
Crédit photo: Jacques Vapillon DPPI/ Vendée Globe
Le Vendée Globe se prépare avec fébrilité. Nous sommes à un peu moins de dix mois du coup de canon initial. Cette année, personne ne s’est bousculé au portillon pour s’aligner au départ des fous de la mer. La crise a eu l’effet d’un tsunami en Europe et l’on cherche encore l’épicentre du séisme financier en se demandant si les beaux jours sont dans le sillage ou devant l’étrave.
C’est dans ce contexte pour le moins morose que le Conseil Général de Vendée et les organisateurs du Vendée Globe ont été appelés à jouer les meneuses de claque. Leur tâche était titanesque. Il fallait convaincre à la fois les partenaires, les coureurs et surtout leurs sponsors. Rien de facile…
Évidemment, oubliez tout de suite les trente bateaux de la dernière édition. Ça reviendra un jour, nous en sommes persuadés, mais pas cette année. Autre signe que la crise fait mal, s’il en fallait encore, quand on voit des vétérans comme Yann Eliès et Jean LeCam toujours en recherche de partenaires à quelques mois du départ. Deux gars qui sont non seulement des valeurs sûres en termes de retombées médias mais qui en plus, peuvent aussi gagner la grande boucle de la voile.
Que ces gars-là ne soient pas au départ est carrément inconcevable. Déjà que Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain sont partis chez les MOD 70, imaginez maintenant l’absence de LeCam. Ça donnera un Vendée Globe un peu tout nu. Heureusement que l’on a Marc Guillemot, Armel LeCléac’h Vincent Riou.
Et puis d’un autre côté il y a eu de bonnes nouvelles ces derniers temps. Il y a d’abord la belle blonde Samantha Davies qui s’est entendue avec le groupe Savéol. Le fruitier épaulera la nouvelle maman dans son tour du monde. C’est une sacrée bonne nouvelle pour cette fille devenue une des stars du milieu de la voile à l’échelle internationale.
On a aussi Jeremie Beyou qui va survoler les vagues avec le volailler français Maître Coq. Qui ne serait pas content de revoir ce sympathique champion figariste revenir sur le plateau du Vendée Globe ? Personne ! Beyou y est allé de performances magistrales ces derniers mois et mérite amplement la chance qui lui est donnée. Il est à surveiller.
Troisième bonne nouvelle que la venue de Liz Wardley. Une fille et une athlète top niveau qui a déjà un tour du monde sur un monocoque à son crédit. Liz Wardley a testé le monotype de 52 pieds de la Solocéane. C’est une pro et une fille particulièrement sensible aux questions environnementales. Elle sera la référence sur ces questions.
L’italien Alessandro Di Benedetto est un autre nouveau venu. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore ce type, mentionnons que ce ministe revendique d’être le premier humain à avoir fait le tour du monde à la voile dans une boîte à beurre de seulement 6,5 mètres. Un gars qui a l’habitude d’être baratté dans tous les sens quoi…
Il y a aussi le jeune François Gabard qui s’est vu confier une monture de dernière génération. À 29 ans, le jeune homme a du chien et il n’ira pas jouer les touristes.
Finalement, il y a le retour des Arnaud Boissière, Dominique Wavre, Kito DePavant, Bernard Stamm, Mike Golding et Alex Thompson. Sans compter les autres qui attendent en coulisse, qui se cherchent des sponsors ou qui se la ferme en attendant le jour du dévoilement.
En définitive, les choses sont loin d’aller aussi mal que nous l’avions craint. Nous avons déjà 17 concurrents qualifiés et certifiés et d’autres sont en voie de s’ajouter. Pour une année de crise et un contexte aussi difficile, c’est déjà pas mal. Et preuve en est que le Vendée Globe est plus en santé que jamais et que la voile se porte bien. Félicitons-nous !
Crédit photo: ©Bruno Bouvry Images de mer
Le class 40 Axa Atout Coeur pour Aides en perdition.
Le class 40 Axa Atout Coeur pour Aides est perdu. Couché par deux vagues scélérates consécutive qui ont retourné le bateau à 180 degrés, et lourdement endommagé par l’abordage d’un cargo venu au secours de ses occupants, le voilier d’Éric Nigon a été abandonné et dérive maintenant dans l’Atlantique-nord. On évalue présentement si une opération de récupération est possible mais jusqu’à maintenant, il semble de plus en plus probable que le coursier soit définitivement perdu.
L’équipe de convoyage faisait route vers la France et se trouvait au large des Bermudes lorsque le mauvais temps s’est pointé avec de bons creux et des vents de 40 nœuds. Rien pour écrire à sa mère. Mais deux énormes rouleaux se sont présenté et ont retourné le bateau. Les hommes se sont accroché à tous ce qu’ils pouvaient jusqu’au retour du coursier dans sa position normale. Le bateau n’étant plus manœuvrable, ils ont alors immédiatement activé leur balise de détresse. Un cargo s’est ensuite détourné pour leur venir en aide.
