L’organisme Formation Nautique Québec innove une fois de plus en devenant la première école de voile au Québec et au Canada à offrir une formation de type Élite sur coursier océanique de récente génération. Pour se faire, elle s’unit à l’Équipe de Voile Océanique de Georges Leblanc. C’est à l’occasion du Salon du Bateau et des sports nautiques de Montréal, que Formation Nautique Québec a fait l’annonce de ce nouveau produit.
De son côté, Georges Leblanc envisageait depuis quelques années, l’avenir sous l’angle de la transmission des connaissances. Il s’agissait là, entre autres, de l’une des raisons, ayant poussé le skipper lévisien à mettre de côté l’idée de se lancer de nouveau en classe IMOCA ou en Class 40.
« Ce n’est pas parce que je n’aime pas ces bateaux loin de là » nous avait-il confié lorsqu’interrogé sur le sujet à l’époque. « Mais j’ai 57 ans et je suis peu enclin à m’expatrier pour vivre de nouveau ce type d’expérience. Nous pouvons faire de belles choses ici pour susciter l’engouement pour la course au large et c’est ce que je veux faire » de conclure celui qui se prépare déjà pour la transat Québec Saint-Malo 2012.
Georges Leblanc se joint donc à l’équipe de Formation Nautique Québec. Il sera secondé par un groupe de moniteurs hautement qualifiés et accrédités FVQ et CYA. « Le but de ce nouveau programme est de former des coureurs qui pourront s’illustrer sur des coursiers océaniques de dernière génération. Le programme de formation demandera beaucoup de sérieux de la part des participants et sera des plus exigeants » a déclaré le patron de Formation Nautique Québec Guylain Noël lorsque rejoint par Voile en Ligne il y a quelques jours.
Le VO60 de Georges Leblanc sera donc mis à contribution dans un but de formation. Et de plus, le bateau prendra part à des courses et des tentatives de records qui serviront à évaluer les participants au programme.
Quant au Programme de Formation Élite, Course au Large et Navigation Hauturière, (c’est ainsi qu’il se nomme), il comprendra une variété de cours allant de la préparation du bateau en passant par le réglage des voiles, les mesures d’urgence, les stratégies de course et la météo. Il inclura un volet théorique et pratique. Dans ce programme, qui soit dit en passant, est unique au Canada, les futurs coureurs seront également formés sur les technologies employées lors des grandes courses. On y enseignera aussi la navigation de nuit ainsi que celle dans le gros temps.
Les premiers étudiants sont attendus en classe pour le début d’avril 2010. De 8 à 10 étudiants à la fois seront admis. Le programme visera aussi à tester les limites de chacun face à des conditions particulières et sur tout type de plan d’eau. Un magnifique défi à relever pour celles et ceux ayant le pieds marin…
Pour les personnes désirant rencontrer les professionnels de Formation Nautique Québec, vous pourrez le faire au Salon du Bateau de Montréal. Le salon est ouvre aujourd’hui et accueillera les visiteurs jusqu’à lundi à Place Bonavanture. L’équipe de Michel Boivin et Guylain Noël sera au kiosque M-16 situé au niveau 200. Bon salon à tous!
Crédit photo: Voile en Ligne © copyright 2010
Le Salon du bateau et des sports nautiques de Montréal s’en vient à grands pas. Il se tiendra du 28 janvier au 1er février prochain. Et cette année, la course au large sera fort bien représentée En effet, Phillipe Laville qui est aussi dépositaire de l’entreprise Wichard en Estrie accueillera à son kiosque au N42A situé au niveau 400, plusieurs vedettes québécoises du monde des Mini 650. Il s’agit là d’une première.
Phillipe Laville qui est aussi coureur océanique est un québécois d’origine française. Il est l’un des pionniers de la classe Mini 650 au Québec. En juin l’an dernier, il a pris part à la course Bermuda One Two en compagnie de Patrick Tissier. Ce sera donc une belle occasion de rencontrer ce coureur et d’échanger avec lui sur cet évènement marquant de l’année course au large 2009 au Québec.
Parmi les coureurs qui seront présent au kiosque de Wichard, on note qu’il y aura aussi la présence de Sylvain Lévesque qui, comme on le sait, a mis à l’eau en août dernier un prototype Didi-Mini 650. De plus, on s’attend aussi à recevoir la visite de Nicolas Gibeau qui l’été dernier, a lui aussi mis à l’eau un prototype en carbone qu’il a entièrement dessiné et construit.
Au kiosque de CMC Électronique, situé au niveau 400 kiosque N11 vous pourrez aussi rencontrer le coureur Walter Timmerman de l’équipe Ixo Stations-Nautiques-Québec. Walter Tmmerman a fait équipe avec Georges Leblanc. Il fait d’ailleurs toujours partie de l’Équipe de Voile Océanique du skipper lévisien.
