Voile En Ligne 2013-06-18 @ 17:25:19 -04:00 UTC
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Open 60

Le Open 60 Ô Canada dans la Transpac.

Crédit photo: © 2011

Le Canada dépêche du muscle sur la cette année. En effet, l’ancien de Derek Hatfield prendra part à cette course dont le départ est prévu pour le 4 juillet prochain.

Le bateau maintenant rebaptisé Ô Canada est la propriété d’un homme d’affaires de Toronto qui l’a affrété gratuitement à l’organisme Wind Athletes Canada. Cet organisme qui est étroitement en relation avec l’Association Canadienne de Yachting a mis sur pied un programme d’entraînement pour l’élite canadienne de la voile.

Ainsi, on retrouve à bord des noms aussi prestigieux que ceux de Richard Clarke, Tyler Bjorn, Nikola Girke ou Michael Leigh. On sait par contre que pour l’instant, les deux noms assurés de prendre part à la Transpac sont ceux du skipper britanno-colombien Richard Clarke et de son comparse québécois Tyler Bjorn. Clarke succède donc au Néo-Zélandais Dan Slater qui était aux commandes de l’équipe jusqu’à présent.

Voile en Ligne a aussi appris, que l’équipe est en ce moment même à l’entraînement autour de l’île de Santa-Catalina. Notre source nous a également affirmé que des membres de l’équipe souhaiteraient bien procéder à un chantier pour maximiser le bateau. Mais il serait surprenant que de ce côté, les choses bougent avant le départ de la Transpac.

Notre source nous a également affirmé que des membres de l’équipe verraient d’un très bon œil l’idée de participer à la Transat Québec Saint-Malo. Le problème réside cependant dans la formation de l’équipage, car nombre de celles et ceux qui participent au programme Wind Athletes Canada seront à ce moment en campagne olympique. Et comme il est nécessaire aux athlètes d’être à Londres au moins un mois avant le début des jeux  prévus pour les premiers jours d’août, on voit mal comment ils pourraient prendre le départ de la Transat dont le coup de canon est prévu pour le 22 juillet 2012.

Par ailleurs, un autre voilier canadien sera parmi les 65 bateaux qui prendront le départ. Il s’agit de Narrow Escape du Skipper britanno-colombien Greg Constable rattaché au Nanaïmo Yacht-Club. Les Français seront aussi au rendez-vous avec Charles-Étienne Devanneaux qui s’élancera sur son Beneteau First 40.  Les Britanniques ont quant à eux dépêché deux équipages jusqu’à maintenant tandis que les Japonais aligneront trois bateaux au départ.

Bien sûr, il reste beaucoup de temps avant que le drapeau soit abaissé et d’autres équipes peuvent venir rejoindre le camp des inscrits. Les équipes peuvent se manifester jusqu’au 4 juillet prochain, soit à quelques heures seulement du départ.  

Place à la Barcelona World Race!

Crédit photo: © 2011

Depuis maintenant près d’une trentaine d’heures, quatorze voiliers sont en route pour un tour du monde en équipe de deux. C’est la Barcelona World Race. Tel que son nom l’indique, les coursiers ont pris le départ de la ville de Barcelone en Espagne sur les côtes méditerranéenne. 

Cette course qui en est à sa deuxième édition est l’un des évènements clés de la saison de voile pour la classe . Si on exclut Vincent Riou, Marc Guillemot et Roland Jourdain, on y retrouve la plupart des grosses pointures du plateau de cette classe élite du milieu de la voile internationale. 

Parmi eux mentionnons la présence du « prof » Michel Desjoyeaux faisant équipe avec le figariste François Gabard (), Loïck Peyron qui flotte avec Jean-Pierre Dick( Virbac-Paprec 3), Kito DePavant et Sébastien Audigane(Groupe Bel), et finalement Jean LeCam et le figariste Bruno Garcia(Président).

Les deux premiers équipages naviguent sur des bateaux flambants tandis que les deux derniers sont sur des unités ayant pris part au dernier Vendée-Globe. Dans le cas de LeCam et Garcia, ils ont hérité du plan Owen-Clarke de Mike Golding, l’ancien Ecover 2.  

On retrouve également une importante délégation espagnole. S’il y a quelques no-name dans le tas, reste que d’autres, plus connus, sont susceptibles de causer des ennuis sinon des surprises aux leaders habituels. 

