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Articles avec le tag ‘Mike Golding’

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Crédit photo: Jacques Vapillon DPPI/ Vendée Globe

Le Vendée Globe se prépare avec fébrilité. Nous sommes à un peu moins de dix mois du coup de canon initial. Cette année, personne ne s’est bousculé au portillon pour s’aligner au départ des fous de la mer. La crise a eu l’effet d’un tsunami en Europe et l’on cherche encore l’épicentre du séisme financier en se demandant si les beaux jours sont dans le sillage ou devant l’étrave.

C’est dans ce contexte pour le moins morose que le Conseil Général de Vendée et les organisateurs du Vendée Globe ont été appelés à jouer les meneuses de claque. Leur tâche était titanesque. Il fallait convaincre à la fois les partenaires, les coureurs et surtout leurs sponsors. Rien de facile…

Évidemment, oubliez tout de suite les trente bateaux de la dernière édition. Ça reviendra un jour, nous en sommes persuadés, mais pas cette année. Autre signe que la crise fait mal, s’il en fallait encore, quand on voit des vétérans comme Yann Eliès et Jean LeCam toujours en recherche de partenaires à quelques mois du départ. Deux gars qui sont non seulement des valeurs sûres en termes de retombées médias mais qui en plus, peuvent aussi gagner la grande boucle de la voile.

Que ces gars-là ne soient pas au départ est carrément inconcevable. Déjà que Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain sont partis chez les MOD 70, imaginez maintenant l’absence de LeCam. Ça donnera un Vendée Globe un peu tout nu. Heureusement que l’on a Marc Guillemot, Armel LeCléac’h Vincent Riou.

Et puis d’un autre côté il y a eu de bonnes nouvelles ces derniers temps. Il y a d’abord la belle blonde Samantha Davies qui s’est entendue avec le groupe Savéol. Le fruitier épaulera la nouvelle maman dans son tour du monde. C’est une sacrée bonne nouvelle pour cette fille devenue une des stars du milieu de la voile à l’échelle internationale.

On a aussi Jeremie Beyou qui va survoler les vagues avec le volailler français Maître Coq. Qui ne serait pas content de revoir ce sympathique champion figariste revenir sur le plateau du Vendée Globe ? Personne ! Beyou y est allé de performances magistrales ces derniers mois et mérite amplement la chance qui lui est donnée. Il est à surveiller.

Troisième bonne nouvelle que la venue de Liz Wardley. Une fille et une athlète top niveau qui a déjà un tour du monde sur un monocoque à son crédit. Liz Wardley a testé le monotype de 52 pieds de la Solocéane. C’est une pro et une fille particulièrement sensible aux questions environnementales. Elle sera la référence sur ces questions.

L’italien Alessandro Di Benedetto est un autre nouveau venu. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore ce type, mentionnons que ce ministe revendique d’être le premier humain à avoir fait le tour du monde à la voile dans une boîte à beurre de seulement 6,5 mètres. Un gars qui a l’habitude d’être baratté dans tous les sens quoi…

Il y a aussi le jeune François Gabard qui s’est vu confier une monture de dernière génération. À 29 ans, le jeune homme a du chien et il n’ira pas jouer les touristes.

Finalement, il y a le retour des Arnaud Boissière, Dominique Wavre, Kito DePavant, Bernard Stamm, Mike Golding et Alex Thompson. Sans compter les autres qui attendent en coulisse, qui se cherchent des sponsors ou qui se la ferme en attendant le jour du dévoilement.

En définitive, les choses sont loin d’aller aussi mal que nous l’avions craint. Nous avons déjà 17 concurrents qualifiés et certifiés et d’autres sont en voie de s’ajouter. Pour une année de crise et un contexte aussi difficile, c’est déjà pas mal. Et preuve en est que le Vendée Globe est plus en santé que jamais et que la voile se porte bien. Félicitons-nous !



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Crédit photo: © MOCHET Marcel / AFP

Les arrivées se poursuivent à Puerto Limon où on a vu se succéder sur le tapis rouge, Kito De Pavant et François Gabart, Mike Golding et l’espagnol Javier Sanso ainsi que Michel Desjoyeaux et Jérémi Beyou. Les premiers sur Groupe Bel sont arrivés dans la matinée de mardi, un peu plus de neuf heures après  le gagnant Safran, tandis que le bateau de Mike Golding s’est présenté sur le fil d’arrivée hier en milieu d’après-midi. Quant à Foncia, il a également franchi le drapeau à damiers hier mais beaucoup plus tard en fin de soirée.

Parmi les quatre positions de tête, certaines sont des plus mérités. Hormis Marc Guillemot dont tous, sans exception, se réjouissent de la victoire, on n’a que de bons mots aussi pour Mike Golding qui a connu plus que sa part de déboires au cours des derniers mois. L’anglais a démâté lors du Vendée Globe, puis a ensuite perdu son sponsor Ecover. Et comme si cela n’était pas assez, son partenaire de traversée, le Québécois Bruno Dubois a été blessé lors de l’iShares Cup et contraint de céder sa place à l’espagnol Javier Sanso. Mike Golding a toutefois affirmé qu’en dépit du peu de temps de préparation dont disposait l’équipe, les résultats sont bons. Il est vrai que quelques mois d’entraînement sont toujours utiles pour parfaire le synchronisme d’un équipage, surtout lorsque l’on a peu navigué sur le bateau comme c’était le cas pour l’espagnol Sanso. 

Comment ne pas aussi penser à Jérémie Beyou qui a lui aussi perdu son sponsor après un Vendée-Globe écourté par la rupture d’une barre de flèche. Beyou, qui est parmi les plus talentueux de la nouvelle génération de skipper a rebondi avec, à ses côtés, Michel Desjoyeaux. Les deux se sont offert une quatrième place inespérée et termine avec le sentiment du devoir accompli. Bref, une très belle course pour Foncia qui malgré un choix tactique discutable, a finalement su tirer son épingle du jeu. 

Il reste présentement six bateaux en course. Parmi ceux-là, quatre sont en mode furtif. Il s’agit de W Hotels qui était à 203 milles de l’arrivée à son dernier classement connu. Alex Pella et Peppe Ribes bagarraient ferme pour garder Véolia environnement derrière. Le bateau de Roland Jourdain n’étant que 16 milles nautiques plus loin se faisait de plus en plus menaçant.

C’est encore pire pour Akena Vérandas qui devait composer avec la dérangeante présence d’Aviva tout juste derrière à moins de deux milles. Du côté de 1876, formée de Pachi Rivero et du légendaire Yves Parlier, ils sont ce matin à 270 milles de l’arrivé. Quant aux derniers en lice, Sydney Gavinet et Samantha Davies sur Artemis, ils sont au dernier classement, à plus de 430 milles de l’arrivée. Une course à oublier pour le duo franco-anglais… 

Tous sont maintenant en mer des Caraïbes et quelques arrivées devraient avoir lieu aujourd’hui ou tôt dans la nuit. Ce qui n’est pas le cas chez les multicoques qui eux se font attendre. Après la traversée croissant, confiture et café de Crêpes Whaou, Victorien Erussard et Loïc Fequet sur Guyader pour Urgence Climatique devraient faire leur entré à Puerto Limon dans le courant du week-end. Il faudra probablement une journée de plus à Lalou Roucayrol et Et Amaïur Alfaro sur Région Aquitaine-Port Médoc qui se trouvent 230 milles derrière. Quant à Hervé Cléris et Christopher Dietsch, le « petit Prince » de Bretagne doit se sentir bien seul à plus de 3000 milles du but. Pas le temps de se dessiner un mouton… On ne peut pas dire qu’ils manquent de détermination ceux-là.