Parlant de Georges Leblanc, il occupera un espace situé au niveau 200 kiosque F17. Le coureur de Lévis arrive cette année avec beaucoup de matériel nouveau. Il donnera encore des conférences en plus de nous entretenir sur son nouveau coursier, un VO60 ayant pris part à la Volvo Ocean Race en 1997-1998. À cette occasion, Georges présentera aussi un prestigieux nouveau membre qui s’est joint à son équipe récemment. De plus, Georges Leblanc fera une très importante annonce lors de ce salon.
Comme nous ne pouvons pas en divulguer plus pour l’instant, nous vous invitons donc à suivre le déroulement du salon via Voile en Ligne qui sera sur place les 29, 30 et 31 janvier pour couvrir l’évènement. À ce moment, nous vous révélerons tous les détails de ces importantes nouveautés.
Beaucoup de travail en vue pour Georges Leblanc qui profite de l’hiver pour se lancer dans un premier chantier majeur depuis l’acquisition de son VO60 au printemps dernier. Mine de rien, le bateau a parcouru jusqu’ici plus de 8000 milles nautiques. Et comme c’est souvent le cas, il a subit quelques éraflures qui devront être réparées avant sa remise à l’eau prévue pour le 1er mai. Cette date semble tôt en saison mais l’équipe n’a pas le choix. Compte tenu du tirant d’eau du coursier, il est impératif de mettre à l’eau pendant les grandes marées.
Jusqu’à maintenant, l’Équipe de Voile Océanique a déjà quelques réparations de faites, entre autres sur la quille dont le crash-box avait été très légèrement endommagé par une collision avec un objet flottant entre deux eaux. Le skipper tenait à régler cette question pendant l’automne qui lui offrait des conditions idéales et une température favorisant la manipulation des composites. Il procèdera à la pose d’un antifouling au printemps pour compléter le tout.
Le bateau est généralement en très bon état. Mais le temps a fait son œuvre sur certaines pièces d’accastillage qui présente une usure générée par la longue période d’inactivité du bateau. Rappelons que ce dernier a été entreposé dans un hangar pendant plusieurs années.
C’est ce qui explique qu’il faille procéder à une révision complète et en profondeur de chacune des pièces afin d’éviter des surprises tels qu’une rupture des drisses ou un bris d’écoute. Certaines pièces de winch sont cassées et il faut les remplacer. C’est aussi le cas pour des taquets. En même temps, le plan de pont sera refait en entier pour permettre une navigation en équipage réduit. Un bas étai sera installé et les voiles seront accrochées à l’aide de mousquetons.
Tout l’équipement de sécurité sera examiné. Des canoës de sauvetage en passant par les fusées éclairantes, les vestes de sauvetages et la trousse de premiers soins. Côté électronique, une radio VHF supplémentaire branchée sur GPS équipera le coursier. On procèdera à l’installation d’écrans à l’intérieur comme à l’extérieur. Ils seront reliés aux cartes auxquelles sera adjoint un système de repérage AIS.
A l’intérieur du bateau, l’électricité sera revue de fond en comble. De nouvelles bannettes seront installées. On y aménagera aussi un espace cuisine plus confortable et un bloc sanitaire modernisé.
Pour ce qui est des voiles, Georges Leblanc dispose d’une garde-robe en comptant pas moins de 35. Chacune d’entre elle sera évaluée pour n’en retenir qu’une dizaine qui elles, serviront exclusivement pour les courses.
Au cours d’un entretien que nous avons eu avec Georges Leblanc vendredi dernier, le skipper a également fait le bilan de son été 2009. « Nous avons appris à connaitre le bateau et à y adapter nos méthodes de navigation. Je suis très satisfait des progrès effectués » a déclaré le marin. Dans les mois qui viennent, le personnel s’enrichira de plusieurs nouveaux venus et nous entamerons notre préparation pour la prochaine Transat Québec Saint-Malo.
Peu de gens auraient parié que Georges Leblanc et son équipe se seraient relevés aussi vite après le naufrage de son bateau à l’automne 2008. Certains avaient même prédit la fin de la carrière du skipper. De toute évidence, c’était bien mal connaitre Georges Leblanc. Étonnamment, un peu plus d‘un an après la perte de son dernier bateau. Georges Leblanc est de nouveau à la barre d’un coursier solide, rapide, plus moderne et avec lequel, curieusement, il peut envisager l’avenir avec beaucoup plus d’optimisme qu’en 2008.
Pour l’instant, Georges Leblanc prépare aussi le salon du bateau de Montréal auquel il participera à la fin du mois de janvier. Ce sera une belle occasion pour le public de rencontrer Georges et d’échanger avec lui. Le public pourra aussi assister à des conférences données par le skipper. C’est donc un rendez-vous à ne pas manquer.








