prochaine. Le voilier sera alors convoyé de Port-La-Forêt en France vers Lunenburg en Nouvelle-Écosse. Il sera par la suite orné de ses nouvelles couleurs, celle du Spirit of Canada.
Pour celles et ceux qui l’ignorent, rappelons que Derek Hatfield a dû se départir de son plan Owen-Clarke qu’il avait lui-même construit. Le manque de budget a eu raison de sa volonté de poursuivre une campagne en IMOCA. Le skipper s’est ensuite porté acquéreur de l’ancien Great America III qui était la propriété du skipper Américain Rich Wilson. Ce bateau qui est en très bon état est un plan Nivelt construit par Thierry Dubois mis à l’eau en 1999 pour le Vendée-Globe 2000. Il a aussi participé au Vendée-Globe 2004. Il était alors skippé par Patrice Carpentier sous les couleurs de VM Matériaux.
Il s’agit d’un nouveau départ pour l’équipe du Spirit of Canada qui se lance maintenant dans la nouvelle classe des Eco 60. Ces bateaux sont en fait des Open 60 ayant été construit et mis à l’eau avant 2003. Cette nouvelle classe a été mise sur pied par le groupe dirigé par Sir Robin Knox Johnston. Elle vise à contrôler les budgets d’opération qui ont explosé ces dernières années. Elle permettra ainsi à des coureurs de prendre part à de grandes courses océaniques telles que la Velux 5 Oceans par exemple. Cette course dont le départ est prévu pour le 17 octobre prochain figure d’ailleurs au calendrier de course de Derek Hatfield.
Mais entre-temps, le coureur a beaucoup de pain sur la planche. Il préparera son coursier pour une participation à la Route Halifax St-Pierre dont le départ est prévu pour le 10 juillet prochain. Derek Hatfield appliquera ensuite un anti-fouling de course sur son bateau avant de prendre la mer pour une traversée de l’Atlantique vers la fin de l’été. De retour en Europe, il prendra alors livraison d’un tout nouveau jeu de voile avant le départ de la Velux.
Caractéristiques techniques
- Architecte : Nivelt
- Chantier : Thierry Dubois et son équipe
- Date de lancement : 1999
- Noms précédents du bateau et skippers précédents : Solidaires, VM Matériaux
- Longueur : 18,28 m
- Largeur : 5,20 m
- Tirant d´eau : 4,50 m
- Déplacement (poids) : 8 500 Kg
- Nombre de dérives : 1
- Hauteur mat : 26 m
- Voile quille : acier
- Surface de voiles au près : 232 m2
- Surface de voiles au portant : 418 m2

Crédit photo: John Dennis
Une deuxième campagne canadienne se dessine en vue de la Velux 5 Oceans dont le départ est prévu pour le 17 octobre prochain. Le skipper John Dennis tente présentement de réunir le financement pour une participation à cette course autour du monde. Fait à noter encore plus surprenant, John Dennis est atteint de diabète et dépend de l’insuline…
« Je dois me piquer entre 7 et 12 fois par jour, mais je contrôle parfaitement mon diabète (…) » de dire le skipper lorsque nous l’avons rejoint par téléphone chez lui à Bedford près d’Halifax en après-midi hier. Le skipper s’était d’ailleurs déjà enclin de la possibilité de prendre le départ du Vendée-Globe, mais il semblerait que le médecin-chef de la course entretenait à l’époque, certaines craintes quant à la participation à ce tour du monde d’une personne souffrant du diabète .
Bien que le contexte soit tout à fait différent et en rien comparable, mentionnons tout de même que ce ne serait pourtant pas la première fois qu’un Canadien dépendant d’insuline prendrait part à une épreuve sportive de haut niveau. Les « plus jeunes » d’entre nous se rappelleront sans doute les hauts faits de la carrière du hockeyeur Bobby Clarke qui devait lui aussi se piquer plusieurs fois chaque jour parfois même durant un match.
Par ailleurs, il ne s’agit pas de la première campagne de John Dennis. Ce dernier avait pris part en 2002-2003 à l’Around Alone, ancêtre de l’actuel Velux 5 Oceans. Dennis avait dû abandonner en Nouvelle-Zélande en raison de problèmes de générateur.
Le skipper négocie présentement l’acquisition d’un coursier dont il espère prendre livraison durant l’été. « Le bateau que je vise est fiable et en très bon état. Nous l’équiperons d’un hydrogénérateur et d’un jeu de voiles neuves dès que nous l’aurons. Par contre, je ne pense pas pouvoir prendre le départ de la Route Halifax-Saint-Pierre et Miquelon comme Derek Hatfield. Je devrai préparer le bateau et vraisemblablement, j’aurai un peu moins de temps que l’équipe Spirit of Canada. Je dois faire un parcours de qualification et c’est autant de temps que je dois calculer dans mon agenda avec un échéancier qui s’arrête au 17 octobre prochain (…) » de poursuivre le marin originaire de Halifax. »
John Dennis est marié et père de deux enfants maintenant adultes. Il a 65 ans. Il a fait carrière dans l’immobilier. Il travaille maintenant à temps partiel et donne des cours sur la sécurité en mer. John Dennis et son équipe tentent présentement de trouver un partenaire financier. On comprendra que dans les circonstances, il s’agirait d’une opportunité en or pour une entreprise œuvrant dans l’industrie pharmaceutique proche des milieux où l’on offre des traitements pour le diabète. L’arrivée d’un sponsor issu de ce secteur d’activités est d’ailleurs ce qu’espère vivement John Dennis.





