Georges Leblanc est arrivée hier en fin d’après-midi à la marina du Parc Nautique de Lévy. L’accostage s’est fait sous les regards intrigués de quelques dizaines de badeaux. Le VO 60 avait d’abord été rejoint près de Beaumont par une équipe de tournage du réseau TVA accompagnée de quelques embarcations. Puis ce fût l’accostage et les retrouvailles avec la famille. Ces dernières furent toutefois de courte durée, en raison des pressantes entrevues à accorder aux médias. Georges Leblanc affirme avoir fait un voyage impeccable. Hormis quelques petits bris ça et là et qui sont tout à fait normaux lors d’une traversée de l’océan, le bateau s’est bien comporté. Il est rapide, vif et répond bien aux différentes manœuvres. Comme le bateau ne peut rester à la marina du Parc Nautique de Lévy en raison de son tirant d’eau, Georges Leblanc a quelques minutes plus tard, traversé son coursier au ponton d’attente du Bassin-Louise à Québec. Le bateau y sera accosté en attendant qu’un ancrage soit installé au fond de la crique adjacente au Parc Nautique de Lévy. Dès que ce la sera fait (on parle de la semaine prochaine) le bateau pourra y être laissé au mouillage. En attendant, les gens de Québec peuvent avoir la chance d’observer le magnifique VO60 .



Georges Leblanc est arrive à Halifax le jeudi dernier le 14 mai peu avant 17heure. Au terme de la traversée de 19 jours qui s’est déroulé sans problème, L’équipage s’est semble-t-il empressé de prendre une bonne douche et de manger un bon steak selon le communiqué que l’on peut lire sur le site internet du skipper. Puis le groupe s’est ensuite dispersé. Pendant que les uns prenaient l’avion pour rentrer chez eux, les autres sont retournés au bateau et ont repris la mer en direction du détroit de Canso.
Aux dernières nouvelles, le bateau avait franchit le canal et faisait route au portant à 11 nœuds de vitesse moyenne le long de l’Île du Prince Edward, en direction du détroit de Northumberland. À ce rythme, et en tenant compte des deux arrêts que Georges doit faire, on peut envisager une arrivée à Lévis pour le week-end prochain.
À en croire les propos de Georges Leblanc, ce dernier est fortement impressionné par les performances du nouveau bateau. « Le coursier fonctionne extraordinairement bien j’ai bien hâte de me laisser aller d’ici quelques semaines et de pousser cette machine à son maximum » a dit en substance le skipper rejoint hier en après-midi. Georges Leblanc a aussi manifesté qu’il entrevoyait faire quelques changements sur le bateau. Plus de précisions dans quelques jours lors de son arrivée.
Aujourd’hui, Georges a donné de ses nouvelles et pas les moindres. Pour les proches du marin de Lévis à qui nous avions eu l’occasion de parler au courant des dernières semaines, il était clair qu’à seulement 56 ans, rien ne pouvait garder Georges Leblanc à quai et le forcer à la retraite, et ce, en dépit de ses nombreuses déveines. Le marin est résolument entêté à coûte que coûte, conjurer le mauvais sort. Et depuis le temps des fêtes, il a pris les moyens pour y arriver.
Georges Leblanc a donc « magasiné » un bateau pour retourner en mer dès l’été 2009. Après quelques possibilité en Amérique du nord, la conjoncture ainsi que les échanges n’ont pas permit de conclure. Il s’est donc tourné vers l’Europe, plus précisément vers la Suède où il a déniché tout un spécimen.
La coque d’une longueur de 64 pieds est en kevlar, ce qui devrait offrir plus de résistance aux nombreux OFNI (objet flottant non identifié) que l’on retrouve dans le golfe et l’estuaire du fleuve St-Laurent. Son mât d’aluminium fait 96 pieds de longueur. Sa voilure fait plus de 300 mètres carrés au portant. Le coursier qui deviendra l’un des plus rapides au Canada, est présentement toujours en Suède. Il est entreposé à l’intérieur depuis plusieurs années et se trouve dans un état tout à fait impeccable. Il est muni de giant-winchs et d’un moulin à café. L’intérieur est entièrement configuré pour la course et équipé de bannettes antiroulis.
Au cours d’une entrevue accordé cet après-midi à Voile en ligne, Georges Leblanc n’a pas caché sa satisfaction et sa hâte de reprendre la mer. Les derniers mois furent pour lui très difficiles et frustrants. Certains médias allant même jusqu’à questionner ses compétences. Pourtant, les dernières semaines ont prouvé de manière éloquente qu’il n’y a pas qu’avec Georges Leblanc que la mer est sans pitié et qu’incidemment, ses capacités de navigateur n’ont rien à voir avec ses ennuis passés.
Maintenant que tout cela est derrière lui, un autre chapitre du carnet de bord de ce marin hors norme vient de se conclure pour laisser dorénavant une page blanche sur laquelle Georges Leblanc espère écrire de nouvelles aventures qu’il souhaite encore une fois partager généreusement avec les Québécois. Il est convaincue que cette fois-ci, l’histoire lui rendra justice et aura une fin heureuse. Après tout, la malchance c’est comme le vent. Ça finit toujours par changer de direction.







