Le premier Festival du bateau classique de Montréal a connu un franc succès. Selon son promoteur Monsieur Simon Lebrun que nous avons interviewé samedi après-midi, le Festival est un succès de participation. Monsieur Lebrun évaluait le nombre de visiteurs autour de 15000 pour la seule journée de samedi. « Ces données forts intéressantes influenceront certes de manière positive la réflexion quant à un retour de l’évènement dans les années à venir » a affirmé Monsieur Lebrun.
L’initiative est en tous cas réussi, à tous le moins sur le plan qualitatif. L’aménagement sur place était intelligent et l’observation des bateaux de collection était facile pour le public. Quant aux bateaux eux-mêmes, ils avaient de quoi laisser les profanes pantois. Garnies de magnifiques pièces de bois de teck, le revêtement de vernis se compte presque en centimètres d’épaisseur. Des milliers d’heures de polissage du moindre petit pouce de laiton ont aussi donné à ces bateaux, un cachet unique.
Les bateaux à moteur ne sont pas la tasse de thé de Voile en Ligne mais il faut avouer que ceux que nous avons vu faisait carrément rêver. D’ailleurs, quelques couples ayant convolé en juste noces sont venu prendre quelques photos sur lesquelles, il ne manquait sans doute en arrière plan que le sable des plages antillaises… Mais malgré cela, le site choisit était idéal autant pour les visiteurs que les exposants.
La place faite aux initiatives comme celle de Didier Epars qui tente de sauver la goélette Grosse-Île était également une fort bonne idée. D’ailleurs, Simon Lebrun n’hésite pas à dire que sa démarche va dans le sens de la préservation et de la sauvegarde du patrimoine maritime, un trésor malheureusement trop souvent laissé à l’abandon, un avis partagé par l’un des plus illustres marins québécois, Yves Gélinas, que Voile en Ligne a eu l’insigne honneur de rencontrer lors de son passage au kiosque de Monsieur Epars.
Finalement, le public a pu voir et même monter à bord du Ocean-Phenix de Georges Leblanc. Le VO 60 s’est amarré toute la fin de semaine à quelques pieds du site, tout juste de l’autre côté du pont donnant accès aux écluses. Le public intrigué en a profité pour rencontrer le skipper qui s’est prêté au jeu de bonne grâce en répondant aux innombrables questions sur ce qu’est la vie en mer à bord d’un coursier.
C’était d’ailleurs une des rares occasions pour le public montréalais de voir le Ocean-Phenix qui a par la suite, repris sa route vers Québec. Georges Leblanc préparera dans les prochains jours son bateau en vu de sa prochaine sortie, le Triangle de Cap-à l’Aigle durant le premier week-end de septembre.

Le mini 6.50 Rakko a été mis à l’eau dimanche dernier. La cérémonie s’est déroulée en présence de la famille des amis, ainsi que quelques représentants des médias. Pour l’occasion, le skipper Georges Leblanc était présent et agissait comme parrain du bateau.
L’initiateur du projet et skipper Sylvain Lévesque n’a pas caché qu’il entretient de grandes ambitions et compte sur le circuit des mini 6.50 pour se lancer dans une carrière de coureur océanique. Cumulant une expérience de voile de plus de 25 années, le skipper aimerait bien un jour s’aligner sur la même ligne de départ que les plus grands coureurs.
Mais pour cela, il faut naviguer et malheureusement, l’interminable étape de la construction qui a durée plus d’un an et demi a sérieusement hypothéqué les heures d’entraînement de l’équipe. Voilà pourquoi Sylvain Lévesque a prévu un cahier de charge bien rempli pour les prochains mois. Le préparateur Damien Menu sera à Québec dès le 8 de ce mois-ci pour participer aux premiers essais et conseiller l’équipe dans les premiers réglages. Puis le 6 septembre prochain, Sylvain Lévesque prendra part à son premier défi en mer en participant au Défi Georges Leblanc.
Ce dernier a d’ailleurs affirmé que les efforts des gens qui comme Sylvain Lévesque tentent souvent à bout de bras de se lancer dans un sport coûteux mais ho combien structurant devraient être mieux publicisés. Pour ce faire, il suggère d’emblée la création d’un regroupement de Mini 6.50 au Québec de manière à dit-il, « créer l’évènement ». « Les médias s’intéresseront à nous en autant que quelque chose se passe. Il faut d’abord regrouper les propriétaires de ces bateaux au moins au Québec puis peut-être même en Ontario de façon à créer une classe et organiser des courses » a affirmé Georges Leblanc présent sur les pontons.
