Cette entreprise n’en est pas à ses premières armes dans le domaine du Sponsoring-voile. Elle a déjà, entre autres, été derrière Jean-Luc Van Den Heede et Raphaël Dinelli. Deux circumnavigateurs bien connus.
L’équipe Spirit of Canada avait démarché en terre canadienne mais elle n’a jamais pu trouver une entreprise voulant s’inscrire comme sponsor principal, une situation pour le moins gênante. Une chose est cependant sûre et certaine, c’est que des entreprises canadiennes s’en mordront les doigts quant elles réaliseront qu’elles sont passées à côté d’une telle aubaine en termes de volume de communication et de visibilité.
À noter que plusieurs entreprises européennes s’étaient jusqu’ici manifestées. Elles exigeaient, par contre, que le bateau adopte en exclusivité le nom de leur entreprise, ce que Derek Hatfield a toujours refusé, arguant qu’il ne pouvait tourner le dos aux milliers de canadiens l’ayant supporté. Algimouss a quant à elle accepté une entente lui permettant de voir son nom apparaître sur le bateau sans que celui de Spirit of Canada ne soit effacé pour autant. Le bateau portera donc le nom de : Algimouss-Spirit of Canada.
Joint ce matin par téléphone, le grand patron d’Algimouss en France Monsieur Frédéric Baffou, a affirmé que l’équipe aurait un suivi régulier via une nouvelle plateforme Web qui reste à développer. Des objectifs commerciaux sont bien sûr recherchés dans cette démarche mais il s’agit aussi de donner suite à une passion pour la voile que cultivent depuis plusieurs années les dirigeants et l’équipe d’Algimouss. Monsieur Baffou affirme également avoir été attiré par la personnalité et l’envergure du skipper. «Plusieurs autres équipes recherchaient du financement complémentaire mais pour ces raisons, nous nous sommes intéressés à Derek Hatfied,» a tenu à préciser Monsieur Baffou.
À noter également que Derek Hatfield cherche toujours un partenaire principal pour son bateau et qu’il est le seul parmi tous ceux qui prennent le départ le 9 novembre à ne pas avoir un commanditaire majeur pour le Vendée-Globe. Pourtant, Dieu sait que cette course offrira cette année une opportunité en or du point de vue de la visibilité. C’est ce qui rend cette situation encore plus carrément loufoque pour ne pas dire gênante.
Pour l’instant, ils peuvent cependant pavoiser et s’enorgueillir d’une course qui fût impeccable tant au plan de l’organisation que de la couverture de manière générale. Le suivi, les documents fournit au grand public et le volet éducatif ont fait de cette course un succès retentissant. Chapeau bas aux organisateurs !
De plus, hormis quelques abandons, on n’a répertorié aucun incident fâcheux et tous les concurrents sont à bon port. Ajoutez qu’on a eu droit à un suspens digne d’Hollywood autant chez les 60’IMOCA que les Class 40. Une question demeure toutefois : Est-ce que l’effet combiné du retrait de la classe IMOCA et d’une éventuelle disparition de la classe ORMA mettront cette splendide course sur la corde raide ?
Et d’abord, est-ce le chant du cygne des grands multicoques 60’ ORMA. Pour ma part je le crains. Et à voir l’énergie qui se tourne maintenant vers les mono 60 et 40, il est permis de se poser les questions suivantes :
1) Pendant combien de temps les sponsors vont-ils continuer à soutenir une classe onéreuse, très casse-bateau et qui de surcroît ne leurs procurent pas la visibilité et le retour sur l’investissement auquel ils seraient en droit de s’attendre ? On l’a vue encore une fois avec le prologue qui a dû être annulé pour les Multis 60.
2) Pendant combien de temps cette classe pourra-t-elle tenir entre l’étouffante expansion des classe 40 et des open 60, qui draine littéralement les ressources sponsoring ? L’abandon du programme de sponsoring de l’entreprise Brossard est à ce chapitre, une tuile de plus pour ce circuit.
3) La monotypie dans laquelle l’ORMA s’est engagée sauvera-t-elle cette classe qui regroupe tout de même de magnifiques bateaux ? Rien de moins sûr !
Mais voilà quand même des questions qui devront trouver réponses d’ici les prochains mois.
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Spirit of Canada connaît un bon départ !
Spirit Of Canada connaît un bon début de course. À ce stade les classements ne sont pas très significatifs mais ils donnent tout de même un bon aperçu de l’atmosphère général. Comme écrit précédemment, Derek Hatfield est engagé dans un parcours de qualification en vue du Vendée-Globe. Et c’est en participant à la Transat BtoB qu’il réalise cette qualification qui, soit dit en passant est obligatoire. La Transat BtoB est une toute nouvelle course qui ramène les participants à la Transat Jacques-Vabre vers l’Europe.
Or jusqu’ici, Le Spirit of Canada occupe le troisième rang 3,5 miles derrière le leader Groupe Bel et un peu plus d’un demi mile derrière Generali. Cette course risque fort d’être intéressante car il est permis de croire que certains concurrents déçus des résultats de la Transat jacques-Vabre voudront se refaire. C’est le cas de Goupe Bel, Gitana Eighty et Ecover qui, piégé par le Pot-au Noir lors de la Jacques-Vabre, ont récolté des fruits plutôt amers malgré une navigation et des efforts qui furent sommes toutes plus que louables.
Et parlant de beaux efforts, le Québécois Bruno Dubois a terminé la Transat Jacques Vabre en cinquième place chez les monos 60’. Parti avec Mike Golding sur le bateaux Ecover tout à fait flambant, le duo aurait mérité un bien meilleur sort n’eut été de ce vilain Pot-au-Noir venu redistribuer les cartes comme je l’ai indiqué plus haut.
Injustice aussi pour Benoît Parnaudeau et son équipier Jean-Christophe Caso qui ont connu une traversée atroce, ponctuée de bris de toute sorte. Navigant en mode convoyage depuis la casse d’un safran, le Class 40 de Ben et JC termine à la 21ème place : une véritable contre-performance pour les deux navigateurs. Les difficultés de la course n’ont cependant pas entamé la bonne entente à bord : « on avait toutes les conditions pour se pourrir, (l’atmosphèere) et on ne l’a pas fait ! » Raconte Benoît Parnaudeau.
En terminant, félicitations à tous les concurrents !
La Barcelona
Du côté de la Barcelona World Race, suite au Pot-Au-Noir, Paprec-Virbac II avait repris les devants sur PRB avec une priorité de 7 minuscules miles nautiques. Roland Jourdain est toujours en filigrane 140 miles derrière. Peut-il recoller les deux premiers enragés ? Nous poserons la question à Georges Leblanc ce week-end. À lire samedi !

Je vous indique que d’heure en heure, nous suivront la Transat BtoB ainsi que Derek Hatfield et son Spirit of Canada qui y sont engagés. Nous poursuivrons aussi la couverture de la Barcelonia World Race ainsi que les analyses de Georges Leblanc. Le tout au sein même de ce blogue. Demeurez donc à l’affût !







