En rétrospective, Georges Leblanc estime que bien que le chemin parcourus aurait pu rapporter davantage, les performances du coursier sont des plus satisfaisantes. Il aborde l’année 2007 avec optimisme. « Nous allons maintenant optimiser le bateau. En commençant d’abord par remplacer les voiles détruites par cette dure traversée. Nous allons résoudre nos problèmes un par un et d’ici quelques semaines, nous serons prêt pour le défi Georges Leblanc et le temps de référence du tour de l’île d’Anticosti. Quant à l’Europe, nous ne la reverrons que l’an prochain à l’occasion de la Québec-St-Malo 2008. »
Et la construction d’un nouveau bateau ? « Il est certain que si l’occasion se présentait je serais partant pour étudier un projet. Mais en ce moment, ce n’est pas sur les écrans radars. De plus, je suis très fier de mon bateau actuel et j’ai aussi d’autres rêves. Par exemple, si des opportunités se présentaient pour mettre sur pied une véritable écurie de course au large avec des jeunes talents, je verrais d’un très bon œil le fait d’y apporter ma contribution. Je suis rendu à une étape où j’ai envie de partager ce que j’ai appris. Et je crois aussi que le Québec est mûre pour donner un élan décisif à la voile de compétition. L’heure est donc venue d’aller plus loin et de nous donner les moyens de nos ambitions et pour cela, il faudra réveiller le visionnaire qui dort en nous.»
L’équipe de Georges Leblanc devra maintenant réparer les nombreux bris. L’agenda est bouleversé du tout au tout avec ce retard de plus de 10 jours occasionné par cette escale technique imprévu qui a obligé l’équipe à rebrousser chemin vers les Açores. Vous serez par contre mis au courant des changements via ce blogue et sur le site du skipper : http://www.georgesleblanc.com/
Le séjour sur le bateau m’as permis de me faire les bras sur les winchs du 65 pieds de Georges leblanc.
En ce qui me concerne, ces quatre jours passés avec Georges m’ont marqués. Ils m’ont fait découvrir un homme toujours optimiste, courageux et surtout, doté d’une force de caractère exceptionnelle. Un homme qu’aucune tempête ne parvient à faire fléchir. Bravo Georges et merci pour ces quatre magnifiques journées passées ensemble !
Presque toutes les voiles du Océan sont détruites. La grande voile est inutilisable. Le solen est explosé. Quant à la trinquette, c’est un amalgame de chiffon informe qui moisit lentement au fond du bateau où règne incidemment une humidité à couper au couteau. Nous profitons du soleil du lendemain pour faire sécher ce qui reste de ces voiles pour ensuite les ranger dans leurs sacs respectifs. C’est leur dernier voyage. Ça, c’est sûr !
Après avoir fait le plein de carburant et de vivres, nous sommes allés prendre le repas du soir au restaurant de l’hôtel Caribou. Nous avons quitté Rivière-Au-Renard à 21h00.
Le lendemain, Georges s’est reposé. Je lui ai donné congé. J’ai barré le bateau et cela lui a permis de récupérer quelques précieuses heures de sommeil. C’est avec son flegme coutumier qu’il m’a fait part des détails du voyage. Le bateau a souffert de nombreux bris mais finalement, il n’y a rien de grave. C’est la rançon de la gloire pour un coursier comme celui de Georges. Le retour à Québec va permettre de réparer tous les petits bobos.
Le profil longitudinal du MacGregor Smith a ceci de particulier : Il est robuste fiable et stable. Sa légèreté permet de tirer profit de la moindre brise. Georges m’en a fait l’éloquente démonstration en face de Matane hier. Une brise à 20 nœuds de travers nous a permis de gagner 3 nœuds de plus seulement en étendant une toute petite toile de quelques dizaines de mètre carré. Nous sommes maintenant à Rimouski. Départ vers 10h30.
ETA :10h00 environ dimanche le 20 mai à la marina de Lévis.
À bientôt !
« -avec un pilote automatique capricieux nous avons dû barrer presque tout le temps dans un froid quasi sibérien. Inutile de dire qu’avec de pareilles conditions, nous sommes complètement à plat ! Il était temps que l’on arrive ! De plus, le gros temps a eu raison de mon solen et de ma trinquette. Même ma grande voile est dans un état tel que je me demande encore comment elle peut tenir» disait Georges au cours de l’entretien téléphonique que j’ai eu avec lui plus tôt en fin de matinée.
Cela explique le zigzag qu’il a dû effectuer à travers les dépressions qui, traditionnellement, se succèdent dans l’Atlantique nord en début d’année. Sans trinquette, il est en effet difficile, voir même impossible de faire face au gros temps. Et cela encore moins avec un bateau de course de 65 pieds qui a tendance à partir au surf au moindre coup de vent.
Le skipper lévisien était à régler des formalités administratives avec les autorités de Douane Canada avant de repartir en mer, cette fois en direction de Rivière-au-Renard où je le retrouverai d’ici 48 à 72 heures. De là le bateau poursuivra sa route vers Québec. Grosso modo on peut prévoir une ETA (temps estimé de l’arrivée) à Lévis pour dimanche prochain dans la soirée ou même peut-être lundi dans la matinée si toutefois rien ne vient changer les plans une fois de plus.