« Courir en Europe est un objectif louable mais c’est coûteux et ça implique d’évoluer dans un marché où vous avez face à vous, des dizaines de compétiteurs et pas seulement sur l’eau. Il y des bateaux de course à ne plus savoir quoi en faire, qui s’empoussièrent sur les quais en Europe, par manque de sponsor. Pas sûr que, dans ce contexte, la place existe pour des nord-américains lorsque s’ajoute en plus, une crise économique majeure. C’est donc chez nous qu’il faut développer, c’est ici que tout est à faire. C’est ici qu’il faut créer nos propres courses et aller chercher le soutien du milieu des affaires. C’est ici qu’il y a de l’avenir pour ce sport… » de conclure le célèbre skipper de Lévis.
Prenez note que Voile en Ligne sera quelque peu ralenti dans les prochains jours en raison des vacances.
Merci de votre compréhension!
Daniel Lévesque

La Course Jacques-Cartier 2009 a fermé son registre d’inscription la semaine dernière avec une participation record de 94 bateaux. Ajoutez à cela la participation du Patriarche Mike Birch, de l’insubmersible Georges Leblanc et de la relève personnifiée par Éric Tabardel et vous avez là un succès inégalé dans l’histoire québécoise de la course au large.
Cette réussite est d’abord le fruit de très beaux efforts de promotion qui démontrent toute la vivacité de la communauté de la région de Gaspé. Il faut rendre hommage à ces gens qui ont su mobiliser comme cela se voit rarement au Québec. L’organisation, qui pivote autour du directeur de course Robert Vaillancourt, s’est doté d’une stratégie de communication des plus efficaces.
Le résultat est éloquent. C’est la première fois qu’autant d’équipage prendront part à une course qui s’échelonne sur plus d’une journée. C’est la première fois aussi qu’autant d’équipes navigueront de nuit. Car voilà la principale crainte qui tourmentait l’organisation. « Mobiliser pour une régate de quelques heures un samedi ou dimanche est relativement facile. Mais demander à des coureurs de passer plus de trente heures en mer, ça, c’est une autre paire de manches » de dire Robert Vaillancourt.
La course la plus courte, celle entre New-Richmond et l’Anse-à-Beaufils sera d’environ une vingtaine heures tandis qu’il faudra autour de 50 heures à celles et ceux qui entreprendront le trajet de l’estuaire. Évidemment, tout cela dépend de la collaboration de Dame nature.
Puis, ce sera le grand rassemblement et les régates à Gaspé. À ce sujet, le commodore du Club nautique de Gaspé Jean-Marc Hardy affirmait ne pas être nerveux quant à la gestion et l’accueil de la flotte en dépit du fait que le club sera au maximum de ses capacités. « Des pontons seront aménagés et bien sûr, plusieurs bateaux seront accostés à couple. Nous avons demandé à nos membres de faire de la place et si cela est nécessaire, nous prévoyons utiliser temporairement les infrastructures du port de mer de Sandy Beach. Pour celles et ceux qui seront accostés là-bas, un très efficace service de navette a été prévus » affirme Monsieur Hardy.
Même chose du côté de New-Richmond, de l’Anse à Beaufils, de Rivière-Aux Renards et de Cap-à-l’Aigle, où les autorités se disent prêtes à faire face à l’affluence des nombreux visiteurs. Notez bien en passant que les rumeurs autour d’une soi-disant liste d’attente de participants à la course n’est pas fondée. Le directeur de course Robert Vaillancourt a mentionné hier que le registre des inscriptions est bel et bien fermé.
Pour revenir à nos moutons, il importe de dire que ce succès retentissant démontre à tous celles et ceux (s’il y en avait encore qui en doutait) que la course au large est un marché en expansion au Québec. Ce créneau ne demande qu’une petite poussée pour prendre son envol. Le milieu des affaires et les gouvernements sont invités à constater l’intérêt du public pour ce sport structurant, formateur et offrant une visibilité unique. Des équipes et des organisations de course les attendent avec les bras grands ouverts. Et elles ont beaucoup à offrir.
Consultez la liste des participants à la course Jacques-Cartier 2009 en visitant l’adresse suivante:





