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Crédit photo: Rick Tomlinson/Volvo Ocean Race

L’équipe Puma vient enfin de remporter une première victoire d’étape par un nez sur Ericsson 3 alors que le cirque de la Volvo Ocean Race se déplaçait le week-end dernier de Marstrand vers Stöckolm. Mais ce court duel ne veut plus dire grand-chose, sinon la lutte à finir pour la deuxième place. À ce sujet, notons la déception pour Telefonica blue qui, comme on le sait, s’est échoué et tente désespérément depuis, de reprendre l’étape au plus vite pour éviter de voir son rival Puma creuser l’écart au deuxième rang.

Parallèlement, Ericsson 4 devient le champion de cette édition de la Volvo Ocean Race, disposant d’une avance ne pouvant plus être comblée par ses poursuivants. C’est toute une victoire pour le skipper Torben Grael et ses hommes qui n’ont plus rien à prouver. En effet,  on peut maintenant dire que cette équipe en est une de grands champions. Beaucoup de gens croyaient que cette édition de la Volvo serait un duel entre Bouwe Bekking et Ken Read et bien peu se seraient risqué à imaginer le dénouement actuel. Mais l’histoire rappellera à ceux qui ne voulaient pas parier sur Ericsson 4 que Torben Grael a battu tous ses adversaires et à la régulière à part ça. Sa victoire est éclatante.

Que dire de plus sinon que cela prouve encore, si besoin était, l’immense talent de ce skipper qui a été capable de créer une équipe homogène et forte ? Une équipe qui a été en mesure de surmonter certaines barrières psychologiques qui se dressent toujours durant un tel marathon, comme par exemple, cette amère deuxième place à Rio. Au terme de cette plus longue étape du parcours, cette seconde place aurait pu avoir un effet dévastateur et incidemment, être un tournant, n’eut été de la capacité à se ressaisir qu’a eue cette équipe.

Torben Grael est un excellent leader qui a toujours cru en ses hommes et en leur capacité de donner le meilleur d’eux-mêmes. Et il a eu raison. Il n’y a plus aucun doute, avec une bonne équipe et un bon bateau, ce skipper là est capable de tout.

On ne peut malheureusement pas en dire autant de certains autres. Mis à part Telefonica Blue à propos duquel tout a été dit ou à peu près, la maigre récolte de Green Dragon s’explique mal et on aurait pu s’attendre à plus d’Ian Walker et ses hommes. Même chose chez Delta Loyd. Les bateaux actuels sont une évolution bien sentie par rapport à la dernière édition, mais il est tout de même difficile d’expliquer la déconvenue de cette équipe qui naviguait à bord de l’ancien ABN Amro one, un plan Kouyoumdjan qui a survolé en première place le tour du monde 2005-2006.

Après les pots, la dernière fleur de cette édition de la Volvo Ocean Race 2008-2009 n’est pas la moindre. Elle va aux organisateurs de cette course et à leur plan de communication. Comme le dit si bien l’adage, on garde le dessert pour la fin.

Les autorités de la Volvo ont fait un travail splendide et exemplaire. Beaucoup de grandes organisations de course devraient en effet s’en inspirer. La qualité de rediffusion des images embarquées et des plans aériens furent remarquables. Pour le milieu de la presse, le travail fût facile parce que malgré la distance, les gens de la Volvo ont été capables de partager le feeling qui animait cette course. Ils ont livré les images et l’information de façon abondante. Voilà un travail intelligent et réussit.

La Volvo vient ainsi de faire entrer la voile de compétition dans l’ère moderne du point de vue des communications. Elle a mis le rêve dans la tête de plusieurs promoteurs et sponsors. Et surtout, elle a prouvé une fois de plus et de manière éloquente l’extraordinaire visibilité que procure ce sport ainsi que les fabuleuses retombées qu’il peut engendrer. Il ne faut que souhaiter une suite heureuse qui soit à la hauteur des efforts consentis.



