
La course Jacques-Cartier a atteint la semaine dernière le plateau des 80 inscriptions. 82 bateaux sont maintenant sur les rangs de ce qui s’annonce pour être la plus grande course au large de l’histoire du Québec en termes de participation. Au train où vont les choses, les organisateurs peuvent maintenant espérer atteindre le chiffre magique de cent participations au courant des semaines à venir.
Autre bonne nouvelle pour le comité de course, le skipper Georges Leblanc a annoncé qu’il compte être du départ. Ce dernier s’élancera de Cap-à-l’Aigle avec son nouveau coursier. Parlant de Georges Leblanc, profitons-en pour ajouter qu’il est présentement à moins de 1300 milles nautiques de Halifax. Il fait route à un bon rythme, maintenant une moyenne de 9 à 10 nœuds.

Après un début de traversée mouvementé qui a vu l’équipe de Voile Océanique affronter une forte houle, la mer s’est calmée. Ce répit a en même temps mis fin au mal de mer qui affectait certains membres de l’équipe. Et comme la mer est plus négociable, Georges en profite pour pousser un peu plus son VO70 qui file au vent de travers nord-est d’environ 10 à 12 nœuds.
À cette cadence, on pourrait croire que Georges et son équipage pourraient être à Halifax avant le 10 mai. Cependant, des informations venant de son routeur Walter Timmerman à qui nous avons parlé ce matin, laissent penser que l’équipe devra s’atteler à faire du près d’ici une soixantaine d’heures environ. Il ne restera alors autour de 400 ou 500 milles nautiques à parcourir mais ces milles pourraient être très longs à faire avec le vent dans le pif.

Georges Leblanc a donné des nouvelles par téléphone hier après midi. À notre demande, le skipper de Lévis a rejoint la rédaction de Voile en Ligne pour faire part de ses premières impressions lors de cette navigation initiale avec son nouveau coursier.
L’équipe de Voile Océanique se trouvait à ce moment le long des côtes hollandaises et naviguait depuis une dizaine d’heures sous grand-voile haute et génois au près dans environ 10 nœuds de vent. Quant à la mer elle était plutôt calme en comparaison de ce qu’est la Mer du Nord d’accoutumée.
Questionné sur les sensations que procure le bateau, Georges Leblanc a affirmé que celui-ci se comportait très bien. Il semble d’autre part que les suédois n’ont pas fait mentir leur réputation de peuple très discipliné et fiable. La mise à l’eau du bateau et son matage se sont déroulées à l’heure pile et sans aucune anicroche.
« Tout s’est déroulé de façon parfaite. Quant au bateau, nous sommes au près sans même avoir les ballasts remplis et son comportement est impressionnant » de dire le principal intéressé. Quant aux inévitables comparaisons avec les bateaux précédents, il semble que la configuration intérieure ainsi que le comportement général du coursier font que toute comparaison est boiteuse. « Nous avons beaucoup plus d’espace, c’est la première chose qui frappe quand on entre.
Du côté de la navigation, la raideur du bateau impressionne mais les réactions sont un peu moins vives qu’avec mon ancien Open 60. Le bateau est plus lourd et ça parait. Assurément, c’est un bateau fait pour être manœuvré en équipage. Il se comporte très bien et est agréable à manœuvrer…» de conclure Georges Leblanc.
Georges Leblanc espère rallier Saint-Malo d’ici vendredi. Il y passera quelques jours avant de traverser l’Atlantique. Son départ de l’Europe est prévu pour le 24 avril et son arrivée à Halifax autour du 10 mai. Prenez note qu’à ce moment, Voile en Ligne sera présent pour couvrir l’arrivée au Québec de Georges Leblanc et de son nouveau bateau le VO60 Océan Phénix.

Le nouveau bateau de Geoges Leblanc est un VO60
comme celui que l’on aperçoit sur ce cliché.
Crédit photo: Équipe de voile océanique Georges Leblanc
Georges Leblanc est parti de Västervik en Suède. Il faisait route au moteur hier soir vers Saint-Malo où il passera quelques jours avant de traverser l’Atlantique. Le skipper de Lévis a déjà quelques centaines de milles nautiques de parcourus à bord de son nouveau bateau, un VO60 de deuxième génération. Il s’agit d’un ancien bateau de la Volvo Ocean Race, un type de coursier des plus performants.
Nous tenterons d’’entrer en contact avec lui dans les heures qui viennent. Pour l’instant, il est bon de mentionner que l’on peut suivre le convoyage du bateau sur son site Internet:
georgesleblanc.com
Choisissez Français. Ensuite, dans la page qui s’ouvre, vous allez un peu plus bas et vous verrez le mot ACTUALITÉ. Juste en dessous, on retrouve le lien portant la mention suivante : Convoyage Västervik, Saint-Malo, Halifax, Lévis. Vous cliquez là-dessus et vous avez la position de Georges en temps réel.
Voile en Ligne se joint à ses lecteurs pour souhaiter à Georges Leblanc le meilleur des vents.





