Photo: Dans l’ordre habituel: le navigateur Georges Leblanc, Monsieur Paul Bellemare, Directeur du Comité des Défis Georges Leblanc pour la Station Nautique Rimouski -Mitis, et également les ministes Nicolas Gibault, Philippe Laville, Daniel Després, Guy Hernandez et Sylvain Lévesque.
La classe Mini-650 est entrée dans une nouvelle et très sérieuse phase de développement au Québec. Au point où les marins qui la forment ont décidé de ne plus attendre et de se mettre immédiatement au travail dans le but de populariser la classe et d’attirer d’autres coureurs.
Ainsi donc, l’une de leurs premières démarches consistait en l’établissement d’un calendrier de course pour la saison voile 2010. Incidemment, les marins ont profité de l’occasion donnée ces jours derniers par le Salon du Bateau et des Sports Nautiques de Montréal pour tenir une première rencontre formelle des membres québécois de la classe. Celle-ci s’est soldée par une communication des plus importantes.
La classe a donc annoncé avoir mis à son calendrier de course, la date du 28 août prochain. À ce moment, les ministes effectueront un départ unique pour le défi Georges Leblanc autour de l’île d’Anticosti, une course de 655 milles nautiques.
Cette course qui, comme on le sait, est extrêmement technique, s’effectuera en double. Le parcours consiste en un départ de la ville de Rimouski, un contournement de l’île d’Anticosti par le sud, un retour par le nord de l’île via le détroit de Jacques-Cartier puis vers le point de départ. C’est ni plus ni moins qu’un tour complet de l’île dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Il s’agit aussi d’une course des plus éprouvantes en raison des vents, courants, marées, nombreux effets de côtes et microclimats qui se multiplient, principalement le long du littoral nord. Les skippers devront également tenir compte du nombre important de haut-fond tout au long du parcours.
Notons que le temps de référence pour cette épreuve est de 5 jours 7 heures et 18 minutes à la vitesse théorique moyenne de 5,14 noeuds. Ce temps a été effectué le 30 juin 2007 par le navigateur lévisien Georges Leblanc qui incidemment, est jusqu’à maintenant le seul coureur océanique à avoir fait ce tracé en compagnie de Richard Nault et Walter Timmerman. Tous s’accordent pour dire que les ministes en auront pour leur argent tant le parcours est difficile. C’est un véritable défi pour des professionnels de la course océanique.
Rejoint vendredi midi, le coureur Walter Timmerman a pour sa part relaté quelques faits saillants de son expérience avec Georges Leblanc. « Ce parcours là n’est pas facile. Le problème est qui si tu as une fenêtre météo favorable pour l’aller, c’est aussi cette même météo là qui va t’en faire baver pour le retour. On part au portant et on revient au près serré dans le détroit de Jacques-Cartier. Il faut presque tirer un bord jusqu’au rivage de Havre Saint-Pierre pour pouvoir sortir du détroit… Quand nous l’avons fait, nous avons subit une bascule qui nous a amené une houle résiduelle passablement casse-bateau avec de bons creux. On a aussi eu une mer formée de vagues courtes de 3 à 5 mètres de haut. Bref, ce fût l’inconfort total !… Il faut presque calculer environ le tiers de plus que le parcours en terme de distance réelle en raison des multiples bords à tirer. C’est épuisant et si je peux donner un bon conseil à celles et ceux qui vont le faire, c’est de se préparer physiquement. »
Le porte-parole actuel de la classe, Sylvain Lévesque a aussi indiqué que les marins s’étaient mis d’accords pour que cette course soit réservée exclusivement au Mini 650. On espère également attirer d’autres ministes de l’Ontario, des Maritimes des Etats-Unis et pourquoi pas d’Europe. « Il ne sera pas interdit de partir avec nous. Si des gens veulent le faire, nous serons heureux de les accueillir. Mais nous voulons d’abord et avant tout un évènement qui mettra en vedette cette classe de bateaux, » a dit en substance Sylvain Lévesque.
Présentement, il y a quatre Minis au Québec et un autre dont le chantier achève dans la région de Trois-Rivières. Un autre marin est présentement engagé dans des négociations avec les Européens pour l’achat d’un prototype. Il pourrait donc y avoir six Minis 650 sur les rangs et ce, dès l’été 2010.
Pour Paul Bellemare, directeur du comité des Défi Georges Leblanc de la Station Nautique Rimouski-Mitis, cette course est une excellente nouvelle pour la région de Rimouski. « Nous nous mettons tout de suite au travail pour en faire un évènement d’envergure et pour impliquer les gens de notre communauté en plus d’intéresser le grand public, Nous avons un magnifique plan d’eau et une tradition maritime réputée. Nous serons là en force et ce sera à n’en point douter un évènement marquant pour la Station nautique Rimouski/Mitis. » disait Monsieur Bellemare lorsque Voile en Ligne l’a interviewé au Salon du bateau de Montréal.
