Au classement, c’est toujours Marc Guillemot qui mène le bal, suivit de Roland Jourdain et d’un certain Loïck Peyron… Derek Hatfield connait un début plus que modeste, étant classé au 27ième rang derrière des bateaux beaucoup pourtant beaucoup plus vieux que le sien et du coup, ne bénéficiant pas des technologies que l’on retrouve sur le Algimouss-Spirit-of-Canada. Il a donc du se passer quelque chose. Au courant des prochaines heures, nous tenterons d’en savoir plus sur les raisons de cette contre-performance.
Par ailleurs, la flotte se prépare à un premier coup de vent. Fidel à sa réputation, le golf de Gascogne offrira des conditions de mer virile avec des creux de plusieurs mètres, des grains et des vents avoisinant 50 nœuds. Cela explique aussi que la flotte progresse présentement à des vitesses de limaces. Les bateaux sont en bikini, la plupart étant affublés de deux ou trois ris et d’une trinquette ou d’un foc tempête.
Extrait du compte-rendu du flash-info du site du VendéeGlobe :
Les dix skippers qui ont participé à la première vacation radio de ce sixième Vendée Globe faisaient le dos rond : « ça tape dur ! » indiquaient-ils tous… Le vent de Sud-Ouest restait encore calé à plus de trente nœuds avec des rafales jusqu’à quarante nœuds. Tous se préparaient à la bascule du vent au passage du front froid, rotation prévue vers 16h00. À l’arrivée de ce front, la brise devrait monter à plus de 45 nœuds sous les grains, puis mollir rapidement en tournant brutalement au Nord-Ouest : « il va y avoir un moment difficile entre la manœuvre de virement de bord qui prend une petite heure et le renvoi de la toile parce que la brise va descendre à 25 nœuds… » précisait Jérémie Beyou (Delta Dore).
Les 60 pieds IMOCA participants à la Transat Jacques-Vabre nous auront maintenu sur le bout de notre chaise jusqu’aux derniers miles. C’est finalement le duo formé de Michel Desjoyaux et Emanuel LeBorgne sur Foncia qui aura eu le dessus sur celui de Marc Guillemot et Charles Caudrelier (Safran).

Bien sûr certain voudront parler de ce spi que l’équipe de Safran a déchiré en se disant que si cela n’était pas arrivé… Mais pour gagner, il faut d’abord terminer la course. En conséquence, c’est donc cinquante minutes plus tard que le bateau gris et orange a coupé la ligne d’arrivée de Salvador de Bahia, lui qui avait réussi à ramener à 9 petits miles la distance qui le séparait du leader.
Et que dire de la superbe troisième place de Cheminées Poujoulat. Bernard Stamm prouve ainsi qu’il n’a pas gagné la Velux 5 Oceans par défaut. Quant à Jean LeCam, sa quatrième place est certes décevante mais cela était prévisible. Beaucoup trop calé dans l’ouest du plan d’eau, Le roi Jean a dû contourner par l’ouest, l’île de Fernando de Norhona pour éviter de tirer un contre bord.

L’équipe de VM matériaux nous a cependant gratifié d’une très belle course. Aussi imprévisible qu’audacieux, LeCam a prouvé de manière éloquente que la course au large n’appartient pas qu’aux seuls tacticiens. C’est un milieu où l’imagination et la spontanéité ont encore une place. Le Québécois Mike Birch était quant à lui dernier et avançait petit train-train. Aux dernières nouvelles il n’était plus qu’à 278 miles de l’arrivée.
Chez les multicoques de 50 pieds l’heure est aussi aux réjouissances pour Franck-Yves Escoffier et Karine Fauconnier. Imaginez! Crêpes Wahou a maintenant la Route du Rhum et la Jacques Vabre à son tableau de chasse. Karine Fauconnier signe quant à elle un retour en force et reprend là où elle avait laissée, sa dernière course étant cette fameuse victoire en multicoque open 60 lors de la Québec-St-Malo 2004. Enfin, Anne Caseneuve récolte le fruit de ses nombreux efforts. Cette troisième place est pleinement méritée pour celle que beaucoup souhaite ardemment voir à Québec l’an prochain.
Chez les Class 40, Giovani Soldini et Pietro d’Ali font une course impériale jusqu’ici. Toujours en tête après la traversée du Pot au noir, seule un bris majeur pourrait dorénavant priver le duo italien de Telecom Italia du titre de cette première participation des Class 40. Aux dernier classement, ils étaient à 118 miles nautiques de Salvador de Bahia. Leur arrivée est prévue pour la nuit prochaine. À noter l’excellente course de Bertrand DeBroc qui suit en 4ième place à 166 miles du leader. Benoît Parnaudeau suit loin derrière à 529 miles de l’arrivée.
La Barcelona World Race.
Chers lecteurs,
Plus que quelques jours avant le départ de deux courses qui risquent d’être parmi les plus captivante qui soit. En effet, c’est le samedi 3 et dimanche 4 novembre que s’élanceront les participants à la Transat Jacques-Vabre. Parmi les gladiateurs de la mer se trouvent des noms connus tel que Michel Desjoyaux, Loïc Peyron et Jean LeCam. Les deux premiers avec des bateaux flambant neuf tandis que le dernier bénéficiera des avantages d’une monture éprouvée. C’est là aussi une très bonne mise en jambe pour le Vendée-Globe 2008-2009. Le résultat de cette course donnera un bon aperçu de ce qui nous attend l’an prochain en termes de compétitivité.
