
Voile en Ligne sera à bord du voilier de Georges Leblanc, le Ocean-Phenix le 4 septembre prochain. Nous quitterons alors Québec en direction de Cap-à-l’Aigle. Georges Leblanc prévoit effectuer quelques tests en chemin. Le skipper de Lévis nous a donc invités à prendre part à cette descente du St-Laurent pour vivre l’expérience d’une navigation à bord de l’un des plus puissants voiliers au Québec. Puis durant le week-end des 5 et 6 septembre prochain, nous effectuerons une couverture complète de la course du Triangle de Cap-à-l’Aigle.
Le Triangle de Cap à l’Aigle est l’un des évènements phare de la saison de voile pour ce magnifique port de refuge situé à quelques kilomètres seulement de la ville de La Malbaie. Cette année. Le triangle revêt ses plus beaux atours et ses allures de fêtes. En effet, Le Port de Refuge de Cap-à-l’Aigle célèbre le vingt-cinquième anniversaire de sa mise en service. Voilà donc une excellente occasion de saluer les gens qui par leurs magnifiques efforts ont marqué l’histoire de l’une des plus belle marina à l’Est de Québec.
Le Triangle est une course dont l’historique ne remonte pas à hier comme en témoigne le résumé que l’on peut lire ici même ainsi que sur le site internet du Port de Refuge de Cap-à-l’Aigle que nous vons invitons d’ailleurs à visiter à l’adresse suivante:
Il s’agit d’une course au large s’étalant sur deux jours et ouverte aux voiliers, peu importe leurs dimensions et potentiel de performance. Les inscriptions se font en classe participation A ou B ou en classe compétition (Grand-Prix). Les résultats sont compilés après correction des temps et vitesses selon une table de handicaps reconnue par les fédérations de voile.
La première course, la plus longue, a lieu le samedi précédant la Fête du Travail sur un parcours variant entre 20 et 40 miles nautiques selon les heures et amplitudes de marée et les vents prévus. Elle met en jeu le trophée Edmond Desgagnés qui a été offert par les descendants du célèbre capitaine de Saint-Joseph-de-la-Rive et conservé au Port de Refuge de Cap-à-l’Aigle. La journée se termine par un souper sous le chapiteau et une soirée animée.
Le lendemain, une deuxième régate mobilise la flotte pour un trajet plus court suivi de la compilation puis de l’annonce des résultats. Le skipper du bateau ayant obtenu le meilleur pointage cumulatif pour les deux courses reçoit la Coupe Crescent-Price.
L’histoire de cette régate remonte au 19e siècle alors que les plaisanciers de Québec disputaient une course au large dans l’estuaire du Saint-Laurent. En 1900, le capitaine et l’équipage du HMS CRESCENT offrirent une coupe pour couronner l’évènement. Les deux premières éditions furent remportées par le Yawl JAMBOREE, appartenant à William Price dont le fils remit la coupe de façon permanente au Yatch Club de Québec. Elle s’appelle depuis la Coupe Crescent-Price et est remise en jeu lors d’une course annuelle organisée dans le secteur de La Malbaie.
Depuis 1986 le Port de Refuge de Cap-à-l’Aigle est affilié au Yatch Club de Québec et organise la course conjointement. Pendant les 15 dernières années les inscriptions ont varié entre 28 et 75 voiliers, pour une moyenne d’environ 40. Elle attire des plaisanciers venant simplement disputer une course amicale, d’autres qui veulent expérimenter la régate en eau salée avec marées et courants. On y rencontre aussi des équipages aguerris, habitués de la course au large, certains ayant déjà participé à diverses courses internationales, à des transats et même fait le tour du monde.
Il s’agit donc d’un évènement nautique important, un rendez-vous à ne pas manquer…
Bienvenue à tous.
Le premier Festival du bateau classique de Montréal a connu un franc succès. Selon son promoteur Monsieur Simon Lebrun que nous avons interviewé samedi après-midi, le Festival est un succès de participation. Monsieur Lebrun évaluait le nombre de visiteurs autour de 15000 pour la seule journée de samedi. « Ces données forts intéressantes influenceront certes de manière positive la réflexion quant à un retour de l’évènement dans les années à venir » a affirmé Monsieur Lebrun.
L’initiative est en tous cas réussi, à tous le moins sur le plan qualitatif. L’aménagement sur place était intelligent et l’observation des bateaux de collection était facile pour le public. Quant aux bateaux eux-mêmes, ils avaient de quoi laisser les profanes pantois. Garnies de magnifiques pièces de bois de teck, le revêtement de vernis se compte presque en centimètres d’épaisseur. Des milliers d’heures de polissage du moindre petit pouce de laiton ont aussi donné à ces bateaux, un cachet unique.
Les bateaux à moteur ne sont pas la tasse de thé de Voile en Ligne mais il faut avouer que ceux que nous avons vu faisait carrément rêver. D’ailleurs, quelques couples ayant convolé en juste noces sont venu prendre quelques photos sur lesquelles, il ne manquait sans doute en arrière plan que le sable des plages antillaises… Mais malgré cela, le site choisit était idéal autant pour les visiteurs que les exposants.
