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Articles avec le tag ‘Groupama’

Crédit photo: IAN ROMAN/Volvo Ocean Race

La troisième étape de la Volvo Ocean Race est terminée. Le voilier Telefonica a enregistré une troisième victoire d’étape de ce tour du monde en équipage. Le voilier bleu est arrivé au port chinois de Sanya peu après minuit heure du Québec ou tôt dans la matinée chinoise. 12 jours 19 heures et 58 minutes ont été nécessaires à Telefonica pour franchir la distance entre l’île de Malé dans l’archipel des Maldives et le port de Sanya.

Évidemment, l’équipe espagnole a laissé éclater sa joie à l’arrivée devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs venus les accueillir. Moins de deux heures plus tard, Groupama suivait. Et même si Franck Cammas affirmait tout haut sa satisfaction d’une deuxième place, sa face trahissait une frustration certaine tant elle donnait à penser qu’il venait d’avaler un citron.

C’est qu’il y a de quoi laisser tout le monde songeur. À l’évidence, il faudra tourner le winch de quelques crans de plus pour espérer battre les Espagnols qui sont carrément dominants jusqu’ici. Sûr, le manque de vent y est pour quelque chose. Mais il ne faudrait tout de même pas mettre tout sur le dos d’Éole.

Il y aura des solutions à trouver. Mais tout n’est pas perdu pour nos cousins français qui sont encore plus au coeur du débat. Si le vent peut enfin faire sont entrée triomphale, pas de doute que les Gaulois y tireront leur avantage. Pour l’instant, ils peuvent se vanter d’avoir fait les deux tiers du chemin en venant à bout des Kiwis de Camper Fly Emirates et de Puma Powered by Berg.

Parlant de ces derniers, il est maintenant de plus en plus clair que ça va mal pour les Américains. L’équipe ressemble de plus en plus à Telefonica Blue lors de la dernière édition de la VOR sur laquelle beaucoup avait été investi avec un skipper de premier plan, Bouwe Beking, qui n’avait toutefois pas réussi à unifier l’équipe.

Les choses sont encore plus difficiles pour Mike Sanderson qui n’a pas l’habitude de lire les classements à l’envers pour se retrouver au premier rang. Le skipper néo-zélandais a laissé transpirer sa déception comme la mousson lors de cette étape. Sa tâche est dantesque. Il lui faut maintenant refaire l’unité de l’équipe pour permettre à celle-ci de se ressaisir.

Il est remarquable de constater que les équipes qui en arrachent le plus présentement sont celles ayant connu les affres d’une avarie majeure. Jusqu’à quel point un tel évènement peut-il avoir des conséquences psychologiques? Le sujet est tabou. Mais une chose est sûre. Il faudra que ceux qui traînent la patte se ressaisissent au plus sacrant. La pièce de résistance de la Volvo s’en vient à grands pas.

Côté couverture, si on exclut la période furtive moche au possible, il faut dire que nous avons eu droit à tout un duel entre les Français et les Espagnoles. On ne peut pas dire que les Zéo-Zélandais, l’équipe arabe Abu Dhabi et les Américains ont fait une mauvaise course non plus. Ils sont simplement les victimes d’une parité de plus en plus grande entre les équipes. Certaines limites technologiques sont aussi proches d’être atteintes.

Qu’est-ce qui rend l’équipe espagnole si dominante? Pas de doute que c’est la capacité de coordination et la condition physique qui ont joué un rôle central dans cette dernière étape. Habitués d’évoluer dans des chaleurs étouffantes, les Espagnols ont probablement moins souffert que les Français dans cette étape qui fût de loin la plus difficile jusqu’à maintenant en raison d’un climat de moussons. Douze jours dans un sauna, c’est long…

Prochains évènements, le Pro-Am le 17 février, l’in-port le 18 et le départ pour Auckland en Nouvelle-Zélande le 19 février.  5220 milles nautiques au menu pour se rendre chez les Kiwis.




Crédit photo: Hamish Hooper/CAMPER ETNZ/Volvo Ocean Race

Les six VO70 de la Volvo Ocean Race sont de retour en mer depuis quelques jours déjà. Et enfin, on a droit à une vraie course. Les petits airs diluent encore une fois le produit, mais au moins les casses se font plus rares. Touchons du bois!

C’est vrai que ce n’est pas sous les tropiques que l’on retrouve les conditions les plus ventées. Mais en contrepartie, les susceptibilités météo rendent la course excitante en raison des nombreux changements de leaders et de l’incapacité de ceux-ci à creuser des écarts confortables.

Les équipes sont présentement à faire un croche dans la mer d’Andaman. La chaleur est accablante dans ce climat de moussons où la température de surface de l’eau est à plus de 25 degrés Celsius. Dans un environnement propice au développement de culture de gastroentérite les vêtements collent sur la peau et les équipiers prennent l’aspect fantomatique d’une bande de mouches tsé-tsé qui, à défaut de transporter la malaria, seraient plutôt vectrices de la nerfs en boulite .

En d’autres mots, tous sont sur le grill et ça ne prend pas une grosse étincelle pour « se faire suer ». C’est donc là que l’esprit d’équipe et l’abnégation payent. C’est ceux qui vont s’oublier qui vont gagner le plus.

