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Articles avec le tag ‘Formation nautique Québec’

La Troisième édition du Séminaire de Formation Nautique s’est achevée hier après-midi sur une note plus que satisfaisante pour les organisateurs. Ce week-end de rencontres, d’échanges et de formation a regroupé autour de 300 participants venant du public ainsi que de tous les milieux associés au nautisme.

La force de cette initiative réside dans le fait que les participants peuvent avoir accès à un nombre important de formateurs venant de milieux diversifiés et se regroupant au même endroit. « On se surprend à entretenir une fascination que l’on ne soupçonnait pas lorsque l’on s’arrête quelques minutes pour écouter les gens qui racontent leurs expériences (…) », disait l’un des participants rencontrés en fin de journée hier. « Je ne m’étais jamais intéressé au kayak. Je suis un plaisancier qui fait de la voile. Mais voilà, comme on dit par chez nous, j’ai voulu aller sentir. Je me suis rendu à la piscine pour voir les techniques d’esquimautage. Je croyais y être pour cinq minutes et j’y suis resté tout le long du cours (…) », a déclaré un autre.

Déjà, les organisateurs songent à une édition 2011. « Nous allons faire le bilan d’ici quelques semaines, mais on peut dire que d’entrée de jeu, nous avons engagé une réflexion qui pourrait nous mener vers une formule encore plus large et grand public(…) » a déclaré madame Michelle Cantin, coordonnatrice chez Formation Nautique Québec et organisatrice du séminaire.

Du côté des exposants, on semble aussi très satisfait du résultat de ce séminaire qui a permis à nombre d’entre eux de faire trempette dans une bonne foule. En effet, le dimanche après-midi était ouvert au grand public, ce qui a attiré beaucoup de gens venus faire un exercice de familiarisation avec cette formule nouvelle et novatrice en attendant d’y prendre part l’an prochain.

Le Séminaire a une fois de plus été riche du point de vue de la qualité des formateurs et panélistes. La journée de dimanche s’est terminée sur la prestation des francs barreurs, un échange interactif entre le public et un panel de trois participants. Anecdotes, états d’âme, impressions personnelles, expérience du large et des grands espaces. Bref, un échange parfois drôle et fort intéressant qui a permis de mettre un point final sur une note décontractée et très appréciée des participants dont beaucoup, se sont promis de revenir l’an prochain.

De notre côté, pour Voile en Ligne, il s’agissait de l’une de nos premières sorties lors de ce type d’évènement nautique. Est-il besoin de mentionner le plaisir que nous avons eu de rencontrer nos lecteurs et d’échanger avec le public ? Il ne fait aucun doute que nous projetons de répéter l’expérience l’an prochain. Aussi, tenons-nous à féliciter les organisateurs pour la qualité de leur travail et surtout pour nous avoir donné cette extraordinaire opportunité. Nous avons aimé nous faire déranger par le public et rencontrer nos lecteurs.  




Photo dans l’ordre habituel, première rangée : Michel Boivin et Georges Leblanc, Alain Rochon, Joël Crépeault, Manon Marois, Sonia Cormier,  Louis Boulianne et Martin Dumont, deuxième rangée: Claude Champagne, Guylain Noël, Martin Aubé, André Bégin-Drolet, François Labarre, Laurent Joyal et Pierre Lepage.

La première mouture du Programme de Formation Élite donné par Formation Nautique Québec a été dévoilée hier lors de la première rencontre du groupe qui se tenait aux locaux de l’entreprise sur le boulevard Charest à Québec. Le skipper Georges Leblanc était présent. Et à l’instar de toute l’équipe de Formation Nautique Québec, le skipper du Océan Phenix avait hâte de rencontrer celles et ceux qui monteront sur son bateau cette année.

Du côté de Formation Nautique Québec, on est agréablement surpris de la réponse obtenue pour cette première édition de ce nouveau programme consacré essentiellement à la formation des coureurs. Rencontrée sur place, madame Michelle Cantin, coordonatrice chez Formation Nautique Québec a avoué qu’elle et son équipe ont été quelque peu prises de court par l’engouement suscité par ce programme. « Nous aurions aimé accueillir plus de gens mais le preogramme est complet pour cette année. Nous désirons avant tout le roder et nous sommes préoccupés d’offrir un bon encadrement qu’un surnombre d’étudiants peut compromettre. Nous préparons une deuxième édition pour l’année 2011. Voilà pourquoi nous désirons y aller plus graduellement (…) » nous a confié Madame Cantin.

« Nous avons eu des demandes de partout au Québec et même de l’étranger. Par exemple, on a eu des appels de l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon. Des gens voulaient un programme échelonné sur quatre semaines. On ne dit pas non à ce genre d’idée, mais pour l’instant, nous sommes à évaluer les possibilités. Nous aviserons en temps et lieu(…) », poursuit Madame Cantin.
 
Le programme offert possède déjà des attributs qui en feront une démarche de formation très intense. Le volet pratique sera très engageant au point de vue du conditionnement physique tandis que le contenu académique sera aussi riche qu’exigeant. Les étudiants seront appelés à effectuer des rotations à tous les postes. On y développera les potentiels en fonction des capacités et talents de chacun. Mais d’emblée, tous seront appelés à développer leur polyvalence. Empannages, virements de bord, prises de ris, navigation de nuit et dans le gros temps et réglage des voiles, urgence en mer, etc. Les étudiants auront aussi des travaux d’analyses et de mises en situation qu’ils devront faire seul et/ou en équipe. 