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Crédit photo: Rick Tomlinson/Volvo Ocean Race

La Volvo ocean race a complété son étape nord-américaine par une traverse à toute pompe vers l’Irlande. Une étape difficile en raison des conditions météo et d’une mer assez cassante par moment. Au finish, c’est Ericsson 4 a eu gain de cause, terminant la traversée en seulement 7 jours 10 heures et 33 minutes.  Et n’eut été de la zone d’exclusion qui rallongeait le parcours en raison des  glaces, les temps auraient pu être encore meilleurs.

On retiendra une fois de plus la domination d’Ericsson 4 qui était pourtant 3ième lors du passage du Waypoint de St-Jean. Que s’est-il passé par la suite ?  Trois bateaux beaucoup plus au sud ont franchit le point de passage en retard mais se sont immédiatement accaparé des positions de tête. Dans la descente plein sud pour contourner la zone d’exclusion, ce sont les premiers qui ont empanné qui ont gagné leur paris. Telefonica blue a tardé et s’est retrouvé 4ième. Il s’agit d’une deuxième erreur de routage difficilement compréhensible pour l’équipe de Bouwe Bekking. Celle-ci a coûté très chère au bateau bleu qui n’a jamais pu revenir par la suite.

Interviewé un peu plus tôt aujourd’hui, Bouwe Bekking et son adversaire chez Puma racing Ken Read ne se faisaient plus trop d’illusion sur les chances qu’ont leurs équipes de revenir sur les meneurs Ericsson 3. Avec maintenant 14.5 points de retard sur le leader, l’équipage de Telefonica blue devra désormais se concentrer pour garder dans son sillage les hommes de Ken Read qui sont de plus en plus menaçants.  Seulement 1.5 point sépare les deux équipes et Puma pourrait ravir le titre de deuxième dès la prochaine inport race qui se tiendra pas plus tard que le Week-End prochain à Galway.




Crédit photo : Guo Chuan/Green Dragon Racing/Volvo Ocean Race

À moins de 600 milles nautiques de l’arrivée, la vapeur commence drôlement à sortir par les oreilles des équipages de la flotte de la Volvo Ocean Race. Les trois premiers bateaux sont littéralement scotchés par un anticyclone leur barrant la route depuis le début de la fin de semaine dernière.

Il y a maintenant plus de 37 jours que les bateaux sont en route pour Rio de Janeiro. Or, ces derniers étaient initialement attendus pour le 20 mars… Mais comme dame nature n’en a rien à cirer, les VO 70 d’habitude si véloces se traînent comme des limaces à des vitesses tournant autour de 8 à 9 nÅ“uds. On parle maintenant du 25 mars peut-être même du 26 comme date d’arrivée car la météo ne semble en aucune façon vouloir collaborer. Le manque de vent risque donc de causer une approche de Rio qui soit des plus laborieuses en plus d’être extrêmement taxante physiquement.

L’ennui, c’est que ce retard commence à peser lourd sur les épaules des coureurs qui sont forcés de se rationner en eau et en vivre. Et comme la chaleur est assez accablante dans cette partie du monde, on imagine assez bien que le fait de devoir prendre garde à sa consommation d’eau combiné à une fin de course interminable peut aisément taper sur les nerfs des coureurs.

Puis, comme si cela ne suffisait pas, voilà que le classement s’en mêle. En effet, seulement 63 petits milles nautiques séparent le premier du deuxième. Pour l’instant, le groupe Ericsson 3 dirigé par Torben Grael mène le bal suivit par l’autre frère suédois Ericsson 4. Puma suit ensuite 150 milles derrière le leader.

Et comme dans de telles conditions de molle, la moindre erreur peut coûter la victoire, les concurrents sont donc soumis à un finish sous haute tension. Les équipiers jouqués comme des dindons en tête de mât cherchant la moindre risée susceptible de propulser un peu plus avant le bateau. De quoi siffoner encore plus les énergies de moins en moins renouvelables des coureurs. Ces derniers risquent donc d’en baver encore quelques heures avant de voir le célèbre Christ de Rio appaiser leurs souffrances.

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Dernère mise à jour du site le 2010-09-09 @ 15:13