
La nécessité est la mère de toutes les inventions. Et la rapidité à bord d’un bateau à voile ne fait pas exception à cette règle. Il fût des temps de l’histoire mondiale où naviguer sur les mers représentait la finalité d’un projet d’exploration. Incidemment, la voile propulsait les aventuriers et explorateurs non seulement vers des contrés pour la plupart inconnues mais également vers des destins sans lendemain ponctuées de mille périls.
Parmi les plus tristement célèbres de ceux-ci, le plus redouté était sans aucun doute la piraterie. Des brigands s’emparaient des bateaux pour y voler la cargaison. Généralement, aucun prisonnier n’était fait. Les pirates massacraient systématiquement les survivants des batailles et donnaient parfois leurs restes en pâture aux requins.
Rapidement, une réflexion s’est amorcée pour trouver une solution visant à protéger les bateaux. On a commencé par armer ces derniers, espérant ainsi donner une riposte adéquate aux bandits. Mais on s’est vite rendu compte qu’il est complexe pour de simple marins d’engager le combat contre des guerriers mobiles et surtout rompus à l’art de la guerre navale. Vint ensuite l’idée d’escorter les navires. Une solution efficace certes mais aussi très coûteuse. La navigation en convois a quant à elle contribué à sécuriser les transporteurs. Mais il s’agissait là aussi d’une solution ayant ses limites.

Après moultes tergiversations, on a finalement conclu que la vitesse allait peut-être constituer une partie de la solution. Construire des bateaux plus rapides pour semer les pirates avec des marins bien entrainés et armés pour se défendre est devenu la combinaison la plus économique et la plus pratique. C’est ainsi qu’a commencé l’épopée glorieuse des performances à la voile.
Depuis ces temps, la voile a été supplantée par les engins à moteur. En occident, ce mode de transport a même pratiquement disparu. Curieusement, au moment même où l’on assiste aux retours en force de flibustiers sur certaines mers du monde nous tendons de plus en plus vers une maîtrise mathématique et efficace la force vélique. Parallèlement, les questions environnementales ainsi que celles concernant le déclin des carburants fossiles comme sources d’énergie contribuent à remettre la voile au cœur de l’actualité. La science rend donc la voile de plus en plus rapide et efficace et de ce fait plus intéressante que jamais. On appelle cela un alignement des astres.
C’est ce qui fait que les perspectives futures de ce qu’elle pourrait éventuellement procurer ne serait-ce qu’en termes d’économies de carburant portent à réfléchir en haut lieu. Certaines entreprises utilisent même déjà les propriétés de la voile sur des bases industrielles. On voit soudainement des voiles apparaitre sur des vraquiers ou de grands paquebots…
Indéniablement, la principale source de motivation des architectes des équipes et des skippers demeure et sera toujours le goût de la vitesse pure à des fins sportives. Rien ne dépasse le plaisir de se mesurer. Mais l’envie d’aller plus loin et plus vite est maintenant une question qui obsède autant les mordus des courses à la voile que celles et ceux désirant y voir des applications plus commerciales. Si l’aspect purement sportif est le leitmotiv numéro un, il n’en demeure pas moins que ces deux quêtes respectives sont caractérisés par l’utilisation d’une forme d’énergie peu coûteuse, propre et éternellement renouvelable. Une force de la nature qui attire autant qu’elle pousse. Des explorateurs aux aventuriers, des architectes aux industriels en passant par les coureurs, Pour tous, le vent c’est d’abord et avant tout la liberté. Et comme on l’a vu durant la récente Coupe de l’America, pour certains, l’exploitation de cette ressource n’a pas de prix limite.
Mais entre la Cup et ses origines il y a une énorme distance sur laquelle nous ne revenons que trop peu souvent. Un peu comme si notre passé ne méritait pas qu’on lui fasse honneur. Il y a là-dedans une certaine aberration qui fait qu’on laisse aussi pourrir sur des quais des trésors (telles que la Goélette Grosse-Îles par exemple) qui sont susceptibles de nous en dire long sur le courage et la détermination de celles et ceux qui nous ont précédé. À une époque où l’on cherche désespérément des modèles, cela est plutôt difficile à comprendre…
Tout au long de cette série d’articles nous reviendront sur ce qui a parsemé le chemin des chercheurs de vitesse de chez nous. Des courses célèbres et d’autres moins. Des moments forts et d’autres un peu plus gênants ou drôles. Des hommes, des marins et des régatiers qui se cachent furtivement derrière chacun d’entre celles et ceux qui pratiquent la voile.
Au lendemain de cette journée internationale des femmes, il nous fait plaisir de dédier le présent article à tous les conjointes de marins qui attendent le retour de celui qu’elles aiment. Elles méritent cette bonne pensée que nous avons pour elles.
