
Déveine pour Sébastien Josse et son BT fraichement sorti
des hangars depuis seulement deux semaines.
Cette année la course regroupe 11 Class 40 et 13 IMOCA 60 pieds. Les multicoques de la classe ORMA ont été exclus pour les mêmes raisons qui justifient leur rareté à la Québec>Saint-Malo. Comme on le sait, le nombre de bateaux de cette classe est fortement restreint. L’ORMA est présentement en complète restructuration. De cette dernière ressurgira une nouvelle classe monotype de trimarans de 70 pieds dont les premiers bords sont prévus pour 2009.
D’ici cette échéance, la transat de cette année n’en demeure pas moins pleine de rebondissements, renforcés par une nouvelle règle inusitée. Un black-out de 36 heures est maintenant imposé à tous pour permettre aux coureurs de laisser de côté le classement et l’influence qui peut en découler quant aux choix des routes. En effet, pendant 36 heures aucun classement ni relevé de positions n’a été révélé au public ou aux équipes de course. Seuls deux officiels du comité de course ont pu avoir accès à cette information, et ce, uniquement pour des motifs liés à la sécurité des coureurs.
Des imprévus qui font mal!
Pour ce qui est de la course, le suspens persiste après plus d’une semaine en mer. Pour certains, le prix à payer pour un billet d’entrée sur le nouveau continent ressemble toutefois à celui demandé par un revendeur un soir de première. C’est le cas du skipper marc Guillemot qui selon toute vraisemblance, se serait fracturé des côtes lors de manÅ“uvres à bord de son Safran. Il poursuit la course, mais endure péniblement la douleur qu’il tente de calmer avec les moyens du bord. Il accuse d’ailleurs plus de 200 milles nautiques de retard sur le leader.
Puis ce fut au tour de Michel Desjoyaux d’éprouver des ennuis avec une dérive cassée lors d’une collision avec une baleine. Finalement, le PC de course a annoncé hier après-midi l’abandon de Sébastien Josse suite à de sérieux dommages au rail entraînant le chariot de grande voile. Cette dernière s’est d’ailleurs affalée sur le pont la nuit dernière.
Au terme de ce mi-parcours, c’est donc Vincent Rioux qui prend maintenant les commandes seulement quelques brasses devant Loïc Peyron.
Du côté des Class 40, Giovani Soldini est en tête depuis plusieurs jours. Quant au Franco-Québécois Benoît Parnaudeau, il a rencontré toute sorte d’ennuis depuis le départ ce qui l’a relégué au dernier rang à un certain moment donné. Sur son site internet, il a expliqué que ses problèmes sont essentiellement dus à un manque de temps dans la préparation du bateau.
Explications du principal intéressé sur son site internet:
«Une explication sur ces nouvelles installations qui ont cassé : il était question de faire le Grand Prix Petit Navire pour les valider, mais nous n’avons reçu les voiles neuves avec leurs nouvelles décos et les safrans que tardivement et nous n’avons pas pu courir cette première épreuve. Du coup, je suis un peu à la bourre en ce début de course. Et donc, je pousse un peu les options !…»
Le Québécois d’origine Benoît Parnaudeau
fait une bonne course en dépit d’ennuis importants.
Source et crédit photo : The Artemis Transat et le site internet de Benoît Parnaudeau












