Cela va de soi que ce premier classement ne veut pas dire grand-chose. Le départ des uns se faisant en vitesse tandis que les autres privilégiaient le cap. C’est en partie ce qui explique les écarts si insignifiants soient-ils en ce début de tour du monde.
Suite à un faux départ, l’anglais Mike Golding a été rappelé à la ligne. Déjà , un concurrent a quant à lui fait demi-tour pour cause d’ennuis électriques. Il s’agit du suisse Dominique Wavre sur Téménos II. Il devrait repartir ce soir. Il est en effet possible de revenir aux Sables d’Olonnes pour réparer en début de course sans enquérir de pénalité ni être disqualifié.
D’autre part, le jury de course est présentement réuni pour évaluer la sanction qui sera imposée au britannique Brian Thompson pour ne pas s’être conformé à la directive voulant que tous les équipiers doivent avoir quitté le bateau dans les quatre minutes précédent le départ de la course. Une décision devrait être rendue incessamment.
Fait à noter pour celles et ceux qui ont vécu le début de la course live sur la web télé du site du Vendée-Globe, la retransmission en direct du départ était totalement nul. Les diffuseurs français ont complètement raté ce rendez-vous historique. Il fallait avoir suivi le départ de la Volvo Ocean Race pour facilement comprendre et réaliser que le savoir-faire français en la matière est un gros zéro. Malgré une météo favorable, les images étaient floues et saccadées, on nous retransmettait toujours les clichés des mêmes concurrents, soit Vincent Rioux et Bernard Stamm. Il n’y avait que très peu d’images embarquées et finalement, la diffusion a été interrompue inopinément sans aucun avertissement ni salutation aux millions d’internautes qui s’attendaient assurément à une retransmission beaucoup plus longue. Bref, en termes de professionnalisme, on repassera…
Les organisateurs ont trois mois pour remédier au problème et s’amender en diffusant une arrivée digne de la hauteur de cette compétition qui je le rappelle, est historique !
C’est à suivre !
Les 60 pieds IMOCA participants à la Transat Jacques-Vabre nous auront maintenu sur le bout de notre chaise jusqu’aux derniers miles. C’est finalement le duo formé de Michel Desjoyaux et Emanuel LeBorgne sur Foncia qui aura eu le dessus sur celui de Marc Guillemot et Charles Caudrelier (Safran).

Bien sûr certain voudront parler de ce spi que l’équipe de Safran a déchiré en se disant que si cela n’était pas arrivé… Mais pour gagner, il faut d’abord terminer la course. En conséquence, c’est donc cinquante minutes plus tard que le bateau gris et orange a coupé la ligne d’arrivée de Salvador de Bahia, lui qui avait réussi à ramener à 9 petits miles la distance qui le séparait du leader.
Et que dire de la superbe troisième place de Cheminées Poujoulat. Bernard Stamm prouve ainsi qu’il n’a pas gagné la Velux 5 Oceans par défaut. Quant à Jean LeCam, sa quatrième place est certes décevante mais cela était prévisible. Beaucoup trop calé dans l’ouest du plan d’eau, Le roi Jean a dû contourner par l’ouest, l’île de Fernando de Norhona pour éviter de tirer un contre bord.

L’équipe de VM matériaux nous a cependant gratifié d’une très belle course. Aussi imprévisible qu’audacieux, LeCam a prouvé de manière éloquente que la course au large n’appartient pas qu’aux seuls tacticiens. C’est un milieu où l’imagination et la spontanéité ont encore une place. Le Québécois Mike Birch était quant à lui dernier et avançait petit train-train. Aux dernières nouvelles il n’était plus qu’à 278 miles de l’arrivée.
Chez les multicoques de 50 pieds l’heure est aussi aux réjouissances pour Franck-Yves Escoffier et Karine Fauconnier. Imaginez! Crêpes Wahou a maintenant la Route du Rhum et la Jacques Vabre à son tableau de chasse. Karine Fauconnier signe quant à elle un retour en force et reprend là où elle avait laissée, sa dernière course étant cette fameuse victoire en multicoque open 60 lors de la Québec-St-Malo 2004. Enfin, Anne Caseneuve récolte le fruit de ses nombreux efforts. Cette troisième place est pleinement méritée pour celle que beaucoup souhaite ardemment voir à Québec l’an prochain.
