Voile En Ligne 2013-06-18 @ 02:59:25 -04:00 UTC
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mod 70

Route des Princes: Oman Air s’impose à Lisbonne.

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Crédit photo: Site Oman sail et  Dominique Le Roux ©

La est une nouvelle course réservée exclusivement aux multicoques. La course se déroule en quatre étapes. Le départ de Valence est suivi d’arrêts à Lisbonne, Dublin et Plymouth avant de se terminer dans la baie de Morlaix le 30 juin.

Trois classes sont en lice, soit les , les Multis 50 et la classe Ultime, cette dernière regroupant des coursiers hors classe aux dimensions de plus de 80 pieds. La première édition a débuté il y a quelques jours et a mis en vedette neuf équipes inscrites dont huit ont pris le départ de Valence le 9 juin dernier.  omanair_equipe

Parmi ces équipes, il y avait quatre Mod 70, trois Multis 50 et un ultime, celui de Lionel Lemonchois qui coure sous les couleurs du fruitier légumier Prince de Bretagne.

Chez les Multis 50, le nouveau coursier de (Arkema-Région Aquitaine) a fait ses premières flammèches en remportant brillamment l’étape Valence-Lisbonne. Il a devancé Actual d’yves LeBlévec et FenêtréA Cardinal du skipper .

C’est d’ailleurs un très sérieux avertissement que vient de lancer Lalou Roucayrol à ses adversaires. La Transat Jacques-Vabre se déroulera l’automne prochain et Lalou sera là… Qu’on se le dise! S’il peut compter sur une monture fiable et rapide, il sera dur de le garder dans le tableau arrière. Roucayrol est probablement l’un des skippers les plus sous-estimés à l’heure actuelle sur le circuit des Multicoques. Mais il est expérimenté et s’il dispose des atouts nécessaires, il peut être un sérieux candidat au titre.

Chez les Mod 70, victoire convaincante d’ avec à son bord le néo-Québécois d’origine irlandaise . L’équipe du skipper français Sydney Gavinet a triomphé devant de et du skipper . Oman Air- est la seule à avoir survolé le parcours en moins de deux jours terminant même devant l’ultime de 80 pieds de Lemonchois.

Prochaine étape samedi de ce week-end entre Lisbonne et Dublin. Vous pouvez suivre cette course en visitant l’adresse suivante:

 www.routedesprinces.fr 

 

 

Krys Ocean Race: Pari tenu!

L’enjeu était de taille pour la classe . Mais le pari a été relevé avec succès.

Crédit photo: Thierry Martinez

La classe des MOD70 ne pouvait pas manquer son coup. Il fallait que ça passe sans casser. Le bébé du monde de la course au large a du mal à marcher. Il a tombé une première fois avec la perte de Veolia qui a rendu le jouet au magasin. Cette fois-ci les MOD se devaient de faire leur entrée de la bonne manière.

Les organisateurs ont fait ce qu’ils ont pu pour tenter d’attirer le regard des Américains sur ces magnifiques multicoques qui frappent l’imaginaire du monde de la navigation. Mais est-il besoin de rappeler que des merveilles architecturales comme les VO70 de la Volvo Ocean Race ont fait chou blanc à Miami? Imaginez!

Le problème de la voile réside essentiellement dans les perceptions populaires liées à ce sport et la façon médiocre avec laquelle la discipline  est vendue. Tant et aussi longtemps que des coureurs dirigeront les circuits de course et les classe de bateaux, oubliez le succès commercial. En Voile, l’offre est dosée de manière anarchique. Le milieu, loin de s’impliquer considère plutôt les coureurs comme des pigeons à plumer et pour finir, le grand public n’y comprend rien à rien.

L’Américains moyen s’étonne de voir des types qui s’émeuvent devant un bateau qui fait en une journée, la distance qu’une voiture de stock-car fait en trois heures. Pour lui, la course est tout simplement trop longue, en plus d’être l’affaire de Newport, Martha’s Vineyard et autres lieux d’aisance réservés à une caste de privilégiés.