L’entreprise Formation Nautique Québec s’associe à l’équipe de Voile en Ligne pour offrir à ses lecteurs une série d’articles sur l’historique de la course au large au Québec et au Canada. Cette série d’articles sera publiée très prochainement. Tel qu’annoncé au début de l’hiver, nous reviendrons sur certains moments marquants de l’histoire québécoise et canadienne des courses à la voile.
Nous travaillons sur ce projet depuis plusieurs semaines. Nous avons dû effectuer un important travail de recherche qui nous a amené vers toutes sortes de rebondissements. Retracer des acteurs qui ont œuvré au sein du milieu a été un travail long et parfois fastidieux. Nous pensons et surtout, nous espérons donc que notre initiative plaira aux lecteurs de Voile en Ligne. Aussi, tenons-nous à remercier tous les gens qui nous ont apporté leur aide et en particulier notre collègue de Matane, le journaliste Pierre Morel qui a bien daigné partager avec nous ses précieuses archives. Sans oublier bien sûr le commanditaire principal, l’entreprise Formation Nautique Québec.
Peut-être aurez-vous aussi remarqué depuis quelques semaines la présence sur notre site, d’une bannière aux couleurs de l’entreprise Formation Nautique Québec. Il s’agit également là d’une démarche de promotion de la troisième édition du Séminaire de Formation Nautique qui se tiendra au Cégep de Limoilou (pavillon Limoilou) du 9 au 11 avril prochain inclusivement.
Voile en Ligne sera présent lors de ce séminaire. Nous y aurons un kiosque. Vous pourrez venir nous rencontrer et échanger avec nous. Nous parlerons de course océanique mais aussi de tout type de compétition de voile. Nous écrirons nos articles sur place durant tout le week-end et relayerons en direct les moments forts du Séminaire via Voile en Ligne sur Facebook et Twitter.
Pour le grand public, il s’agit d’une occasion inespérée de rencontrer à peu de frais des experts du milieu nautique ainsi que des formateurs hautement qualifiés. Une dizaine de conférenciers viendront partager leur vécu avec vous dans un contexte facile et décontracté. Au terme de ce week-end, vous ferez comme bon nombre de celles et de ceux qui ont pris part au Séminaire l’an dernier et vous vous direz qu’aller plus loin n’est peut-être pas aussi compliqué que vous le pensiez.
Inscrivez-vous, ça presse ! Jusqu’au 26 mars, vous bénéficiez du tarif privilégié qui est de 100 dollars pour tout le week-end. Après cette date, ce sera 30 dollars de plus. Pour celle et ceux qui se demandent si cela vaut la peine de payer pour un tel séminaire, vous pourrez venir nous voir le vendredi soir et assister à la conférence du coureur océanique Georges Leblanc pour un tarif minime de 10 dollars. Croyez-moi ! Cela devrait être suffisant pour vous convaincre ensuite de rester pour la balance du week-end.
Sachez aussi que ce que vous apprendrez durant ces trois jours peut être l’équivalent de plusieurs heures de formation que l’on n’a pas toujours le temps d’acquérir au moment voulu. C’est donc une excellente chance de parfaire ses connaissances dans le domaine que l’on souhaiterait.
Dans un tout autre ordre d’idée, il importe pour nous de dire ici que c’est un très grand honneur pour Voile en Ligne que d’être associé à une équipe telle que celle de Formation Nautique Québec. C’est la deuxième fois que nous œuvrons ensemble de manière officielle et voici pourquoi :
Nos partenaires sont triés sur le volet. Ils sont les meilleurs dans leur domaine. Voile en Ligne cherche à s’associer à des entreprises dites « haut de gammes ». Nos commanditaires symbolisent donc l’effort et la qualité. Incidemment, l’entreprise Formation Nautique Québec l’une de ces entreprise de pointe. Elle cumule une énorme quantité d’expérience et de qualification. En fait, il est très rare de retrouver dans l’industrie autant de compétences jumelées à une telle qualité pédagogique. À tel point que votre humble serviteur sera l’un de ceux qui s’inscrira dans plusieurs programmes de formation offert par Formation Nautique Québec.
Cette entreprise a été fondée en 2004. Le skipper Guylain Noël est l’un de ceux qui a eu l’idée de partir cette école aussi caractérisée par son accessibilité et des coûts de formation qui sont fort raisonnables. Si vous pensez qu’apprendre coûte chère, détrompez-vous !