Chez les Class 40, Giovani Soldini et Pietro d’Ali font une course impériale jusqu’ici. Toujours en tête après la traversée du Pot au noir, seule un bris majeur pourrait dorénavant priver le duo italien de Telecom Italia du titre de cette première participation des Class 40. Aux dernier classement, ils étaient à 118 miles nautiques de Salvador de Bahia. Leur arrivée est prévue pour la nuit prochaine. À noter l’excellente course de Bertrand DeBroc qui suit en 4ième place à 166 miles du leader. Benoît Parnaudeau suit loin derrière à 529 miles de l’arrivée.
La Barcelona World Race.
Par ailleurs, en multicoque Open 50, C’est Franck-Yves Escoffier qui mène la flotte sur son Crêpes Wahou. Il est accompagné de la championne en titre de la dernière édition de notre transat, j’ai nommé nul autre que Karine Fauconnier… Ces deux là comptent déjà plus de 50 miles d’avance dans ce qui s’annonce pour être une véritable promenade de santé.
Chez les Class 40 la course est des plus excitante. Et encore là c’est quelqu’un de bien connue chez nous en l’occurrence Giovanni Soldini, qui occupe le haut de la formation avec environ 20 miles d’avance sur son plus proche poursuivant. Tandis que chez les multicoques 60 ORMA, Lionel Lemonchois et son Gitana XI ont repris l’initiative sur Franck Cammas et son Groupama.
Le début de la course a été intéressant et a permis jusqu’ici de valider la performance des bateaux (nouveaux et anciens) dans les petits airs. Les marins ont passé des nuits passablement longues à multiplier les changements de voiles. Constamment à la manœuvre et aux aguets du moindre coup de vent pouvant déstabiliser le bateau ou causer des avaries, deux choix s’imposaient : garder les yeux ouverts ou lever le pied. Parmi ceux ayant diminué le régime, on compte Jean Lecam et Gildas Morvan sur VM matériaux qui, malgré cela, tenaient toujours la dragée haute aux meneurs au moment d’écrire ces lignes. D’autres ont par contre choisi de ne pas ralentir. En jouant leur va-tout certains ont cependant payé le prix fort. C’est le cas de Johnny Malbon sur son Artemis qui a récolté une triste mise. Il fait présentement route vers Vigo suite à un démâtage lors du premier coup de tabac rencontré par les coureurs au large du Cap Finistère. Il est donc la première victime d’abandon de cette transat.
Cette situation de vents instables fait donc en sorte que l’on peut oublier d’or et déjà la course aux records dans cette édition 2007 de la Transat Jacques-Vabre si Éole ne collabore pas davantage dans les prochains jours. En effet, après la bulle anticyclonique qui nous a donné un début plutôt lent, voilà qu’un nouvel anticyclone s’annonce devant les coureurs, ce qui force ces derniers à changer de cap et à empanner vers l’ouest, rallongeant du coup la route vers les alizés qui, comme on le sait, constitue l’autoroute vers l’ouest et l’arrivée.
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Chez nos Québécois, Bruno Dubois (Ecover) occupait le 5ième rang 57 miles derrière Marc Guillemot. Pour ce qui est de Mike Birch, prit dans une zone sans vent, il se retrouve à 247 miles du meneur au 16ième rang. Finalement, Benoît Parnaudeau est à environ 40 miles derrière le leader Tim Progetto Italia et fait jusqu’à maintenant une très belle course.
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Vous rêvez de monter à bord d’un coursier de dernière génération ? Allez naviguer sur le site de la Transat Jacques-Vabre que vous retrouvez en hyperlien sur Voile en ligne. Dans la section multimédia du site de la transat, on vous propose une visite vidéo du nouveau bébé de Michel Desjoyaux, le Open 60 Foncia. Personnellement, j’ai été renversé par le confort tout à fait rudimentaire ainsi que l’aspect basic de la table à carte. On vous amène aussi dans l’antre du Groupamma et du Crêpes Wahoo. C’est à voir !
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Dès Samedi prochain le 10 novembre 2008, retrouvez sur ce site l’analyse de Georges Leblanc. Le skipper québécois commentera la première semaine de course. Il sera des nôtres à tous les samedi et ce, non seulement pendant la Transat Jacques-Vabre mais aussi pendant toute la Barcelonia Worlrd Race.