Si l’on se fie aux dires de Monsieur Bellemare, il semble que l’idée d’une infrastructure d’accueil qui serait mise en place pour les coureurs et le public est déjà dans les cartons. On parle aussi d’un autre type d’infrastructure, celui-là pour un suivit de course de type grand public et sur plusieurs supports différents. Mais tout cela reste à confirmer. Tout dépendra des assises financières sur lesquels l’organisation pourra s’appuyer.
De son côté, le navigateur lévisien Georges Leblanc était fort heureux de la tournure des évènements. « Si nous voulons donner de l’essor à la course au large au Québec, il importe de créer l’évènement chez nous. Bien sûr, nous admirons tous ce qui se fait en Europe et c’est correct. Mais il faut partir de ce que nous avons. Nous devons primo intéresser les coureurs et les entreprises qui désirent investir dans notre sport. Nous avons une belle tradition maritime, de magnifiques plans d’eau et des gens qui se regroupent pour travailler ensemble. Il n’y a pas de raison pour que ça ne marche pas. Mais pour que cela fonctionne, il importe de développer d’abord le marché local. Voilà pourquoi la décision des ministes est une excellente nouvelle » a déclaré un Georges Leblanc visiblement encouragé.
En terminant, mentionnons que la classe Mini du Québec envisage de prendre part à d’autres courses locales. Plusieurs hypothèses de travail sont sur les planches à dessins. Le Clair de Lune du Lac Champlain ainsi que le Championnat régional de Yachting de Québec sont parmis les rumeurs. Des discussions se poursuivent et d’autres annonces devraient être faites dans les semaines à venir.
Très grosse nouvelle dans le monde québécois de la course au large. Voile en Ligne a appris que le docteur Robert Patenaude rejoint l’Équipe de Voile Océanique du skipper lévisien Georges Leblanc. Robert Patenaude veut ainsi acquérir de l’expérience sur un véritable voilier de course.
Le gagnant de la Bermuda one-two en juin dernier a tenté de mettre la main sur un coursier de dernière génération mais il a mis de côté cette option en raison de la complexité de l’opération et des coûts onéreux qui y sont associés.
« Je suis médecin, je dois gagner ma vie et j’ai des engagements envers des personnes. Je ne peux pas m’expatrier pour aller prendre plusieurs semaines pour préparer le bateau et ensuite participer à des courses. Et comme j’aime ce milieu, l’opportunité s’est présentée pour moi de joindre l’équipe de Georges Leblanc. Georges est un marin accompli qui navigue beaucoup et de façon sécuritaire à bord d’un coursier très performant et complexe à manoeuvrer. Il est le coureur océanique le plus expérimenté au Québec. Et me joindre à lui me permettra de naviguer dans de réelles configurations de courses » a déclaré l’urgentologue de l’hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe.
De son côté, Georges Leblanc s’est dit heureux d’accueillir le docteur Patenaude. « C’est un coureur très talentueux comme on a pu le voir lors de la Bermuda one-two. Et avoir un homme de cette qualité au sein de notre équipe sera enrichissant pour tous le monde » déclarait récemment Georges Leblanc qui prévoit faire de Robert Patenaude le co-skipper du Ocean-Phenix. De plus, le docteur Patenaude s’impliquera activement dans le volet de formation lié à l’entrainement physique des membres de l’équipe. On sait que le médecin est aussi un athlète accompli, s’adonnant notament à la course à pieds et au vélo
Les pourparlers entre les deux hommes ont débuté l’automne dernier. Les coureurs se sont rencontrés et ont échangé au téléphone à plusieurs reprises depuis le mois d’octobre. D’autres projets sont d’ailleurs dans les cartons des deux marins qui annonceront bientôt leur calendrier de courses pour la saison 2010.
Dans le cadre du Salon du Bateau et des Sports nautiques de Montréal, Voile en Ligne sera ce matin au kiosque de Georges Leblanc de 10h30 à midi. Puis à celui de Wichard du coureur Philipe Laville en après-midi de 14h00 à 15h00. Nous vousy invitons.
La deuxième journée du Salon du Bateau et des sports nautiques de Montréal a entre autres permis au grand public de rencontrer plusieurs coureurs et d’entendre les conférences de Georges Leblanc et Derek Hatfield. Pour notre part, nous avons assisté à la conférence de chacun d’entre eux.
