
Voile en ligne était à Rimouski hier pour accueillir Georges Leblanc et son équipage lors de leur arrivée en terre québécoise. Comme le tirant d’eau du VO 60 est trop profond pour entrer dans la marina, c’est plutôt au quai fédéral de Rimouski que le bateau s’est amarré à 22h15.
Il est vrai que l’on a pas l’habitude de voir un pareil espadon naviguer dans nos eaux. Raison de plus pour que la mâchoir nous décroche en voyant cette super-machine. Au premier coup d’œil, le coursier impressionne surtout pour sa largeur. La bête fait plus de 18 pieds de large. On pourrait y installer une table de pique-nique ou un kit de patio tellement il y a de la place. Le bateau est une véritable merveille technologique conçu par le célèbre cabinet d’architecte Bruce Farr, celui-là même qui a dessiné le Open 60 avec lequel Michel Desjoyeaux a remporté le dernier Vendée-Globe.
Le coursier sera visible d’encore plus loin qu’avant. Son mât fait 100 pieds de hauteur comparativement à 85 pieds pour le MacGregor que Georges a perdu l’automne dernier. Le tout est en aluminium et garnie de quatre barres de flèche. Quant à la bôme, sa largeur et son diamètre ont de quoi méduser. On pourrait dormir dessus ! Elle est plus grosse que les H-beams utilisé pour monter des structures d’acier d’immeubles à étages… La coque est en kevlar et du coup, elle est un peu plus lourde que le fibre de verre mais beaucoup plus résistante aux éventuels chocs causé par les objets flottants.
Aucune comparaison donc, avec le MacGregor. Ce dernier était un bon bateau dit « de course-croisière ». Là, on est dans le vif du sujet de la course océanique, c’est le moins qu’on puisse dire. Aucun confort à l’intérieur. On ne peut avoir un aménagement plus rudimentaire. Quant aux performances de ce bateau, pour vous donner une petite idée, avec la cale bourrée de voiles dont chacune pèse au moins 250 livres, l’Équipe de Voile Océanique s’est payé malgré tout, le luxe de pousser la machine à plus de 17 nœuds pendant sa traversée de l’Atlantique. Petite pointe de vitesse alors que le batau est configuré en mode de convoyage… Que dire de plus, sinon qu’à cette vitesse, le parasol de notre kit de patio risquerait de ne pas faire long feu…
Fini le tourisme donc ! Georges Leblanc s’est non seulement offert un nouveau bateau très rapide, mais il s’est surtout accaparé d’une machine capable de rivaliser et avec laquelle tous les espoirs sont permis. Aucun doute, le VO 60 est une monture faite pour figurer sur le podium des courses.
Le bateau sera à Lévis vendredi le 22 mai. Georges Leblanc est attendu autour de 15h30. Le public et les médias sont également attendus à ce rendez-vous et Voile en Ligne effectuera une couverture de la conférence de presse. Ne manquez pas ça. Nous pouvons vous assurer que ça vaut le détour !

Georges Leblanc est arrive à Halifax le jeudi dernier le 14 mai peu avant 17heure. Au terme de la traversée de 19 jours qui s’est déroulé sans problème, L’équipage s’est semble-t-il empressé de prendre une bonne douche et de manger un bon steak selon le communiqué que l’on peut lire sur le site internet du skipper. Puis le groupe s’est ensuite dispersé. Pendant que les uns prenaient l’avion pour rentrer chez eux, les autres sont retournés au bateau et ont repris la mer en direction du détroit de Canso.
Aux dernières nouvelles, le bateau avait franchit le canal et faisait route au portant à 11 nœuds de vitesse moyenne le long de l’Île du Prince Edward, en direction du détroit de Northumberland. À ce rythme, et en tenant compte des deux arrêts que Georges doit faire, on peut envisager une arrivée à Lévis pour le week-end prochain.
À en croire les propos de Georges Leblanc, ce dernier est fortement impressionné par les performances du nouveau bateau. « Le coursier fonctionne extraordinairement bien j’ai bien hâte de me laisser aller d’ici quelques semaines et de pousser cette machine à son maximum » a dit en substance le skipper rejoint hier en après-midi. Georges Leblanc a aussi manifesté qu’il entrevoyait faire quelques changements sur le bateau. Plus de précisions dans quelques jours lors de son arrivée.

La course Jacques-Cartier a atteint la semaine dernière le plateau des 80 inscriptions. 82 bateaux sont maintenant sur les rangs de ce qui s’annonce pour être la plus grande course au large de l’histoire du Québec en termes de participation. Au train où vont les choses, les organisateurs peuvent maintenant espérer atteindre le chiffre magique de cent participations au courant des semaines à venir.
Autre bonne nouvelle pour le comité de course, le skipper Georges Leblanc a annoncé qu’il compte être du départ. Ce dernier s’élancera de Cap-à-l’Aigle avec son nouveau coursier. Parlant de Georges Leblanc, profitons-en pour ajouter qu’il est présentement à moins de 1300 milles nautiques de Halifax. Il fait route à un bon rythme, maintenant une moyenne de 9 à 10 nœuds.

Après un début de traversée mouvementé qui a vu l’équipe de Voile Océanique affronter une forte houle, la mer s’est calmée. Ce répit a en même temps mis fin au mal de mer qui affectait certains membres de l’équipe. Et comme la mer est plus négociable, Georges en profite pour pousser un peu plus son VO70 qui file au vent de travers nord-est d’environ 10 à 12 nœuds.
À cette cadence, on pourrait croire que Georges et son équipage pourraient être à Halifax avant le 10 mai. Cependant, des informations venant de son routeur Walter Timmerman à qui nous avons parlé ce matin, laissent penser que l’équipe devra s’atteler à faire du près d’ici une soixantaine d’heures environ. Il ne restera alors autour de 400 ou 500 milles nautiques à parcourir mais ces milles pourraient être très longs à faire avec le vent dans le pif.