Aussi, il n’est donc pas étonnant de voir les Espagnoles encore aux avant-postes, eux qui ont l’habitude de fonctionner dans des chaleurs étouffantes. À la porte du détroit de Malacca, ils occupent la première place.

Enfin un bon départ de Puma. La bande à Ken Read a occupé le premier rang pendant quelques jours. Bon départ aussi pour Groupama. Qui demeure en filigrane à seulement une quinzaine de milles du meneur.

Il devient de plus en plus évident que Puma et Groupama souffrent dans les petits airs. Les deux équipes tentent de limiter les dégâts au mieux en attendant leur heure. Car elles ne font pas le poids contre Camper et Telefonica qui capitalisent dans les vents faibles et en profitent du coup pour faire le plein de précieux points.

Néanmoins, la course est serrée. La flotte se regroupe dans un rayon de 27 milles nautiques. Et comme la zone a la particularité de multiplier les pièges météo, on peut s’attendre à encore beaucoup de changements dans l’ordre de passage.

Les équipes sont au près serré pour encore une couple d’heures avant de virer sur tribord. Ils amorceront alors la descente bâbord amures vers le détroit de Malacca. Les fichiers météos prévoient une route au portant. Mais on ne peut jurer de rien dans ce racoin du monde où le temps a la plupart du temps des allures de pot au noir.

Des nouvelles d’Abu Dhabi et d’Ian Walker. Ils sont à moins d’une dizaine de milles du meneur et font une excellente course. Pour Team Sanya, ça ressemble de plus en plus à une tournée d’adieu pour Mike Sanderson. Le kiwi ne fera pas de miracle avec ce bateau et cette équipe-là. Ça ne leur enlève rien et les terriens que nous sommes leur tirent un coup de chapeau. Je n’en connais pas beaucoup d’entre nous qui voudraient rôtir à leurs places. Vive l’hiver!

Crédit photo: IAN ROMAN/Volvo Ocean Race

La vraie Volvo Ocean Race 2011 a débuté le week-end dernier. « Vraie » parce qu’il s’agit de la première étape longue de ce défi planétaire. C’est bien beau d’aller enrouler des bouées, mais à la longue, cela devient ennuyeux de voir ces bateaux faits pour se mesurer sur l’océan aller faire tourner des ballons sur leur nez comme des phoques en Alaska.

Mais tout de même, le petit aller-retour entre les marques de passage qui a été retransmis de brillante façon sur internet nous aura permis de voir les bateaux et les équipages à l’œuvre. Un spectacle qui fût d’ailleurs bien meilleur que la soporifique inport race du week-end précédant qui nous avait affligés d’une démonstration du style America’s Cup. Or si on veut voir la Cup, on sait où aller.

Ceci étant dit, le début de la Volvo ressemble à un moteur qui tousse et boucane. Groupama a pris un autre départ totalement manqué. Il faudra rappeler à Franck Cammas qu’il ne se bat plus contre des horloges, mais bien contre des équipes maintenant.

Puis Mike Sanderson a vu son VO70 faire un tout droit à la deuxième marque de parcours en raison d’un spi récalcitrant. Heureusement qu’il n’y a pas de bac à sable ni de mur de pneus sur l’océan sinon, certains seraient dans de beaux draps. Dans tout ça, ce sont les Kiwis qui ont le mieux paru. Ils ont rapidement pris la tête, étant premiers à la bouée de dégagement.

Les choses semblaient aller assez rondement lorsque rendu environ une soixantaine de mille plus loin, Ian Walker et son équipe Abou Dhabi ont contacté le pc de course pour annoncer qu’ils venaient de casser le bâton de hockey qui leur sert de mât. Retour à Alicante pour réparer et repartir. Puis, quelques heures après Sanya et son skipper Mike Sanderson voyaient leur course se terminer en raison d’une voie d’eau. Ils seront de retour pour la deuxième étape. Ça commence à ressembler à la Jacques-Vabre dis donc!

Pendant ce temps, les options sont limitées en Méditerranée. Qu’à cela ne tienne, les Français tentent quelque chose et prennent l’extérieur en longeant le sud. Ils entrent dans le détroit de Gibraltar au deuxième rang. Mais ils ne tiendront pas cette position longtemps. Ils se retrouvent scotchés avec le résultat qu’ils voient Camper/Fly Emirates, Telefonica, et Puma Powered by Berg les distancer à la sortie du goulot.

Les trois premiers semblaient prendre de la distance au moment où Groupama IV sort à son tour du détroit. Les Gaulois sentent alors le traquenard anticyclonique. Ils décident à ce moment de plonger le long de la côte pour profiter d’un léger flux. Tel que prévu, le piège se referme sur Puma Powered by Berg et Telefonica. Pendant ce temps, Camper/Fly Emirates tente de se rabattre le long de la côte du mieux qu’il peut. Bilan de course : Les position sont peu significatives à ce stade de la course. L’action ne manque pas et cela est inversement proportionnel à la vitesse des vents. On a bien hâte qu’Éole se présente au banquet.

Suivez l’action sur www.volvooceanrace.com/fr

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Dernère mise à jour du site le 2012-02-05 @ 21:24