Derek Hatfield donne une très bonne prestation étayée de beaucoup d’images. Le titre de sa conférence est « Sur l’océan avec le Spirit of Canada ». Il raconte pour l’essentiel son aventure dans l’Around Alone en 2003, à bord du voilier de type Open 40 qu’il a lui-même construit. S’exprimant de façon concise, le circumnavigateur entretien généreusement l’assistance dans un anglais accessible et facilement compréhensible à ceux qui sont un peu moins familier avec cette langue. L’heure passée à écouter les aventures de l’ancien policier fût très agréable. Derek Hatfield donne encore d’autres conférences durant le week-end soit samedi à 17h00 et dimanche à 15h00. 
Pour ce qui est de Georges Leblanc, on peut le voir avec l’Équipe de Voile Océanique au kiosque F17 du niveau 200. De plus, Georges Leblanc donne encore cette année des conférences sur des sujets nouveaux présenté à l’espace conférence, niveau 500 sur la mezzanine nord. Nous l’avons surpris hieraprès-midi durant l’une de ses proses devant une salle comble. Et s’il en est pour croire que Georges Leblanc est à mettre au rayon du déjà vu, détrompez vos car il est toujours aussi fascinant à entendre.
Cette année, le thème de sa conférence est : « choisissons-nous nos défis ? » Et voici ce qu’on peut lire à propos de cette conférence sur le carton d’invitation du salon : « Accepter, relever un défi, c’est un choix, défier le danger, c’est un défi au bon sens… Depuis que je suis skipper, que je dirige l’Équipe de Voile Océanique, que je sillonne l’océan, j’ai parcouru des milliers de milles nautiques dans toutes sortes de conditions et j’y ai vécu des expériences souvent exaltantes, passionnantes mais quelquefois très éprouvantes et inoubliables. Une sorte de fatalité, de concours de circonstances fâcheuses, imprévues et inévitables, d’adversités et malédictions inexplicables qui à maintes occasions ont mis ma vie en danger. Peut-être que nos histoires peuvent répondre à la dite question : « Choisissons nous nos défis ? » Je préfère croire que c’est aussi notre philosophie de la vie, rationnelle ou non qui nous pousse à agir ».
Nous sommes aussi allés rendre une visite au kiosque de l’entreprise spécialisée en accastillage Wichard où nous avons eu le plaisir de rencontrer Philipe Laville et Damien Depas qui travaille maintenant comme représentant. Hé oui ! On peut rencontrer à ce kiosque le premier Québécois ayant pris part à la Mini-Transat. Damien Depas nos a entretenu pendant une bonne demi-heure. Le skipper n’a pas caché qu’il mettait pour l’instant sa vie de coureur océanique entre parenthèse pour se consacrer à ses nouvelles fonctions chez Wichard ainsi qu’à sa vie de famille.
« Je surveille par contre ce qui se fait dans le milieu et si une possibilité du style « combinaison sponsor-bateau » s’offrait, c’est sûr que j’y penserais. Qu’on le veuille ou nous, j’ai un peu ça dans le sang. Mais bon, pour l’instant je suis heureux de travailler avec Philipe et j’aime beaucoup ce que je fais. De plus, faire de la course n’a rien de facile du point de vue financier. Et à la longue, c’est difficile pour toi et ta famille. Voilà pourquoi j’ai fait ce choix » nous a confié Damien hier après-midi.  Â
Le coup de cÅ“ur de la journée est sans nul doute le stand de l’entreprise fabricant de voiliers de série Hunter. La visite des bateaux fait rêver tout éveillé. Chantal Arelle et Jean-François Marchand de Marina Lennox sont les représenants de cette entreprise à Saint-Paul de l’ÃŽle Au Noix. Allez les rencontrer au salon à leur stand W10 du niveau 400. Ils sont très accueillants.
 Voile en Ligne sera cet après midi au kiosque de Derek Hatfield entre 14h00 et 16h00. Dimanche matin de 10h00 à midi, nous serons à celui de Georges Leblanc tandis que nous visiterons le kiosque de Wichard de Philipe Laville de 13h30 à 14h30 dimanche. Venez nous rencontrer !
En terminant, l’affluence est excellente. Le salon a connu jusqu’ici cette année une affluence en hausse de 23% par rapport à l’an passé selon Monsieur Yves Paquette, Directeur général de l’Association Maritime du Québec (AMQ), principal organisateur du salon. . De plus, il semble que les ventes soient aussi significativement à la hausse chez les exposants. Un bon week-end pour les affaires autant pour les visiteurs que les partenaires de l’industrie.