Voilà pourquoi l’aventure humaine est si importante. Pour les Américains, rien de mieux qu’un bon scénario hollywoodien où l’on retrouverait d’une part les méchants Desjoyeaux faisant face au bons Guichard. Avec pour finish un combat singulier avec la voix de Seb Josse lâchant une réplique du genre Rambo:  » me fait pas chier sinon je te ferai une guerre comme t’en a jamais vu ». Heureusement, la course au large est loin d’être un scénario de film. Quoi que parfois, elle s’en rapproche.

La monotypie est surveillée de près. Assurément, les bateaux vont demeuré des sous-marins ou même pire, comme en fait foi le nouveau VO65 de chez Farr qui a été qualifié de ratage total par certains coureurs. Pour Halvard Mabire rencontré récemment, ce bateau est tout simplement invivable. « Déjà que le VO70 était débile, imaginez maintenant ce triste plan Farr (…) » a déclaré le patriarche de la Class 40 qui n’a pas moins de cinq Whitbread à son actif.

Dans ce monde où chacun a sa petite histoire d’horreur financière à raconter et où les vagues les plus hautes sont surtout dans le bureau du banquier, les MOD 70 n’avaient pas deux chances. Si les Américains ont regardé dubitatif ces merveilles de la technologie, parfois en croyant qu’il s’agissait de grues flottantes, la classe elle, ne devait pas s’arrêter à ça pour autant.

Paris dans des conditions plutôt mollassonnes, les MOD en ont profité pour donner un beau spectacle de balai aquatiques avant de passer la surmultiplié. Et quand cela s’est mis à décoller, il fallait retenir autant le chapeau que les brettelles. a prouvé que l’expérience acquise de la coupe America et des Extreme 40 compte pour quelque chose. Guichard a enfumé ses adversaires avec un temps de 4 jours 21 heures 8 minutes.  a terminé 71 minutes plus tard et Michel Desjoyeaux a complété le podium.

Est-il besoin d’ajouter qu’une casse majeure du genre bras de liaison ou chavirage et toute les classe est mis au banc. Ce qui n’est heureusement pas advenu. Au plus des foils et une dérive cassés mais rien de structurel. Rien qui ne puisse remettre en question la fiabilité des machines. Soulagement pour tous, le gros test est passé. Et comme de juste, si les Américains sont timides, les Brestois eux, donne dans la fête pour le retour de nos valeureux guerriers de la mer. Note de passage: 78%

Krys Ocean Race: C’est parti!

Les cinq fauves de la ont été lâché hier matin à 11h00, heure de chez nous.

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Partis de New-York les dévalent vers le sud à des moyennes tournant autour des 30 noeuds. Les vitesses moyennes de rapprochement sont toutefois modestes puisque que la vitesse a été préférée au cap. Ce choix s’explique par une sortie rapide du Golfstream couplé au passage d’un train dépressionnaire que les cinq engagés espèrent bien pouvoir accrocher.

Ce choix stratégique adopté par toute la flotte donne un début de course endiablé. Les positions de tête changent sans arrêt et le peloton se tient serré, certains naviguant même à vue.

Cette première grande course océanique est le véritable premier test et le baptême du feu pour la classe de MOD 70. La note de passage est obligatoire. La classe a vécu des heures sombres ces derniers mois avec le retrait de Veolia et il semble que les jours difficiles ne soient pas encore derrière le nouveau bébé de la course au large. d’autres bruits de ponton courent et ils ne sont pas très joyeux.

Le contexte économique européen n’est pas de tout repos. Lees sponsors sont timides et difficiles à convaincre.

Mais jusqu’à maintenant, le spectacle en vaut grandement la peine. Les géants de 70 pieds répondent plutôt bien. Touchons du bois!

Prochaine étape le virement de bord en direction des Scilly qui devrait se faire dans les prochaines heures. En ce moment, la flotte navigue tribord amure. Seul Race for the water semble tirer légèrement de la patte à 16 milles du premier.

Vous pouvez suivre la course sur
www.krysoceanrace.com.
ll existe également une application Apple et Droid. disponible sur Applestore et Googleplay.

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