
Crédit photo: © Voile en Ligne
Le voilier Ocean-Phenix a retrouvé son élément le samedi 1er mai au terme d’une délicate opération de remise à l’eau tenue dans la matinée. Plusieurs membres de l’Équipe de Voile Océanique Georges Leblanc s’étaient donné rendez-vous pour assister le skipper dans cette étape qui donne toujours quelques sueurs aux dizaines de curieux venus s’agglutiner au Parc Nautique de Lévy pour voir la scène.
D’ailleurs, le coursier n’est pas retourné à l’eau sans mal. Les roues avant du ber devront faire l’objet d’un bon ajustement dans le courant de l’été. « Nous étions quelque peu limite » a déclaré le skipper à Voile en Ligne à la suite de cette mise à l’eau. En effet, l’équipe profite toujours des grandes mers de mai pour remettre le bateau dans le fleuve. Mais cette année, les marées ne sont pas très élevées en raison du faible volume de neige accumulé durant ce dernier hiver qui fût particulièrement doux.
Pour revenir à l’Ocean-Phenix, mentionnons qu’il est maintenant de l’intention de Georges Leblanc d’effectuer certains ajustements dans la grand-voile. « J’attends une journée sans vent. Je veux revoir l’emplacement de certains éléments sur cette voile. Évidemment que je dois attendre la journée propice. Je n’ai pas le goût de me retrouver avec un coup de vent alors que je suis amarré. Le bateau risquerait de s’envoler (…) » déclare le sympathique skipper en riant. Le VO60 a fait l’objet d’un important chantier d’hiver. L’aménagement intérieur a été refait pour plus de confort et de fonctionnalité. Les joints toriques de l’arbre d’hélice ont également été changés et le système de ballast a fait l’objet d’une révision complète.
L’équipe a à son calendrier de course la Route Halifax-Saint-Pierre le 10 juillet prochain. Le Ocean-Phenix sera aussi nolisé pour le programme de formation élite de Formation Nautique Québec. Georges Leblanc prévoit effectuer ses premières sorties sous voiles d’ici deux semaines environ.
En terminant, mentionnons que, comme l’an passé, le bateau sera amarré au quai numéro 5 de la marina du vieux port de Québec. Georges Leblanc aurait bien sûr souhaité s’amarrer au Parc Nautique de Lévy où se trouve bien entendu, nombre de ses supporters étant donné qu’il est originaire de la ville de Lévis. Mais hélas, le tirant d’eau du Ocean-Phenix est trop fort et le bateau risquerait de talonner à marée basse. Les gens de Québec auront donc le privilège de voir le coursier en même temps qu’ils pourront serrer la main et adresser quelques mots à Georges Leblanc lors de ses présences au vieux port. Pour les intéressés, le bateau est facile à reconnaître. Il est le seul à avoir un mât de la hauteur des élévateurs à grain…      Â

Photo: archives
C’est connu que Georges Leblanc ne passe pas son hiver à Hiberner. Néanmoins, à l’instar des marmottes, on peut le voir se pointer le nez assez régulièrement hors du cockpit de son bateau. Mais s’il est une analogie qui puisse être faite entre un animal et Georges Leblanc, C’est plutôt du castor dont il sera question. Car le skipper de Lévis s’est rempli un cahier de charge qui de son propre aveu, ne pourra vraisemblablement pas être terminé complètement avant la mise à l’eau de son VO60 prévue pour le premier mai. Et avec le tirant d’eau nécessaire pour permettre au voilier de retrouver son élément, il n’y a pas une minute à perdre. La marée n’attendra pas.
Encore cette année, le voilier traversera le fleuve pour s’amarrer au Bassin Louise. Il n’y a pas assez d’eau au Parc Nautique de Lévis pour semblable bateau. Le bébé de Georges a besoin de plus de 14 pieds de liquide pour être assuré de ne pas talonner. Voilà pourquoi c’est le blitz pour Georges Leblanc. Pas question de traverser le bazar du côté nord du fleuve. Son conteneur est sur la rive sud. Une boîte pleine de voiles, de pièces et d’outils. Traverser ça coûterait une fortune. Il faut donc en faire le plus possible pendant que le voilier est encore en chantier.
Hormis les appendices qui ont été réparés de leurs légères balafres, il reste la pose d’un bon antifouling sur la carène. Les partenaires doivent aussi être visibles sur le bateau dès sa mise à l’eau. Il faut donc enlever les vieux autocollants pour y apposer les nouveaux. Mine de rien, il faut quand même le faire et prendre le temps qu’il faut pour ça…
Le plan de pont est aussi revu pour permettre de performer en équipage réduit. Les 35 voiles doivent être évaluées. Les meilleures seront retenues. D’autres seront ajustées pour être fixées avec des mousquetons sur le bas étai qui n’existe pas encore mais que Georges compte ajouter bientôt. Au total, 10 voiles seront retenues pour la configuration de course. Les autres serviront pour les entraînements.