Le voilier a participé à la Solidaire du Chocolat en novembre dernier. Barré par Éric Nigon et Marc Jouany, l’équipe avait réalisé une bonne performance sportive, terminant au dixième rang.
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Démâtage du bateau de Liz Wardley
La navigatrice Liz Wardley qui était engagée dans un tour du monde ayant un but scientifique a démâté un peu plus tôt cette semaine. Le skipper n’est pas blessé et se dirige maintenant sous gréement de fortune vers Lisbonne. Au moment de la rupture de son espar, Liz Wardley était à un peu plus de 150 milles nautiques à l’ouest de Madère.
Elle avait quitté Caen le 29 novembre dernier pour un tour du monde. Elle devait rejoindre Wellington en Nouvelle-Zélande. La navigatrice seule sur son bateau, –un monotype Solocean de 52 pieds et demi– a commencé à éprouver des ennuis après une collision avec un OFNI le 1er décembre. Elle s’est déroutée sur Port La Forêt en France pour réparer son coursier. Reparti le 12 décembre, elle a de nouveau éprouvé des problèmes mais cette fois avec le pilote automatique avant de voir son mât s’affaler avec les voiles. Dans une mer de déferlantes avec des vents de 25 à 30 nœuds, la navigatrice australienne a aligné plusieurs vrac pendant ses pauses de barre, et ce en raison des caprices de son pilote.
On ignore pour l’instant si Liz Wardley pourra repartir et si oui, quand elle pourra le faire. Les nouvelles sont plutôt encourageantes quant au bateau qui n’aurait pas subi de dommage majeur suite à ce démâtage.
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Et celui de Grant Wharington…
À quelques jours du départ de la Sydney-Hobart Ocean race en Australie, on apprenait le 10 décembre dernier que le bateau de Grant Wharington avait démâté. Heureusement, personne parmi les membres de l’équipage n’a été blessé. Le Etihad Stadium (c’est son nom) a perdu son mât alors qu’il faisait route à une dizaine de milles nautiques de l’île de Deal en Australie. Ce bateau n’est rien de moins que l’ancien Skandia Wild Thing qui en 2004 avait perdu sa quille et chaviré à quelques milles de l’arrivée de la Sydney-Hobart alors qu’il occupait la première position. C’est un bateau de 100 pieds très performant qui a gagné plusieurs courses prestigieuses dont la Sydney-Hobart 2003.
L’équipe s’est dépêtré pour trouver un mât au plus sacrant et le faire livrer par avion-cargo jusqu’à Sydney. Ils ont déniché le mât de l’ancien Alfa Roméo de Neville Crichton qui était entreposé en France. Quelques dizaines de milliers de dollars plus loin, l’espar livré est en ce moment à Sydney en train d’être installé sur le bateau pour lui permettre de prendre le départ le 26 décembre prochain de la Sydney-Hobart 2009.
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Décès de Roy E. Disney
En terminant, vous vous souvenez peut-être de Morning Light, le film de Walt Disney dans lequel on voyait un groupe de jeunes s’entrainer pour participer à la Transpac. L’homme derrière le projet était le neveu du célèbre et richissime maître de l’amusement, Walter Disney lui-même. Avec le programme de formation Morning Light, son descendant Roy E Disney a permis à de nombreux jeunes de vivre une expérience de vie extraordinaire et des plus structurante, certains d’entre eux allant même jusqu’à s’illustrer en mer et devenir des coureurs océanique professionnels. Or on a appris cette semaine la nouvelle de son décès des suites d’un cancer à l’estomac.
Roy E Disney avait 79 ans Il a participé à pas moins de 15 éditions de la célèbre course. Avec son bateau de 74 pieds, le Pyewacket 3, Il a même été le détenteur du record du parcours de 1999 à 2007. Il vivait à Hawaï depuis de nombreuses années.

Crédit-photo: service de presse de la Transat AG2R
Les prochaines heures seront déterminantes et nous diront si ce rythme soutenu permettra aux chasseurs de rattraper les proies. pour ça, ils leurs faudra combler des écarts aussi considérables que le 315 milles nautiques de retard qu’accusent par exemple le duo LeCam et Morvan sur leur cercle vert et qui, au dernières nouvelles, commençaient tout juste à accélérer, ayant enfin trouvé la pression des alizés. Au moment d’aller sous presse, ces derniers semblaient être les mieux placés pour rattraper les premiers. Mais rien n’est encore joué dans cet interminable suspens.