L’équipe technique du team était d’ailleurs au complet samedi dernier pour la pose de l’anti-fooling, tâche salissante s’il en est une. L’opération, qui nécessitait de délicates phases de levage du bateau s’est déroulée de manière impeccable à la grande satisfaction du skipper. «Je n’ai jamais eu une ambiance aussi positive et dynamique autour de notre projet. On sent que les gens sont de bonne humeur. J’ignore si c’est le beau temps qui provoque ça, mais ce n’est certes pas moi qui me plaindrai » a tenu à dire le skipper, radieux.
Georges Leblanc a d’ailleurs de quoi être de fort bonne humeur puisque les tractations vont bon train pour l’annonce d’un partenariat d’importance qui sera bientôt à l’agenda de l’équipe. «Nous discutons de façon cordiale avec des gens dont le sérieux est indiscutable. Nous ne pouvons rien dire pour le moment car nous en sommes à attacher les dernières ficelles et à planifier un évènement médiatique d’envergure pour l’équipe et son partenaire principal » a confié le skipper à Voile en ligne.
Georges Leblanc a par contre annoncé la date du retour à l’eau de son coursier. Le voilier Océan 65 sera déplacé en haut de la descente des mises à l’eau du Yacht-club de Lévis vers les 16h00 le samedi 10 mai. Et la mise à l’eau s’effectuera le dimanche matin 11 mai vers 11h00 à la faveur de la marée haute. Celles et ceux qui le désirent peuvent d’ailleurs venir assister à cette spectaculaire opération. Le bateau sera par la suite mis à quai pour la poursuite de sa préparation en vue de la transat Québec>Saint-Malo.
Par : Georges Leblanc, skipper.
Les derniers Open 60 bien contents d’en finir avec cette course rentreront au plus tard en début de semaine car le vent NE reste de la partie et facilitera leur arrivée. Il en sera de même pour quelques autres de la Classe 50. Pour les derniers multicoques de cette classe qui ferment la marche, rien ne servira de tenter de se justifier. Ils repartiront dès leurs arrivées tant leur déception sera grande.
Et puis il y a les monocoques de la classe 40. Il y a toujours les mêmes leaders qui tracent la route. Ils se suivent à peu près toujours dans le même ordre depuis le début du parcours Atlantique. Ils se préparent à franchir la ligne d’arrivée par groupes de trois ou quatre. Ça promet d’être intéressant pour ceux qui, je l’espère, iront les accueillir.
L’ordre dans lequel ils parcourent le dernier droit en direction de Salvador de Bahia ne devrait pas trop être perturbé. Les conditions météo sont favorables et semblables pour tous, et cela, pour encore trois à quatre jours. Sauf qu’il y a quand même la possibilité que les derniers en queue de flotte buttent dans des calmes à partir du milieu de la semaine prochaine, tout juste avant que les vents ne virent au secteur ouest. Jusqu’à présent la Jacques-Vabre n’a pas occasionné trop de soucis aux coureurs ni aux organisateurs. Elle n’a pas laissé place à de grands exploits non plus. Mais c’est par contre une belle course où les embarcations de toutes les classes ont bien navigué.
Il est aussi inévitable que la pression soit sur les épaules des leaders. Ils doivent se lancer en direction du Pot au Noir en espérant que les systèmes demeurent stables le temps qu’eux se faufilent tout en souhaitant que la porte se referme face à leurs poursuivants. Sinon ils seront rattrapés ou tout simplement dépassés tout comme cela s’est produit lors de la Jacques Vabre. Cela peut-être frustrant, voir même choquant pour les leaders car nul n’a la réponse et encore moins la vérité dans ce Capharnaüm météo. Reste à avoir la chance avec soit. Les poursuivants doivent prier afin que leurs désirs soient exaucés.
Il ne faut pas croire que dans ces régions il est possible avec des moyennes avoisinant les 10 nœuds de vitesse de négocier les options météos. Et en lisant les témoignages de certains skippers prétendant avoir trop poussé leur monture pour se refaire de quelques dizaines de milles tout au plus, je constate qu’ils n’ont pas encore réalisé qu’ils se sont engagés à faire un tour du monde. Diantre! C’est pourtant un marathon et non une régate. Allons! Un peu de patiente! Les skippers ont quatre vingt pourcent des chances de voir ralentir ceux qui sont devant eux, et cela bien avant qu’ils aient changé d’hémisphère.
Il y a à venir, encore une semaine d’incertitude, au cours de laquelle aucun skipper ne peut prétendre être en meilleure position et encore moins disposer d’une avance insurmontable…
Les résultats appartiennent aux coureurs et dépendent de bien des aspects. Le caractère propre à chacun des participants influence le déroulement des courses. En constatant et en analysant les écarts et les positions de la flotte des Open 60 aux alentours de l’archipel des Îles du Cap Vert, j’affirme que souvent, la course au large est aussi une régate à grande échelle.
Je clique sur « Afficher tous les trajets » et je m’amuse davantage. Je connais plusieurs de ces marins. Je suis seulement les lignes tracées sur la carte et je réussis à deviner de quel duo il s’agit sans trop me tromper. Je reconnais les techniciens, ceux qui pensent aussi en régatiers, ils observent devant comme derrière et puis ils en tirent profit, ce sont les silencieux( Golding, Dubois).
Ainsi est faite la course au large à la voile ! Rien de pareil pour apprendre l’humilité…













