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La Solidaire du Chocolat
Solidaire du Chocolat: La fessée!
Crédit photo: B. Duquenne. ©
Dans le toponyme “golfe de Gascogne”, on retrouve le mot cogne. On ignore si l’étymologie du mot faisait référence aux millions de baffes-météo que les navigateurs de tout temps ont dû encaisser pour traverser ce lieu, Mais chose certaine, ceux qui ont choisit ce nom auraient pu difficilement trouver mieux.
On dirait qu’à chaque course, le célèbre Golfe prélève sa taxe de bienvenue. La facture est cette fois-ci encore des plus salée. Benoît Parnaudeau a du faire demi-tour et retourner avec son p’tit bonheur, direction le quai le plus proche au pc. L’avant de son bateau se délamine. Rien de dangereux là-dedans, semble-t-il. Les deux marins n’ont pas demandé assistance. Néanmoins, ils font route vers Brest.
Quatre autres équipes ont connu des fortunes de mer qui les ont aussi contraintes à rebrousser chemin. Il s’agit des Class 40 Les Conquérants de Normandie de Marc Lepesqueux et Jean-Charles Monnet en raison d’une fissure à la coque, de ORCA de Richard Tolkien et Neal Brewer pour les mêmes raisons mais au niveau du mât, d’Appart city d’Yvan Noblet et Damien Guillou pour une grand-voile déchirée ainsi que des Américains Davis MacKenzie et Brian Harris en raison de problèmes d’électronique. Tous ont fait demi-tour sans demander assistance.
Ajoutons à cela l’escale technique d’Yves Ecarlat et Lionel Regnier à bord de Valé Inco Nouvelle Calédonie, cagnard 9. Les deux hommes doivent aussi passer chez le couturier pour une grand-voile déchirée. Ils s’arrêtent à la Corogne. On rapporte également que les Gravol font partie du menu de bon nombre de coureurs. Pas étonnant quand on pense que la flotte s’est fait brasser le pommier pas à peu près la nuit dernière. Et ce n’est pas fini…
Et tous aux abris ! Car il semble que l’accalmie sera de courte durée. Les cirées n’auront vraisemblablement pas le temps de sécher avant le prochain coup de vent qui devrait s’abattre sur la flotte d’ici une douzaine d’heure. Voilà pourquoi tous les duos ont mis le cap vers le sud pour s’écarter au plus sacrant du chemin de cette nouvelle dépression. À peu près tout le monde a décidé de mettre sur la glace ses ambitions d’option pour adopter une stratégie plus conservatrice.
Sportivement, la flotte est présentement en train de contourner le Cap Finistère. Les classements ne veulent pas dire grand-chose. D’autant que la plus grosse partie du peloton (17 sur 23 bateaux) se trouve dans un rayon de cent milles nautiques. Le duo composé du suisse Bernard Stamm et du Français Bruno Jourdren sur Cheminées Poujoulat assument toujours le rôle de leader. Ils commencent toutefois à sentir le souffle des poursuivants Thierry Bouchard et Oliver Krauss sur Mistral Loisir Pôle Santé ainsi que les jeunes loups de Novedia de Tanguy De Lamothe et Adrien Hardy. Les deux sont à moins de 11 milles derrières.
Belle bagarre aussi entre la 7ième et la 15ième position où 8 bateaux sont dans un rayon de 20 milles. Il n’y a que la Class 40 pour nous offrir de tels duels. On retrouve dans ce groupe Les Telecom Italia de Giovanni Soldini. Si on a peu entendu parler des italiens depuis le début de la course, cela s’explique surtout par l’option sud prise dès le départ. Ils se sont dès lors, écartés sensiblement à la fois de la route directe et de la tête du classement. On devrait savoir bientôt si Monsieur Soldini a misé sur le bon canasson.
