On ignore si le Terminator du Vendée-Globe 2008-2009 a l’intention de se présenter au poste de gouverneur d’un quelconque État mais ce que l’on sait, c’est qu’il lui en a fallu du chemin et des heures pour finalement venir à bout de couper la ligne d’arrivée. Une fois le chemin mais deux fois la peine.
En fait, celles et ceux ayant suivi l’édition de 2004-2005 se rappelleront certainement le désarroi de Norbert Sedlaceck premier à jeter l’éponge et contraint de se dérouter vers le Cap de Bonne Espérance avec la quille de son bateau pendouillante. C’était la fin des haricots pour l’autrichien.
Mais l’homme a du caractère. Il a repris le travail, s’est trouvé de nouveaux sponsors et s’est préparé avec minutie. Et le 9 novembre dernier, il était prêt. Durant cette course, on a aussi senti que sa préparation mentale était à point. Le Cylindric le germain du Vendée-Globe a, bien sûr, rencontré plusieurs écueils mais il a gardé le moral tout au long de ces quatre mois de mer.
Sympathique à tous les coups de fil et constamment de bonne humeur, ses efforts pour parler un français plus que convenable, malgré son fort accent germanique, rendait le gars encore plus appréciable. Sa générosité envers le public saura certes être un des points marquant des vacations de ce 6ième Vendée-Globe.
Celui qui vient aujourd’hui de devenir le premier autrichien à compléter ce parcours entre ainsi dans un club sélect où ne figure toujours pas certains coureurs pourtant considérés comme l’élite de ce sport. Tout un exploit pour un homme originaire d’un pays où on ne retrouve pas une seule goûte d’eau salée…
Norbert Sedlaceck a fait le tour du monde en 126 jours 5 heures 31 minute. Il termine 11ième et dernier. Mais n’ayez craintes ! Comptez sur les Sablais pour l’accueillir comme un premier.
Voile en Ligne s’allie aujourd’hui au monde de la voile pour saluer et féliciter Norbert Sedlaceck pour ce magnifique tour du monde.
L’américain Rich Wilson vient de terminer le Vendée-Globe. Il a réalisé son tour du monde en 121 jours 00 heures et 43 minutes. Il devient ainsi le deuxième américain à boucler ce parcours mythique après Bruce Schwab qui, en 2005, avait aussi terminé 9ième mais avait mis beaucoup moins de temps. Schwab avait réalisé son exploit en 109 jours 19 heures et 58 minutes.
Cela n’enlève rien à la grandeur de l’exploit de ce Bostonnais de 58 ans qui aura confondu les plus sceptiques. Personne n’aurait en effet imaginé au départ que l’américain aurait pu finir dans le top 10. Tout au plus, Rich Wilson était-il parti davantage pour terminer sa course que pour courir. Il y en a toujours pour relever de beaux défis personnels dont beaucoup d’entre nous rêvent en secret.
Quoi qu’il en soit, c’est quand même là une preuve flagrante qu’il faut toujours se méfier des pronostics même si la loi des probabilités ne donne que peu de chance à ceux que d’aucuns considèrent parfois comme de simple figurants. Les outsiders peuvent parfois brouiller les cartes refaire le jeu mathématique des preneurs aux livres les plus aguerris.
Il faut donc donner à Rich Wilson le mérite d’une préparation minutieuse vraisemblablement à la hauteur de celle du prof de Harvard qu’il est. C’est ce qui lui a permit de traverser les épreuves météo du plus dur Vendée-Globe depuis celui de 1996-1997 pour rallier l’arrivée aujourd’hui. On peut compter sur les Sablais pour fanfarder généreusement le jeune homme avec la Washington Post March de circonstance. Monsieur le Président des USA Barak Obama qui fût d’ailleurs appuyé par Rich Wilson doit aujourd’hui mettre à son agenda une courte conversation téléphonique pour féliciter ce « Great american ».
Georges Leblanc est en route pour Vastervik en Suède. Il partait hier après-midi pour l’aéroport de Sainte-Foy lorsque Voile en Ligne l’a rejoint par téléphone. Le skipper de Lévis a identifié des ressources locales qui l’aideront dans la préparation de son bateau. Puis, viendra le premier de deux convoyages, initialement vers St-Malo puis ensuite l’Amérique du nord.
Pour le premier convoyage Georges a mis sur pied une équipe formée de Jean Trottier et d’un deuxième équipier d’origine suédoise. Le premier a déjà fait partie de l’équipe de voile océanique de Georges lorsque celle-ci évoluait en classe Open 60 IMOCA. Le second est un aguerri de la voile connaissant bien l’environnement marin de la Scandinavie. Les deux hommes aideront Georges à convoyer le bateau seulement vers St-Malo en France. Une deuxième équipe prendra ensuite la relève entre Saint-Malo et le Canada.
Georges Leblanc prévoit un séjour en mer de plus ou moins sept jours pour amener le bateau en France. « Nous ne nous énerverons pas c’est sûr… » a déclaré le skipper. Puis celui-ci de poursuivre : « comme il s’agit de mes premières armes sur ce bateau, il est certain que nous allons convoyer pépère pour nous assurer que tout fonctionne rondement et surtout pour préserver l’équipement. Nous évaluerons plus tard le comportement général du coursier pour valider ce dont nous disposons comme information. Pour l’instant, comme le bateau est entreposé depuis plusieurs mois, nous avons une importante tâche de préparation à faire. Il faut vérifier que tout marche et s’assurer que l’électronique et le pilote automatique se comporte bien. De plus, le trajet entre Vastervik et St-Malo est un véritable boulevard Métropolitain de cargos et il faut garder les yeux constamment ouvert. Pas question donc d’ouvrir la machine, » concluait Georges Leblanc avant de partir hier après-midi.
Rappelons que Georges Leblanc a fait l’acquisition d’un coursier de type VO60. Construit en 1997, le bateau est entreposé dans un hangar fermé et ce, depuis plusieurs mois. Georges Leblanc sera de retour au Québec au début d’avril pour donner suite à des engagements. Puis il retournera en France pour préparer son nouveau coursier et le ramener ensuite au Canada. Georges Leblanc voudrait que son bateau soit ici au plus tard pour la troisième semaine de mai dans le but de le préparer pour sa saison de course et bien sûr procéder à quelques sorties d’entrainement.