Chantier pour le Mach 40 d’Aloys Le Claquin.
Crédit photo Spi Médias communication © 2012
Le voilier a été démâté. Il fait présentement l’objet d’un carénage et d’une révision en règle. Une petite visite sur le chantier a aussi permis de constater qu’un souci d’infiltration d’eau par le hublot arrière a forcé le remplacement du joint torique.
La mise en chantier du bateau révèle par ailleurs la stupéfiante évolution architecturale du plan Manuard. Le bouchain est vif et semi-évolutif. Il part de l’arrière et rejoint presque l’étrave du coursier. Le coup de crayon de Sam Manuard est reconnaissable par la carène fuselée et le roof dont la longueur fait plus de la moitié du bateau. La quille est aussi impressionnante avec un voile plus large et plus mince, mais également un bulbe beaucoup plus fuselé. On a voulu diminuer de manière significative la résistance et la friction.
Le Mac’stick récupéré.
Dans les nouvelles générations, il est assez remarquable de constater que les mâts sont équipés de barres de flèche « dog legs » permettant une prise aux cadènes légèrement décalé vers l’arrière, ce qui offre encore plus de force aux traditionnelles bastaques et pataras. Mais surtout, cette innovation permet d’ouvrir la grand-voile un peu plus aux allures débridées. Nous avons surnommé cette barre de flèche le « Mac’stick » en raison de sa forme de bâton de hockey dont la palette ne serait disons « pas très conforme ».
Voile en Ligne a par ailleurs appris que le voilier Geodis l’a échappé belle. La rupture d’une cloison de mât pendant le convoyage entre Miami et Charleston a bien failli mettre fin aux espoirs de participer à la Transat Québec Saint-Malo pour l’équipe de Fabrice Amedéo . Le voilier a subi des dommages très importants qui ont nécessité un chantier de plusieurs jours dès son arrivée à Charleston.

Une équipe technique française a même dû se déplacer pour venir stratifier adéquatement la cloison du voilier. Le skipper Armel Tripon a bien voulu nous laisser prendre des photos de l’intérieur du coursier. Des clichés qui démontrent sans équivoque la gravité des dégâts et les importants travaux qui ont été nécessaires pour réparer le bateau.Heureusement, tout semble maintenant rentré dans l’ordre. Le gros de l’équipe est reparti en France et sera de retour pour la course.
Le légendaire Halvard Mabire qui vient de prendre part à plusieurs étapes de la Global Ocean Race sera à Québec pour la Transat Québec Saint-Malo. Halvard Mabire viendra donc défendre son titre, lui qui revendique la première victoire dans la class 40 sur cette course.

Crédit photo | GOR archives ©.
Le légendaire Halvard Mabire qui vient de prendre part à plusieurs étapes de la Global Ocean Race sera à Québec pour la Transat Québec Saint-Malo. Halvard Mabire viendra donc défendre son titre, lui qui revendique la première victoire dans la class 40 sur cette course.
C’est une très grosse nouvelle et elle n’est pas la seule. Le journaliste Fabrice Amedéo du célèbre magazine le Figaro s’en vient également sur Québec à bord de son Class 40 Geodis. Par ailleurs, on n’attend toujours la confirmation du Français d’origine québécoise Benoît Parnaudeau.
Ces deux nouvelles inscriptions portent le nombre de coureurs à 18 en Class 40 et à 22 bateaux au total, soit la plus grosse flotte pour une transat cette année. Il s’agit d’un score remarquable compte tenu des énormes difficultés économiques qui sévissent sur l’Europe depuis des mois.
Ce qu’il y a d’intéressant dans cette situation, c’est que comme plus on est de fous plus on rit, d’autres voudront sans doute se joindre à la fête, histoire de se mesurer. On pense à quelques Class 40 qui voguent sur la côte est des États-Unis dont notamment le redoutable Kiwi 40 FC, Bodacious Dream, propriété du skipper Dave Rearick et qui vient tout juste de sortir des chantiers néo-zélandais.
À défaut on ne sera pas moins gâté pour autant. Le Mach 40, Mare de l’allemand Jorge Riechers, l’Akilaria RC2 de Fabrice Amédeo et le Pogo 40 S2, Picoty, de Jacques Fournier. Ce ne sont donc pas les purs-sangs des mers qui manqueront.