Des batteries seront installées, avec en prime, une nouvelle génératrice. Le joint torique de l’un des ballasts doit aussi être remplacé. Du côté de l’électronique, une station de navigation sera installée sur chacune des barres-roue. Un AIS sera aussi installé dans les prochains jours.
À l’intérieur, Georges Leblanc a d’ores et déjà réaménagé sa cuisine et son bloc sanitaire pour plus de confort et de commodités. Taquets, cordages et safetyline de winch sont aussi à réparer ou à changer. On a aussi entendu des rumeurs qui veulent qu’un bout dehors finisse par garnir l’étrave…
Georges Leblanc a maintenant plus de 8000 milles nautiques de route au compteur avec ce bateau. Il a passé l’année 2009 à étudier le comportement du voilier. En 2010, il ne cache pas qu’il veut le pousser un peu plus et performer. Inscrit à la Route Halifax-Saint-Pierre et Miquelon, l’équipe de Voile Océanique de Georges Leblanc aura des adversaires de tailles. Derek Hatfield et son Spirit of Canada seront là . Il sera intéressant de voir qui des anglais ou des français gagnera cette bataille des Maritime dans ce retour sur les traces de l’explorateur Jean Cabot…

Photo dans l’ordre habituel, première rangée : Michel Boivin et Georges Leblanc, Alain Rochon, Joël Crépeault, Manon Marois, Sonia Cormier, Louis Boulianne et Martin Dumont, deuxième rangée: Claude Champagne, Guylain Noël, Martin Aubé, André Bégin-Drolet, François Labarre, Laurent Joyal et Pierre Lepage.
La première mouture du Programme de Formation Élite donné par Formation Nautique Québec a été dévoilée hier lors de la première rencontre du groupe qui se tenait aux locaux de l’entreprise sur le boulevard Charest à Québec. Le skipper Georges Leblanc était présent. Et à l’instar de toute l’équipe de Formation Nautique Québec, le skipper du Océan Phenix avait hâte de rencontrer celles et ceux qui monteront sur son bateau cette année.
Du côté de Formation Nautique Québec, on est agréablement surpris de la réponse obtenue pour cette première édition de ce nouveau programme consacré essentiellement à la formation des coureurs. Rencontrée sur place, madame Michelle Cantin, coordonatrice chez Formation Nautique Québec a avoué qu’elle et son équipe ont été quelque peu prises de court par l’engouement suscité par ce programme. « Nous aurions aimé accueillir plus de gens mais le preogramme est complet pour cette année. Nous désirons avant tout le roder et nous sommes préoccupés d’offrir un bon encadrement qu’un surnombre d’étudiants peut compromettre. Nous préparons une deuxième édition pour l’année 2011. Voilà pourquoi nous désirons y aller plus graduellement (…) » nous a confié Madame Cantin.
« Nous avons eu des demandes de partout au Québec et même de l’étranger. Par exemple, on a eu des appels de l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon. Des gens voulaient un programme échelonné sur quatre semaines. On ne dit pas non à ce genre d’idée, mais pour l’instant, nous sommes à évaluer les possibilités. Nous aviserons en temps et lieu(…) », poursuit Madame Cantin.
Â
Le programme offert possède déjà des attributs qui en feront une démarche de formation très intense. Le volet pratique sera très engageant au point de vue du conditionnement physique tandis que le contenu académique sera aussi riche qu’exigeant. Les étudiants seront appelés à effectuer des rotations à tous les postes. On y développera les potentiels en fonction des capacités et talents de chacun. Mais d’emblée, tous seront appelés à développer leur polyvalence. Empannages, virements de bord, prises de ris, navigation de nuit et dans le gros temps et réglage des voiles, urgence en mer, etc. Les étudiants auront aussi des travaux d’analyses et de mises en situation qu’ils devront faire seul et/ou en équipe.Â
Chaque étudiant sera par la suite évalué de façon théorique et pratique. L’objectif du programme est de développer des habiletés et une aisance comparables à celles que possède la plupart des grands coureurs océaniques pour être en mesure d’opérer un voilier de course de la manière la plus fluide et rapide possible. Un défi dont les coûts sont fort abordables. Cela aussi surprend quand on considère le volume considérable de compétences que ce programme permettra d’acquérir.