Cette course sera aussi d’autant plus intéressante que trois québécois y prendront part. Le légendaire Mike Birch sera sur le Great American III. Il compétitionnera en compagnie d’un des skippers les plus brillants et les plus expérimentés du plateau, soit l’américain Rich Wilson dont le tableau de chasse n’a d’égal que la qualité de son Curriculum vitae. Ces deux là formeront le duo le plus âgé et le plus expérimenté de la course. De plus, leur bateau n’est rien de moins que l’ancien VM Matériaux de Patrice Carpentier qui a fait le tour du monde lors du dernier Vendée-Globe. Un plan Nivelt mis à l’eau en 1999 et qui est très performant. Cette équipe est donc à surveiller de près car elle est très susceptible de causer de surprises.
Mais celui ayant le plus de chance de ramener le graal c’est Bruno Dubois. Il naviguera sur un plan Owen-Clarke vieux de quelques semaines seulement en compagnie de Mike Golding. On s’attend à une excellente performance de l’équipe d’ECOVER qui voudra certes conjurer le mauvais sort qui s’est acharné sur Mike Golding lors du dernier Vendée-Globe (problèmes de drisse et avarie de quille) et de la Velux 5Oceans (démâtage).
Du côté des class 40, outre le retour de Florence Artaud le Québécois Benoît Parnaudeau est à surveiller, lui qui performe très bien depuis quelques temps sur son Jardin-Bio-Prévoir. Il a terminé deuxième sur la course Les Sables-Madère-Les Sables dont il a même gagné une étape.
Quelques semaines après la Transat Jacques-Vabre, une autre transat, celle là en solitaire, ramènera les skippers et leur bateau vers l’Europe en plus de servir de qualification pour le Vendée-Globe. La Transat B2B marquera aussi l’entrée en scène de Derek Hatfield et son Spirit of Canada. Sur cette course il y aurait jusqu’ici 15 ou 17 inscrits.
Autre nouvelle en importance concernant la Jacques-Vabre. Le directeur de la course Québec-St-Malo Jean-Claude Maltais m’a confirmé lors d’un entretien téléphonique, qu’une délégation québécoise sera sur place pour le départ du Havre, question de préparer le terrain pour la course de l’an prochain en rencontrant les gens de Penn Duick ainsi que les nombreux skippers présent sur place.
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La deuxième course en importance est la Barcelonia World Race. Ce tour du monde en duo, sans escale et sans assistance n’est rien de moins que le prologue du prochain Vendée-Globe. Elle donnera lieu à un véritable duel de titan. Elle mettra en vedette le vainqueur du dernier Vendée-Globe Vincent Rioux qui mettra à l’épreuve son tout nouveau PRB contre les dernières technologies chez des cabinets d’architectes concurrents.
Ainsi donc, on pourra voir à l’œuvre le fameux Paprec-Virbac de Jean-Pierre Dick équipé de la dernière technologie en matière de stabilisation, soit les fameux trim-tabs installés sur le tableau arrière du bateau. Le talentueux Alex Thompson sera de retour sur un bateau neuf tandis que Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias tenteront de jouer les trouble-fête sur Véolia environnement, un bateau éprouvé qui a fait l’objet d’un lifting complet au cours des récents mois. Trois mois de course au programme qui ne manqueront pas d’être excitants et riche en émotions et rebondissements de toutes sortes
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Les autorités de l’IMOCA ont annoncé leur calendrier de course pour les prochaines années et elles ont opté pour une démarche d’internationalisation de la classe. En d’autres mots cela signifie que les gens de l’IMOCA veulent des courses qui impliquent d’autres pays comme par exemple la Barcelonia World Race ou la transat anglaise. Cela est de bon augure pour l’avenir de la classe. Dans cette mesure, on peut ainsi espérer qu’un jour l’IMOCA mettra à son agenda la Québec-St-Malo, une démarche qui irait dans le sens des objectifs avoués de la classe. Mais pour cela, il faudra avoir un plan et travailler très fort.
Parallèlement, les autorités du Vendée-Globe ont annoncé leur programme de course. Ce Vendée-Globe 2008-2009 sera celui de tous les superlatifs. Il regroupera la crème des skippers et le nec plus ultra des cabinets d’architectes navals. La fine pointe de la technologie a été mise à contribution pour donner les meilleures chances de succès aux 25 skippers déjà pré-inscrits ce qui, soit dit en passant, constitue un record pour le nombre d’inscriptions. Jamais le titre d’une compétition nautique n’aura été convoité à ce point par une brochette de compétiteurs d’une telle qualité. Bref ce sera un duel dont on se souviendra, une pièce d’anthologie de l’histoire de la course au large. C’est à surveiller.
Pour toutes ces raisons, le présent blogue sera à l’affût de toutes les nouvelles et vous en fera part dans des mises à jours presque quotidienne. Vous êtes donc invités à suivre l’évolution de nos Québécois au sein de nos pages. Entrevues, documents vidéos, vacations, mise à jour des résultats et analyses vous seront communiqués ici-même. Restez donc à l’affût ! Nous seront là.
Nous souhaitons bon vent à nos Québécois et bonne course à ceux qui les suivront.