Solidaire du Chocolat: Après la griserie du départ, voici maintenant le grand choc…
Crédit photo: Site internet de la Solidaire du Chocolat
La Solidaire du Chocolat a débuté hier après-midi dans des conditions idéales avec des vents assez faibles. Au départ de Saint-Nazaire en France, les 24 duos engagés dans cette course de plus de 5000 milles nautiques ont pris le départ au spi devant une foule composée de dizaines de milliers de mordus, venus passer un beau dimanche après-midi devant une mer qui s’était faite belle pour l’occasion.
Mais là s’arrêteront les faveurs de Dame Nature. La suite qui descend directement des côtes terre-neuviennes amènera une tartine bien beurrée. C’est le même genre de système qui a suivit Éric Tabardel durant sa descente vers les Açores. Mais à l’exception près que cette fois-ci, ça risque de prendre pas mal plus de force. Fidel à son habitude, le golfe de Gascogne sera comme une laveuse automatique brassant les bateaux devenus des bouchons de liège pour l’occasion. On annonce rien de moins que des vents de 35 nœuds avec des rafales à 50. Le tout mélangé à une mer forte et cassante.
La bascule est prévue pour lundi à environ midi, heure de chez nous. L’inconfort risque donc de prendre le dessus pour un temps puisque les équipes devront faire face à deux systèmes du genre qui s’abattront coup sur coup sur la flotte. Un petit répit d’une dizaine d’heures seulement les sépare. Ces deux fronts bloqueront ainsi le chemin vers le sud. Comme il n’est pas question de faire demi-tour, d’essayer de contourner ou même d’attendre, les équipes devront passer à travers et incidement y aller avec la plus grande politesse si elles veulent éviter les problèmes.
Chose certaine, les coureurs devront avaler le sandwich à la moutarde. Pas moyen de l’éviter, tous le monde dégustera. Et ce ne sera pas de la tarte au chocolat… la plupart sont probablement déjà à préparer le bateau en attachant tout ce qui doit l’être et en préparant les focs et trinquettes. Il faut également prévoir un menu minimaliste riche en protéine. Les rhum-steaks seront pour plus tard.
Côté classement, le duo composé de Bruno Jourdren et Bernard Stamm sur Cheminées Poujoulat occupaient la première place au moment d’aller sous presse soit à 1h30 HAE. Ils étaient suivit de Thierry Bouchard et d’olivier Krauss sur Pôle Santé Mistral Loisirs à 1.6 milles et du duo espagnole formé de Gonzalo Botin et Javier De la Plaza sur Tales Villa Esperanza.
A noter que le seul canadien en lice est Benoît Parnaudeau qui coure toutefois sous les couleurs de la France avec Stan Maslard sur le Class 40 Jardin Bio. Ils occupent présentement le 10ième rang à un peu moins de 8 milles du leader.
D’ailleurs, comme c’est souvent le cas d’habitude, les premiers classements sont toujours peu significatifs. Présentement, moins de 25 milles séparent le premier du dernier concurrent. Les 14 premiers bateaux sont dans un rayon de 10 milles. C’est tout dire…
En terminant, vous pouvez suivre cette course en visitant le site internent de la Solidaire du Chocolat à l’adresse suivante:
Vous y trouverez des relevées de positions ainsi qu’une cartographie vous permettant de suivre les bateaux. Vous pourrrez aussi lire des chroniques régulières sur cette course sur notre site (Voile en Ligne) dans les jours qui viennent.
La Solidaire du Chocolat: jour J moins 4.
C’est dimanche prochain le 18 octobre à 17h00, heure de Paris ou 11h00, heure de Montréal que les 24 bateaux engagés dans la Solidaire du Chocolat prendront le départ en s’élançant de Saint-Nazaire en France pour rejoindre la péninsule du Yucatan au Mexique. Il s’agit de la première transat exclusivement réservée aux Class 40. Cette transat est d’ailleurs considérée comme l’évènement phare de la saison pour le conseil de la class 40.