Chaque étudiant sera par la suite évalué de façon théorique et pratique. L’objectif du programme est de développer des habiletés et une aisance comparables à celles que possède la plupart des grands coureurs océaniques pour être en mesure d’opérer un voilier de course de la manière la plus fluide et rapide possible. Un défi dont les coûts sont fort abordables. Cela aussi surprend quand on considère le volume considérable de compétences que ce programme permettra d’acquérir.

Crédit photo: © Site de l’America’s Cup.

À l’été 1874, un groupe d’hommes d’affaires impliqués dans le milieu nautique décident de se rencontrer pour fonder le premier syndicat canadien qui deviendra challenger de l’America’s Cup. Le groupe est dirigé par le Major Charles Gifford, vice commodore du Royal Canadian Yacht-Club. Il comprend John Bell, Murray Geddes ainsi que les frères Fred et Allan Lucas.

Le groupe décide de faire construire une goélette. Le capitaine Alexander Cuthbert sera l’architecte, le constructeur et à la fois le skipper. Le bateau est mis à l’eau deux ans plus tard au printemps, plus précisément en mai 1876. Le bâtiment prend par la suite rapidement la direction de Newport en effectuant une descente du fleuve Saint-Laurent puis par le golfe jusqu’aux USA.

Les Américains ne manquent pas d’être étonnés devant le Countess of Dufferin, nommé ainsi en l’honneur du Gouverneur-Général de l’époque. Sa coque n’est presque pas poncée et rapidement, les journaux de new-yorkais n’épargnent pas ce détail dans leurs reportages. Le bateau ne semble absolument pas prêt à faire face au réputé adversaire qui l’attend.

En effet, la célèbre goélette Madeleine construite en 1868 est non seulement fin prête mais également optimisée. On a retapé le bateau durant toute l’année 1875.  Elle dispose également d’un équipage aguerri et en dépit de son âge, elle se présente sur la ligne de départ sans aucun complexe. C’est Josephus Williams qui agit alors comme skipper du voilier américain dessiné par le célèbre David Kerby.

Du côté des Canadiens, on s’empresse de préparer le centerboard shooner qui luttera pour la troisième édition de l’aiguière d’argent. Entre autre, on ajuste les voiles et le gréement à la hâte. On comprend avant même le départ de la première course que les choses risquent d’être extrêmement laborieuses mais il est trop tard pour reculer… Alexander Cuthbert s’est adjoint les services de Joe Ellsworth qui agit comme co-skipper. On retrouve également à bord les capitaines Samuel Greenwood et J.B. Bretherton.

Cela fait près de cinq années qu’aucun match n’a eu lieu pour la conquête de la Cup et la veille, tous sont fébriles. Dans la matinée du 11 août 1876, les matchs débutent. Pour la première fois, le départ est donnée sous voiles alors que traditionnellement, celui-ci avait lieu à l’ancre avec les voiles ferlées. La première épreuve est un parcours côtier de 32,6 milles nautiques que les Américains remporteront par 10 minutes et 59 secondes. Une véritable gifle !

Mais la défaite sera encore plus cinglante le lendemain. Sur un parcours offshore de 40 milles nautiques, les canadiens terminent à 27 minutes et 14 secondes de la Madeleine. Et s’en est fait du Countess of Dufferin dont le passage comme challenger de la Cup aura été aussi bref que décevant. Les journalistes américains ont le triomphe modeste car ils veulent éviter de bousiller les efforts du New-York Yacht-Club qui tente d’attirer d’autres challengers.

Quant au bateau canadien, il sera par la suite vendu aux enchères puis ramené sur le lac Ontario où il impressionnera par ses très rapides bords de reaching qui atteignent plus de 14 nœuds, lors de certaines compétitions auxquelles il prendra part. Plus tard en 1879, il sera vendu pour 5000 dollars et servira de charter. À la même époque, on invite les gens à monter à bord du coursier pour 25 cents. Dans la même année, le Capitaine Pine, qui deviendra plus tard le commodore du Chicago Yacht-Club, rachète le voilier pour presque rien. Le bateau prend alors part à des compétitions sur le lac Michigan avant d’être converti en clubhouse flottant. La goélette est à Chicago pour l’exposition universelle en 1893.  À la fin de cet ‘été là,  le navire est remorqué hors du brise-lame puis coulé. Triste fin !

Countess of Dufferin

Mise à L’eau: mai 1876

Matériaux: Chêne de Northumberland 

Dimensions

Lenght overall (LOA): 32.61m
Lenght waterline (LWL): 29.12m
Beam: 7.25 m
Draft: 1.95 m
Draft with centerboard: 5.48 m
Displacement: 138.2 tonnes / 49 tonnes
Sail area: 744m2
Rating: 9028.40 (Cubical contents) – 8499.17
Mast: 22.40m
Boom: 19.20m
Bowsprit: – reefed: 4.57 m – fitting out: 12.60m
Topmast: 10.30m
Foremast: 21.25m
Foretopmast: 9.85m

Source : site internet de l’America’s Cup.



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Dernère mise à jour du site le 2012-02-08 @ 14:46