En définitive, cette course aura été sauvée par la belle victoire de Marc Guillemot et les chaudes luttes que se sont livré et que se livrent toujours les IMOCA. Malheureusement, les nombreuses casses auront eu raison de la volonté des multicoques d’en découdre sur une première course majeure. Ce n’est pas faute de ne pas avoir essayé de façon franche et honnête. Mais les avaries subits par Prince de Bretagne 2 et Actual ont complètement bousillé les attentes qu’avait le public dans une course qui aurait pu s’avérer être un magnifique duel.

Mais la course au large est faite de ça. Des mois de travail parfois pour rien. C’est l’une des particularités de ce sport qui a évolué de manière fulgurante depuis le milieu de la décennie 1990. Beaucoup de prototypes, de pièces et de matériaux restent encore à découvrir et à peaufiner. Le défi demeure d’amener les machines au niveau d’excellence où se trouvent les coureurs depuis longtemps déjà. Et cela ne sera jamais une tâche facile.

Finalement, la mer a encore joué les trouble-fêtes en faisant office de barrière pour les uns et de wagon pour les autres. On ne peut qu’avoir une bonne pensée pour Jean LeCam qui a chaviré pour une deuxième fois en moins d’un an et aussi pour Alex Thompson sur qui, la guigne s’acharne injustement. Ce dernier en était vraisemblablement à sa dernière course avec son plan Finot. Il prendra bientôt livraison de l’ancien Pindar Team Barhein, le plus puissant monocoque de la classe IMOCA. Tous espèrent pour Alex que cette page se tournera et qu’incidemment, le grand blond au bateau noir trouvera enfin le chemin qui mène vers la victoire.

Un sort que mérite aussi Sébastien Josse qui accumule les déveines les unes après les autres. C’est tout de même paradoxal que les deux plus talentueux skippers du plateau IMOCA qui sont aussi parmi les plus charismatiques et sans contredit les plus beaux vendeurs de leur sport, soient en même temps ceux que la mer épargne le moins. Décidemment dans ce métier, le caractère se forge à grand coup de déferlantes sur la caboche.    
 


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Le navigateur canadien Bruno Dubois ne participera pas à la Transat Jacques-Vabre. C’est ce qu’a annoncé l’équipe de voile de Mike Golding hier. Il sera remplacé par le marin espagnol Javier Sansõ.

C’est évidemment une déception pour bon nombre de Québécois qui connaissent bien Bruno Dubois qui est peu comme le gars de la place. Mais tous comprennent que cette décision n’a certes pas été prise de gaîté de cœur et qu’après le traumatisme subit lors de l’iShares Cup, il était à prévoir que ce dernier allait reconsidérer sa participation à la Transat Jacques-Vabre.

Pour celles et ceux qui ne serait pas au courant, rappelons que Bruno Dubois a été sérieusement blessé lors de l’étape de l’Ishares Cup tenue à Amsterdam. Lors d’une manœuvre, le catamaran Ecover sur lequel il se trouvait a été surpris par un coup de vent et a chaviré. Le marin a alors reçu des morceaux du bateau sur la tête. Il a été coupé au cuir chevelu et a dû subir une intervention chirurgicale de plusieurs heures pour recoudre la peau du crâne.

Il faut savoir que la décision de s’élancer dans une course océanique n’est de toute façon jamais prise à la légère et ce, même pour les coureurs professionnels. Il faut être en excellente condition physique et du coup, avoir l’aval à la fois du médecin traitant et du médecin-chef de la course. De surcroît, hormis les célibataires, ce type de décision se prend rarement seul.

Mais surtout, il faut comme on dit souvent, « le sentir en soi ». Ce genre d’épreuve demande une préparation psychologique importante. Et si vous ne vous sentez pas d’attaque, il est inutile de tenter votre coup. Vous risquez de faire un mauvais voyage. Or bien qu’on ignore les motifs derrière la décision de Bruno Dubois, il est probable que d’une manière où d’une autre, il ne se sentait pas prêt à retourner en mer. Il est aussi clair que la décision a été sagement murie. Ce sera donc pour une prochaine fois…

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