C’est le cas d’Alex Pella qui navigue sur l’ancien Virbac-Paprec 2 rebaptisé du nom du brasseur espagnol Estrella Damn. Pella navigue avec le vétéran de la Volvo Pepe Ribes. Même chose pour deux autres anciens de la Volvo, Iker Martinez et Xabi Fernandez qui navigue sur Mapfre qui n’est rien d’autre que l’ancien Foncia ayant remporté le dernier Vendée-Globe. La contamination de la Volvo Ocean Race ne s’arrête pas là. Pachi Rivero et Antonio Piris(Renault) sont deux autres concurrents à prendre très au sérieux. Ils sont aux commandes de l’ancien Gitana Eighty. 

On constate donc que la délégation de l’Espagne est loin d’être composée de jambons. Les Espagnols ont non seulement le talent et l’expérience, mais ils bénéficient également des outils nécessaires (les bateaux) pour offrir une riposte musclée aux Français. 

Mentionnons qu’un bateau ne répondant pas aux critères en matière de sécurité n’a pu prendre le départ. Il s’agit l’ancien PRB rebaptisé sous le vocable de Fruit. Par ailleurs, on a aussi su que le voilier Hugo Boss a finalement pris le départ, mais qu’il est malheureusement privé de son skipper régulier Alex Thompson. Ce dernier est retenu par les médecins de la course. Il est en convalescence à la suite d’une appendicectomie. Il pourra remonter à bord de son coursier lorsqu’il recevra le feu vert des médecins, une mesure réglementaire de dernière minute qui n’a pas été sans susciter une certaine controverse. 

La course est commencée depuis quelques heures déjà et le vent n’est pas au rendez-vous. Les vitesses sont donc modestes pour l’instant. Vivement le détroit de Gibraltar et la liberté de l’océan Atlantique!

On peut suivre la Barcelona World Race en visitant le site de la course à l’adresse suivante:

http://www.barcelonaworldrace.org/fr/

Michel Desjoyeaux et Foncia rois et maîtres du tour de l’Europe!

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Crédit photo: Jacques Vapillon, Istanbul Europa Race 2009 © Copyright, Tous droits réservées.

L’Équipe a remporté la première édition du tour de l’Europe. La Istanbul-Europa Race a connu son dénouement très tard dans la nuit d’hier, alors que le a coupé vers 3h50 du matin, le fil d’arrivée au terme d’une interminable approche de la ville de Brest. Les faibles vents et les courants ont contribué à ralentir les concurrents qui devaient aussi faire face à un jusant de trois nœuds dans le goulot menant à la ville du célèbre tonnerre.

Dans l’après-midi d’hier, Foncia avait pour ainsi dire, semé ses poursuivants et bénéficiait d’un confortable coussin de plusieurs dizaines de milles alors qu’il ne lui restait qu’une trentaine de milles à parcourir. Les derniers relevés de positions avaient ensuite révélé que l’équipe Véolia-Environnement et Groupe Bel avaient presque réussi à combler leur retard. Même que l’équipe de Roland Jourdain s’est approché à vu de Foncia, n’étant plus que six milles nautiques derrière.  

C’était toutefois trop peu trop tard pour les deux bateaux rouges qui ont aussi mangé leur pain noir devant les courants et les caprices d’Éole, Véolia termine donc deuxième tandis que Groupe Bel doit se contenter de la troisième place. Au classement général provisoire et au terme de trois étapes, Foncia termine donc premier suivit de Véolia-Environnement et de Paprec-Virbac II.

En terminant, mentionnons que cette course a été un bijou d’organisation. Elle répondait à un besoin de diversification du modèle de concurrent offert par la classe . Cette Volvo Ocean Race en miniature demandera certes quelques ajustements mais dans l’ensemble, on a eu droit à belle course. Michel Desjoyeaux a indiqué au saut du ponton que les absents ont eu torts et il a raison. La qualité de la course et son aspect fortment compétitif révèle que si la quantité était modeste, la qualité était quant à elle, remarquable.

Côté médiatique, là encore, c’est très positif. La couverture fût très intéressante quoique la diffusion en direct de l’arrivée des concurrents donnera assurément une plus grande dimension au produit et est du coup, fortement souhaitable. Autrement, ce fût fort agréable pour le public de suivre cette course. L’expérience doit donc avoir une suite.

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