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Gaël Simon
Nouveau projet de Class 40 en gestation au Québec
Trois autres coureurs ont engagé la réflexion avec Gaël Simon. Le plus connu d’entre eux est le père de Gaël, Thierry Simon qui a, à son crédit, de nombreuses courses au large à bord du Gitana IV du baron Benjamin De Rothschild.
Deux autres navigateurs de la région de Québec font aussi parti du comité de réflexion. Il s’agit de Louis-Philippe Éthier et de Maxime Loiselle. Les deux sont des virtuoses du catamaran. Ils ont multiplié les titres sur le circuit canadiens depuis trois ans. Ils ont aussi fait leur marque sur le circuit international.
Avec de modestes moyens, les deux hommes ont terminé dans le top 30 sur plus de 140 bateaux lors du dernier championnat du monde de F18. « Quand on pense que les 25 premiers de cette catégorie sont subventionnés pour s’entraîner à temps plein, cela donne une bonne idée du talent de régatier qu’ont les deux hommes, et surtout de leur degré de motivation », disait Gaël Simon un peu plus tôt ce mois-ci lorsqu’interrogé par Voile en Ligne.
Maxime Loiselle est quant à lui architecte naval et œuvre pour l’entreprise Concept Naval Réjean Desgagnés. ( www.conceptnaval.com ). Interviewé à son tour sur le sujet, Monsieur Loiselle a affirmé vouloir s’investir de manière sérieuse dans le projet. « Si on mène ça à terme, il est très clair que je veux et que je devrai de toute façon y mettre beaucoup d’énergie. Je ne cache pas non plus que c’est surtout le côté technologique du défi qui m’attire. Se donner de l’expertise dans ce domaine est toujours un plus, et ces connaissances là ne pleuvent pas au Québec », de conclure Maxime Loiselle.
L’idée de base du projet serait la construction ou l’acquisition d’un Pogo 40 neuf et de dernière génération. Au courant des derniers mois, les Simon père et fils ont identifié leur monture au célèbre chantier Pogo Structures en Bretagne. « Nous avons évalué l’option d’en acheter un d’occasion, mais cela nous effrayait en raison de ce que l’on fait subir à ces bateaux de course une fois au large. Voilà pourquoi nous préférons choisir un bateau neuf venant d’un constructeur réputé et ayant une bonne cote quant aux performances et à la sécurité» a rajouté Gaël Simon.
Gaël Simon ne cache pas que l’idée de regrouper les forces lui plairait. « Je verrais d’ailleurs d’un très bon œil une association nous permettant de mettre sur pied la première écurie québécoise de course au large. L’idée permettrait de donner une nouvelle dynamique au monde québécois de la course océanique. Quand on a le privilège d’être entouré de gens passionnés aux compétences complémentaires, ne pas faire équipe pour atteindre de beaux objectifs est carrément du gaspillage », de conclure le marin québécois.
Les Crêpes et deux Québécois sur le podium!

Hervé Cléris a toutes les raisons de célébrer.
Pour Franck-Yves Escoffier, c’est une victoire de plus à afficher à un tableau de chasse déjà fort bien garni, lui qui domine outrageusement ce plateau depuis des mois. Mais cela pourrait changer bientôt. Plusieurs projets de multi 50 sont en cours de route dont celui de Yves LeBlevec. Coéquipier sur Crêpes Wahou pendant cette Transat, LeBlévec qui est aussi le vainqueur de la Min-Transat 2007 pourrait rendre les choses beaucoup plus complexes au malouin dès que sa nouvelle machine sortira du chantier.
La classe 40 a sacré un nouveau champion en la personne de Halvard Mabire et l’équipe Pogo Structures. Ils détrônent ainsi l’Italien Soldini qui avait presque tout gagné jusqu’à maintenant. Le jeune et talentueux skipper français Olivier Krauss termine deuxième. Aux moment d’écrire ces lignes, la guerre faisait rage pour la troisième place du podium dans cette classe. Il restait 135 milles à faire à l’équipe de Giovani Soldini mais elle était sérieusement menacé par les jeunes loups de Novedia Groupe, en fligrane à seulement 15 milles nautiques derrière. Le seul québécois dans cette classe Benoît Parnaudeau terminera vraisemblablement 5ième, ce qui est un sacré bon score pour celui qui avait connu toutes sorte s de problèmes pendant la transat anglaise. La course a aussi été marquée par le démâtage du class 40 Groupe Sefico de Phillipe Vallée qui occupait alors la 7ième place.
Puis, immense déception dans la classe FICO, où le seul équipage entièrement Québécois, celui de Georges Leblanc a été contraint à l’abandon en raison d’une voie d’eau causée par une collision avec un objet flottant non identifié. Ayant fait demi-tour, Georges Leblanc et son équipage devraient arriver dans la journée d’aujourd’hui à saint-John Terre-Neuve. C’est selon toute vraisemblence le belge Christophe Bullens qui devrait ravir la première place du podium dans cette classe devant Cervin enr de Yannick Bestaven et Saint-Malo Team de Dennis Douillez à qui il reste encore plus de 1500 milles nautique à faire avant l’arrivée..
Gaël Simon aux taquets.