La place faite aux initiatives comme celle de Didier Epars qui tente de sauver la goélette Grosse-Île était également une fort bonne idée. D’ailleurs, Simon Lebrun n’hésite pas à dire que sa démarche va dans le sens de la préservation et de la sauvegarde du patrimoine maritime, un trésor malheureusement trop souvent laissé à l’abandon, un avis partagé par l’un des plus illustres marins québécois, Yves Gélinas, que Voile en Ligne a eu l’insigne honneur de rencontrer lors de son passage au kiosque de Monsieur Epars.
Finalement, le public a pu voir et même monter à bord du Ocean-Phenix de Georges Leblanc. Le VO 60 s’est amarré toute la fin de semaine à quelques pieds du site, tout juste de l’autre côté du pont donnant accès aux écluses. Le public intrigué en a profité pour rencontrer le skipper qui s’est prêté au jeu de bonne grâce en répondant aux innombrables questions sur ce qu’est la vie en mer à bord d’un coursier.
C’était d’ailleurs une des rares occasions pour le public montréalais de voir le Ocean-Phenix qui a par la suite, repris sa route vers Québec. Georges Leblanc préparera dans les prochains jours son bateau en vu de sa prochaine sortie, le Triangle de Cap-à l’Aigle durant le premier week-end de septembre.

Georges Leblanc est sorti avec l’Océan–Phénix sous voiles ce matin. Il a franchit l’écluse libre en compagnie du sympathique animateur de TVA, Marcel Bouchard pour une balade et un tournage sur le fleuve en face de Québec. Parlant de Marcel Bouchard, mentionnons que ce dernier est un grand amateur de voile. L’animateur-vedette de TVA voulait ainsi se familiariser avec le comportement d’un VO60. Les images tournées seront diffusées quelque part en juillet. Voile en Ligne vous tiendra au courant de la date et l’heure précise quand ceux-ci seront connues.
Pour revenir à cette sortie, il semble que le prof d’éducation physique en ait eu pour son argent. Une jolie brise de 7 à 9 nœuds a permis de pousser un peu le bateau au vent de travers à près de dix à douze nœuds et à sept nœuds au près.
Les premiers commentaires de l’animateur sont d’ailleurs éloquents. « Ce bateau est une bête. Il monte au près avec une facilité déconcertante. Il est très performant. Parallèlement il est aussi très physique. On s’épuise à naviguer sur le fleuve avec un engin pareil car il traverse tellement vite qu’on est obligé de multiplier les changements d’amure. Un plan d’eau beaucoup plus grand est donc indispensable pour pousser cette machine à fond car elle est définitivement faite pour l’océan. De plus, on a beau être familier avec la voile, reste que ce bateau là est très technique. Il faut beaucoup de connaissances pour manier ce type de coursier et le pousser au maximum. Un équipage expérimenté et en très bonne condition physique est absolument nécessaire ».
Pour l’occasion, hormis Marcel Bouchard et Georges Leblanc, l’équipe était composée du Sherbrookois Marc Drouin, de Jacques Dupuis, Lucas Gagné et Johnn Perrier. Ce dernier faisait d’ailleurs parti de l’équipe de convoyage ayant ramené le bateau d’Europe au mois de mai.
Depuis lors, Georges Leblanc s’est affairé à réparer les petits bobos que le coursier avait subit durant la traversée de l’Atlantique. L’une des plus grosse pièces à changé fût entre autres le tuf luff sur l’étai avant. La pièce avait beaucoup souffert de son séjour dans un hangar. Au fil des mois, le plastique qui la compose s’est desséché. La pièce s’est rapidement cassée après quelques jours de mer et a donc dû être remplacée.
L’Océan-Phénix a aussi effectué sa première sortie au Québec lors des dernières semaines. L’équipe de Voile Océanique s’est rendue à Cap-à-l’Aigle puis à Rimouski. Un voyage qui a permis de poursuivre une mise en contexte qui durera encore plusieurs semaines. « Je suis toujours en phase de familiarisation avec la conduite de ce nouveau coursier » disait Georges Leblanc au terme de ce premier voyage durant lequel l’équipe a aussi effectué quelques sorties corporatives. « Le bateau est si puissant qu’il est facile de se faire peur. Et comme le plan de pont est fait pour manœuvrer à 8 ou 12 hommes d’équipage, vous comprendrez que je me dois de me tenir tranquille » a tenu à ajouter le skipper de Lévis.
Chose certaine, un énorme chantier attend l’équipe au terme de la saison 2009. Georges Leblanc a des plans sur sa planche à dessins. « Des aménagements seront faits pour améliorer le confort du bateau. Je cogite présentement un intérieur plus convivial que nous avons d’ailleurs déjà commencé à élaborer. Nous accueillons parfois des gens pour qui le confort revêt une certaine importance. Pour l’instant ça va. Mais nous voulons quelque chose de mieux. C’est agréable de naviguer en ce moment et ce le sera encore plus quand nous aurons complété notre chantier visant à améliorer cet aspect là ». De conclure Georges Leblanc.
Le bateau entre maintenant dans une phase intensive de préparation visant à le configurer pour la Course Jacques-Cartier 2009. Georges Leblanc quittera ensuite Québec le 16 juillet pour Cap-à-l’Aigle d’où le départ sera donné le 20 juillet prochain.