Il s’agit d’une traversée en double impliquant du coup 48 coureurs originaires de 11 pays différents. 5000 milles nautiques sont à franchir. Il faudra surveiller les premiers temps de référence mais entre 15 et 20 jours devraient suffire pour se rendre à destination. Quelques pièges sont au rendez-vous, dont entre autres, le fameux golfe du Mexique qu’il faudra négocier et qui offre des courants et marées susceptibles de causer de vilains maux de têtes aux équipes.
Parlant d’équipes, mentionnons que l’on retrouve dans cette course beaucoup de celles et ceux ayant pris part à la Transat Québec-Saint-Malo l’an dernier. Parmi ces derniers on note la présence de Tanguy De Lamothe, Yvan Noblet, Jacques Fournier, Benoît Parnaudeau Giovanni Soldini et Patrice Carpentier. De gros noms se sont aussi greffés à la classe depuis quelques mois dont ceux du ministe Stan Maslard, du médaillé olympique Damien Séguin, du figariste Marc Lepesquieux et des circumnavigateurs Bernard Stamm et Felipe Cubillos. Une équipe américaine et une autre finlandaise sont également sur les rangs. Il faudra voir ce qu’ils comptent faire pour venir à bout des redoutables talents français, italiens ainsi que de la flotte de Sa Majesté qui n’aligne rien de moins que le duo de choc composé de Peter Harding et Miranda Merron.
Suite des différents avec Pen Duick?
Rappelons pour mémoire que la Class 40 n’avait pas caché sa déception suite à son implication au sein des dernières courses organisées par la société Penn Duick. Elle estimait ne pas avoir reçu un traitement à la hauteur de l’investissement qu’elle et ses membres avaient consentis. Or si cette course peut sembler être la réponse de la classe offerte à Pen Duick, il n’en demeure pas moins qu’elle se distingue par sa formule tant au niveau du parcours qu’en ce qui concerne son organisation ainsi que les objectifs caritatifs recherchés qui sont une première, comme en font foi les explications que l’on peut lire sur le site internet de la course.
« La Solidaire du Chocolat n’est pas une transat comme les autres. C’est pour la première fois, un défi solidaire que les coureurs et leurs sponsors, mécènes, les journalistes et partenaires de l’événement peuvent relever ENSEMBLE, dans une démarche citoyenne concrète.
Au-delà du défi sportif, les organisateurs veilleront à ce que chaque coureur sur la ligne de départ le 18 octobre 2009 soit accompagné d’un projet solidaire fort et porteur de sens.
Chaque skipper peut proposer également un projet, un mécène (sponsor du bateau ou non) et la personnalité (symbole) par laquelle l’association souhaite être soutenue lors du prologue et du suivi de sa course.
Le mécène s’engage à financer un soutien à une association à hauteur de 25000 euros TTC, dont 15000 euros sont déductibles des impôts de l’entreprise. Celles-ci devront être éligibles au mécénat aux termes de la Loi n°2003-709 du 1 août 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations (être organisme d’intérêt général ou reconnue d’utilité publique et soutenir une œuvre d’intérêt général).
En quoi cette course est-elle originale et différente ?
Au-delà de l’événement sportif majeur qu’elle représente, La Solidaire du Chocolat est un défi solidaire et s’inscrit dans une démarche concrète de développement durable. Dans un monde où les inégalités croissent, les associations ont plus que jamais besoin de ressources financières. Dans un même temps, les citoyens prennent conscience du besoin urgent d’agir pour plus de solidarité et les entreprises de donner un contenu fort à leurs engagements de développement durable.
La Solidaire du chocolat souhaite mettre à profit sa portée médiatique pour :
• Donner une large visibilité aux associations représentées sur la course mais également plus largement au monde associatif
• Permettre à des associations soutenant une œuvre d’intérêt général de recevoir un don de 25 000 €.
• Permettre à des entreprises (PME/PMI) de s’engager dans une démarche de mécénat. »
Visitez le site de la course à l’adresse suivante:











