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Imoca
Rideau sur la Jacques vabre et bon départ pour Spirit of Canada
Pour l’instant, ils peuvent cependant pavoiser et s’enorgueillir d’une course qui fût impeccable tant au plan de l’organisation que de la couverture de manière générale. Le suivi, les documents fournit au grand public et le volet éducatif ont fait de cette course un succès retentissant. Chapeau bas aux organisateurs !
De plus, hormis quelques abandons, on n’a répertorié aucun incident fâcheux et tous les concurrents sont à bon port. Ajoutez qu’on a eu droit à un suspens digne d’Hollywood autant chez les 60’IMOCA que les Class 40. Une question demeure toutefois : Est-ce que l’effet combiné du retrait de la classe IMOCA et d’une éventuelle disparition de la classe ORMA mettront cette splendide course sur la corde raide ?
Et d’abord, est-ce le chant du cygne des grands multicoques 60’ ORMA. Pour ma part je le crains. Et à voir l’énergie qui se tourne maintenant vers les mono 60 et 40, il est permis de se poser les questions suivantes :
1) Pendant combien de temps les sponsors vont-ils continuer à soutenir une classe onéreuse, très casse-bateau et qui de surcroît ne leurs procurent pas la visibilité et le retour sur l’investissement auquel ils seraient en droit de s’attendre ? On l’a vue encore une fois avec le prologue qui a dû être annulé pour les Multis 60.
2) Pendant combien de temps cette classe pourra-t-elle tenir entre l’étouffante expansion des classe 40 et des open 60, qui draine littéralement les ressources sponsoring ? L’abandon du programme de sponsoring de l’entreprise Brossard est à ce chapitre, une tuile de plus pour ce circuit.
3) La monotypie dans laquelle l’ORMA s’est engagée sauvera-t-elle cette classe qui regroupe tout de même de magnifiques bateaux ? Rien de moins sûr !
Mais voilà quand même des questions qui devront trouver réponses d’ici les prochains mois.
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Spirit of Canada connaît un bon départ !
Spirit Of Canada connaît un bon début de course. À ce stade les classements ne sont pas très significatifs mais ils donnent tout de même un bon aperçu de l’atmosphère général. Comme écrit précédemment, Derek Hatfield est engagé dans un parcours de qualification en vue du Vendée-Globe. Et c’est en participant à la Transat BtoB qu’il réalise cette qualification qui, soit dit en passant est obligatoire. La Transat BtoB est une toute nouvelle course qui ramène les participants à la Transat Jacques-Vabre vers l’Europe.
Or jusqu’ici, Le Spirit of Canada occupe le troisième rang 3,5 miles derrière le leader Groupe Bel et un peu plus d’un demi mile derrière Generali. Cette course risque fort d’être intéressante car il est permis de croire que certains concurrents déçus des résultats de la Transat jacques-Vabre voudront se refaire. C’est le cas de Goupe Bel, Gitana Eighty et Ecover qui, piégé par le Pot-au Noir lors de la Jacques-Vabre, ont récolté des fruits plutôt amers malgré une navigation et des efforts qui furent sommes toutes plus que louables.
Et parlant de beaux efforts, le Québécois Bruno Dubois a terminé la Transat Jacques Vabre en cinquième place chez les monos 60’. Parti avec Mike Golding sur le bateaux Ecover tout à fait flambant, le duo aurait mérité un bien meilleur sort n’eut été de ce vilain Pot-au-Noir venu redistribuer les cartes comme je l’ai indiqué plus haut.
Injustice aussi pour Benoît Parnaudeau et son équipier Jean-Christophe Caso qui ont connu une traversée atroce, ponctuée de bris de toute sorte. Navigant en mode convoyage depuis la casse d’un safran, le Class 40 de Ben et JC termine à la 21ème place : une véritable contre-performance pour les deux navigateurs. Les difficultés de la course n’ont cependant pas entamé la bonne entente à bord : « on avait toutes les conditions pour se pourrir, (l’atmosphèere) et on ne l’a pas fait ! » Raconte Benoît Parnaudeau.
En terminant, félicitations à tous les concurrents !
La Barcelona
Du côté de la Barcelona World Race, suite au Pot-Au-Noir, Paprec-Virbac II avait repris les devants sur PRB avec une priorité de 7 minuscules miles nautiques. Roland Jourdain est toujours en filigrane 140 miles derrière. Peut-il recoller les deux premiers enragés ? Nous poserons la question à Georges Leblanc ce week-end. À lire samedi !

Je vous indique que d’heure en heure, nous suivront la Transat BtoB ainsi que Derek Hatfield et son Spirit of Canada qui y sont engagés. Nous poursuivrons aussi la couverture de la Barcelonia World Race ainsi que les analyses de Georges Leblanc. Le tout au sein même de ce blogue. Demeurez donc à l’affût !
Quelle course!
Les 60 pieds IMOCA participants à la Transat Jacques-Vabre nous auront maintenu sur le bout de notre chaise jusqu’aux derniers miles. C’est finalement le duo formé de Michel Desjoyaux et Emanuel LeBorgne sur Foncia qui aura eu le dessus sur celui de Marc Guillemot et Charles Caudrelier (Safran).

Bien sûr certain voudront parler de ce spi que l’équipe de Safran a déchiré en se disant que si cela n’était pas arrivé… Mais pour gagner, il faut d’abord terminer la course. En conséquence, c’est donc cinquante minutes plus tard que le bateau gris et orange a coupé la ligne d’arrivée de Salvador de Bahia, lui qui avait réussi à ramener à 9 petits miles la distance qui le séparait du leader.
Et que dire de la superbe troisième place de Cheminées Poujoulat. Bernard Stamm prouve ainsi qu’il n’a pas gagné la Velux 5 Oceans par défaut. Quant à Jean LeCam, sa quatrième place est certes décevante mais cela était prévisible. Beaucoup trop calé dans l’ouest du plan d’eau, Le roi Jean a dû contourner par l’ouest, l’île de Fernando de Norhona pour éviter de tirer un contre bord.

L’équipe de VM matériaux nous a cependant gratifié d’une très belle course. Aussi imprévisible qu’audacieux, LeCam a prouvé de manière éloquente que la course au large n’appartient pas qu’aux seuls tacticiens. C’est un milieu où l’imagination et la spontanéité ont encore une place. Le Québécois Mike Birch était quant à lui dernier et avançait petit train-train. Aux dernières nouvelles il n’était plus qu’à 278 miles de l’arrivée.
Chez les multicoques de 50 pieds l’heure est aussi aux réjouissances pour Franck-Yves Escoffier et Karine Fauconnier. Imaginez! Crêpes Wahou a maintenant la Route du Rhum et la Jacques Vabre à son tableau de chasse. Karine Fauconnier signe quant à elle un retour en force et reprend là où elle avait laissée, sa dernière course étant cette fameuse victoire en multicoque open 60 lors de la Québec-St-Malo 2004. Enfin, Anne Caseneuve récolte le fruit de ses nombreux efforts. Cette troisième place est pleinement méritée pour celle que beaucoup souhaite ardemment voir à Québec l’an prochain.
Chez les Class 40, Giovani Soldini et Pietro d’Ali font une course impériale jusqu’ici. Toujours en tête après la traversée du Pot au noir, seule un bris majeur pourrait dorénavant priver le duo italien de Telecom Italia du titre de cette première participation des Class 40. Aux dernier classement, ils étaient à 118 miles nautiques de Salvador de Bahia. Leur arrivée est prévue pour la nuit prochaine. À noter l’excellente course de Bertrand DeBroc qui suit en 4ième place à 166 miles du leader. Benoît Parnaudeau suit loin derrière à 529 miles de l’arrivée.
La Barcelona World Race.
Drôle de nouvelle pour la transat Québec-St-Malo
Les autorités de la treizième édition de la Transat Anglaise rebaptisée the Artemis Transat ont confirmé que la classe des multicoques de 60 pieds ORMA ne ferait pas partie de la course en 2008. Selon la nouvelle publiée par le prestigieux magazine français de voile Course au Large, l’édition 2008 de la course sera uniquement réservée aux open 60 IMOCA et aux CLASS 40.
Il s’agit d’une bien drôle de nouvelle pour les autorités de la Transat Québec-St-Malo à la veille de l’année 2008. En effet, on peut se demander si l’ORMA mettra à son calendrier la Québec-St-Malo, qui, habituellement, sert de course de retour de la transat anglaise. Chose certaine, il se fait plus que tard pour les organisateurs.
L’absence éventuelle des grands multicoques de course serait une très mauvaise nouvelle, voir même une tuile de plus pour les organisateurs du 400ième anniversaire de fondation de la ville de Québec. On s’attend en effet à un programme de course des plus intéressant ainsi qu’une carte des plus élaborée.
Par contre, le revers de la médaille est que la disparition éventuelle des multicoques ORMA laisserait une place de choix aux monocoques 60 pieds de l’IMOCA ainsi qu’aux CLASS 40 qui sont les étoiles montantes du monde de la course océanique. Comme dit le dicton, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Ainsi, dans une perspective où les sponsors de ces classes auraient plus de visibilité due à la place laissée par les grands multicoques, certains voudront peut-être saisir au bond les nombreux avantages historiquement consentis par la participation à la Québec-St-Malo.
Il faut savoir que depuis la dernière édition en 2004, la classe ORMA vit la pire crise de son histoire. Le sponsoring a été affecté par les nombreux abandons lors des courses dues essentiellement à la fragilité des machines. L’augmentation galopante des coûts d’opération des écuries de course a d’ailleurs essoufflé nombre d’entre elles. Cette situation a drainé le sponsoring vers la course aux records, un domaine donnant un meilleur retour sur l’investissement aux entreprises ayant leur nom sur les bateaux. Plusieurs autres ont pour leur part lancé la serviette ou se sont rabattue sur des classes moins coûteuses et donnant un meilleur rendement, comme par exemple, la classe des 60pieds IMOCA ainsi que la CLASS 40.
Cette situation a mené à l’éclatement du plateau des grands multicoques en plusieurs classes distincts. Une sur le circuit scandinave et l’autre sur celui français. Devant ce revers, l’ORMA a donc été forcé de se restructurer. À partir de l’année 2009, la classe présentera dorénavant une seule et unique catégorie monotype. Le but de cette opération sera évidemment de mieux contrôler les coûts liés à une aussi frénétique qu’onéreuse course à la technologie engagée depuis plusieurs années.
La classe des OPEN 60 IMOCA vit d’ailleurs des problèmes similaires, ce qui a poussé l’entreprise Véolia à mettre en circuit des monocoques monotypes de 52 pieds qui prendront part à la Solocéane 2009. Une compétition qui regroupera certains des meilleurs skippers pour un tour du monde sur des plans Finot parfaitement identiques. Ce sera donc une compétition de marins et non une course à la haute technologie où le vainqueur est souvent celui qui dispose des plus gros moyens.
Quoi qu’il en soit, je ferai un suivi de cela cette semaine. Demeurez à l’affût pour d’autres nouvelles sur ce blogue.