Pour revenir à l’équipe de Guylain Noël, le marin-formateur et à la fois fondateur de l’entreprise est lui-même bardé de qualifications reconnues par l’Association Canadienne de Yachting (CYA). Il est instructeur-croisière avancé et instructeur en navigation côtière. Cela fait plus de 20 ans que Guylain Noël bourlingue sur les mers du monde. Il est aussi membre du conseil d’administration de l’Association Maritime du Québec (AMQ). Son comparse et partenaire d’affaires, Michel Boivin possède lui aussi, à peu de chose près, le même pedigree. Il a fait le «Retour aux sources » en 2008 et il siège de son côté sur le conseil d’administration de la Fédération de Voile du Québec (FVQ). Bref, autant dire qu’ils en mangent tous les deux…
Ces deux gars là se sont également adjoint trois moniteurs certifiés CYA eux itou. Ils sont donc cinq au total. Il s’en rajoutera deux autres dans le courant de la saison. Ils seront donc sept bientôt. Que voulez-vous ? C’est comme cela que ça se passe ! La demande finit par l’exiger quand les étudiants sont heureux de la formation reçue et que tranquillement on se passe le mot ici et là…
En terminant, une des choses qui frappe quand on rencontre ces gens-là, c’est de constater leur empathie face à celles et ceux qui veulent apprendre. L’équipe de Formation Nautique Québec se met à votre niveau. Elle met de côté l’idée d’inculquer prétentieusement son savoir pour plutôt concentrer son action dans le sens d’une pédagogie bidirectionnelle. Bref, on évolue avec l’élève. Cette façon de faire cultive une confiance en soi qui fait qu’on hésite moins et qu’on devient aisément capable de réagir face aux éléments et aux imprévus. On se sent donc en sécurité et on n’est pas gêné d’apprendre.
Voilà donc ce qui fait la réputation de Formation Nautique Québec. Et c’est sans gêne qu’on peut affirmer avoir à faire à l’une des meilleures écoles de formation nautique au Québec et au Canada. Quelques dizaines de personnes ayant séjourné dans leurs salles de cours nous l’on confirmé. On n’invente rien. Et si vous voulez vérifier par vous-même, alors venez nous voir du 9 au 11 avril prochain au Cégep de Limoilou (pavillon Limoilou). Voile en Ligne sera là en compagnie de tous les formateurs et de notre collègue et journaliste à la retraire Louis Hardy, qui agira comme président d’honneur du Séminaire. Nous vous attendons en grand nombre.
L’organisme Formation Nautique Québec innove une fois de plus en devenant la première école de voile au Québec et au Canada à offrir une formation de type Élite sur coursier océanique de récente génération. Pour se faire, elle s’unit à l’Équipe de Voile Océanique de Georges Leblanc. C’est à l’occasion du Salon du Bateau et des sports nautiques de Montréal, que Formation Nautique Québec a fait l’annonce de ce nouveau produit.
De son côté, Georges Leblanc envisageait depuis quelques années, l’avenir sous l’angle de la transmission des connaissances. Il s’agissait là, entre autres, de l’une des raisons, ayant poussé le skipper lévisien à mettre de côté l’idée de se lancer de nouveau en classe IMOCA ou en Class 40.
« Ce n’est pas parce que je n’aime pas ces bateaux loin de là » nous avait-il confié lorsqu’interrogé sur le sujet à l’époque. « Mais j’ai 57 ans et je suis peu enclin à m’expatrier pour vivre de nouveau ce type d’expérience. Nous pouvons faire de belles choses ici pour susciter l’engouement pour la course au large et c’est ce que je veux faire » de conclure celui qui se prépare déjà pour la transat Québec Saint-Malo 2012.
Georges Leblanc se joint donc à l’équipe de Formation Nautique Québec. Il sera secondé par un groupe de moniteurs hautement qualifiés et accrédités FVQ et CYA. « Le but de ce nouveau programme est de former des coureurs qui pourront s’illustrer sur des coursiers océaniques de dernière génération. Le programme de formation demandera beaucoup de sérieux de la part des participants et sera des plus exigeants » a déclaré le patron de Formation Nautique Québec Guylain Noël lorsque rejoint par Voile en Ligne il y a quelques jours.
Le VO60 de Georges Leblanc sera donc mis à contribution dans un but de formation. Et de plus, le bateau prendra part à des courses et des tentatives de records qui serviront à évaluer les participants au programme.
Quant au Programme de Formation Élite, Course au Large et Navigation Hauturière, (c’est ainsi qu’il se nomme), il comprendra une variété de cours allant de la préparation du bateau en passant par le réglage des voiles, les mesures d’urgence, les stratégies de course et la météo. Il inclura un volet théorique et pratique. Dans ce programme, qui soit dit en passant, est unique au Canada, les futurs coureurs seront également formés sur les technologies employées lors des grandes courses. On y enseignera aussi la navigation de nuit ainsi que celle dans le gros temps.
Les premiers étudiants sont attendus en classe pour le début d’avril 2010. De 8 à 10 étudiants à la fois seront admis. Le programme visera aussi à tester les limites de chacun face à des conditions particulières et sur tout type de plan d’eau. Un magnifique défi à relever pour celles et ceux ayant le pieds marin…
Pour les personnes désirant rencontrer les professionnels de Formation Nautique Québec, vous pourrez le faire au Salon du Bateau de Montréal. Le salon est ouvre aujourd’hui et accueillera les visiteurs jusqu’à lundi à Place Bonavanture. L’équipe de Michel Boivin et Guylain Noël sera au kiosque M-16 situé au niveau 200. Bon salon à tous!








