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Puma

Au près serré comme des sardines.


Crédit photo: Hamish Hooper/ ETNZ/


Aux dernières nouvelles, c’est à quatre de large que les participants à la Volvo Ocean Race progressaient. Depuis un peu plus de 72 heures les VO70 slaloment   en mer de Chine dans des allures de près serré. Partie de Sanya dimanche après-midi, la flotte a effectué un départ factice pour ensuite revenir à quai, histoire de laisser passer une vigoureuse tempête susceptible de causer des dégâts aux bateaux. Le groupe a ensuite repris la mer avec le décalage issu de la première portion de la course.

Ainsi, après s’être retrouvé encalminé, a dû se résigner à partir avec plus d’une demi-heure de retard sur les autres concurrents. Le voilier rouge qui occupait pourtant une position privilégiée a vu ses opposants lui passer sous le nez les uns après les autres. Comment expliquer semblable erreur de navigation? Il faudra poser la question à . Mais plus ça va, et plus dans cette édition de la VOR, on a l’impression de revivre avec Puma le film d’horreur de Blue.

Mentionnons par ailleurs que la vitesse n’est encore une fois pas au rendez-vous, et ce n’est pourtant pas par manque de vent. La mer est en effet assez formée avec des creux avoisinant les dix à douze pieds, forçant du coup les équipes à la politesse.

Depuis hier, les options extrêmes se dessinent. Les VO70 tirent en ce moment un très long bord vers le nord-est en direction de la péninsule taiwanaise dont ils ne sont plus séparés que d’une trentaine de milles. La raison du détour tient aux vents faibles et contraires qui rendront la traversée du détroit de Luçon assez délicate. Un effet d’accordéon est à prévoir et les virements de bord devraient se multiplier dans les heures qui viennent. Il est à prévoir que les six voiliers vont se tortiller comme des salamandres pour passer le détroit. Des heures de plaisir en vues…

La situation ne s’annonce pas pour être significativement meilleure le long des Philippines où les équipes devront se contenter de vents modérés à faibles. Au moins jusqu’à vendredi, le groupe sera vent de travers et bâbord amures.  Pas d’accélérations au programme.

Évidemment, les coursiers conçus et configurés pour la vitesse comme et Puma peinent dans ces allures. Les Français ont par contre le mérite de maintenir une position intéressante. Étant en filigrane des meneurs, les hommes de attendent une bévue de leurs adversaires pour en profiter. C’est connu que dans ce sport, la position de tête n’est pas toujours la meilleure.

En revanche, Camper Flying Emirates a pris les devants avec une option centre.  Groupama navigue dans le même patron de jeu et est quatrième derrière Abu Dhabi et Sanya. Ces deux derniers ont profité d’une option sud et se retrouvent plus près de la route directe, ce qui explique leur position. Le décalage latéral est d’à peu près une vingtaine de milles entre Telefonica situé le plus au nord et Sanya situé le plus au sud de la flotte.   Empannage prévu dans les minutes qui viennent pour les premiers, si ce n’est pas déjà fait.

Le classement demeure des plus serré. À peine une quinzaine de petits milles séparent le premier du dernier coursier et les quatre premiers naviguent au contact sur six milles nautiques de superficie. Tous s’observent et c’est à qui se compromettra le premier. Haute tension et guerre psychologique seront les vedettes des prochaines heures.


Volvo Ocean Race: De l’action en masse, mais pas de vent…

Crédit photo: IAN ROMAN/

La vraie Volvo Ocean Race 2011 a débuté le week-end dernier. « Vraie » parce qu’il s’agit de la première étape longue de ce défi planétaire. C’est bien beau d’aller enrouler des bouées, mais à la longue, cela devient ennuyeux de voir ces bateaux faits pour se mesurer sur l’océan aller faire tourner des ballons sur leur nez comme des phoques en Alaska.

Mais tout de même, le petit aller-retour entre les marques de passage qui a été retransmis de brillante façon sur internet nous aura permis de voir les bateaux et les équipages à l’œuvre. Un spectacle qui fût d’ailleurs bien meilleur que la soporifique inport race du week-end précédant qui nous avait affligés d’une démonstration du style America’s Cup. Or si on veut voir la Cup, on sait où aller.

Ceci étant dit, le début de la Volvo ressemble à un moteur qui tousse et boucane. a pris un autre départ totalement manqué. Il faudra rappeler à qu’il ne se bat plus contre des horloges, mais bien contre des équipes maintenant.

Puis Mike Sanderson a vu son VO70 faire un tout droit à la deuxième marque de parcours en raison d’un spi récalcitrant. Heureusement qu’il n’y a pas de bac à sable ni de mur de pneus sur l’océan sinon, certains seraient dans de beaux draps. Dans tout ça, ce sont les Kiwis qui ont le mieux paru. Ils ont rapidement pris la tête, étant premiers à la bouée de dégagement.

Les choses semblaient aller assez rondement lorsque rendu environ une soixantaine de mille plus loin, et son équipe ont contacté le pc de course pour annoncer qu’ils venaient de casser le bâton de hockey qui leur sert de mât. Retour à Alicante pour réparer et repartir. Puis, quelques heures après Sanya et son skipper Mike Sanderson voyaient leur course se terminer en raison d’une voie d’eau. Ils seront de retour pour la deuxième étape. Ça commence à ressembler à la Jacques-Vabre dis donc!

Pendant ce temps, les options sont limitées en Méditerranée. Qu’à cela ne tienne, les Français tentent quelque chose et prennent l’extérieur en longeant le sud. Ils entrent dans le détroit de Gibraltar au deuxième rang. Mais ils ne tiendront pas cette position longtemps. Ils se retrouvent scotchés avec le résultat qu’ils voient /Fly Emirates, , et Powered by Berg les distancer à la sortie du goulot.

Les trois premiers semblaient prendre de la distance au moment où Groupama IV sort à son tour du détroit. Les Gaulois sentent alors le traquenard anticyclonique. Ils décident à ce moment de plonger le long de la côte pour profiter d’un léger flux. Tel que prévu, le piège se referme sur Puma Powered by Berg et Telefonica. Pendant ce temps, Camper/Fly Emirates tente de se rabattre le long de la côte du mieux qu’il peut. Bilan de course : Les position sont peu significatives à ce stade de la course. L’action ne manque pas et cela est inversement proportionnel à la vitesse des vents. On a bien hâte qu’Éole se présente au banquet.

Suivez l’action sur www.volvooceanrace.com/fr

Volvo Ocean Race 2011: Un PC de course comme à la NASA.

Credit photo: et Yvan Zedda © 2010

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne dort pas au gaz sur le plateau de la Volvo Ocean Race. En l’espace de quelques mois seulement, cette course est passée à l’ère quasi post-moderne en ce qui a trait à sa couverture médiatique.

Il faut dire que les Espagnols sont en train de s’accaparer d’une part importante du gâteau mondial de la course au large. Ils ont comme on le sait, racheté plusieurs Open 60 avec lesquels nombre d’équipes espagnoles s’élanceront lors de la Barcelona World Race le 31 décembre prochain.

Cela s’ajoute à l’implication de plus en plus grande de sponsors venant de ce pays. On n’a par exemple qu’à penser au brasseur de bière Estrella Damm ou encore à . Des entreprises qui attaquent avec agressivité leurs marchés respectifs en Europe et qui du coup, investissent massivement dans un champ sportif procurant une bonne visibilité pour un coup défiant toute compétition.   

Pour revenir à la Volvo Ocean Race, le quartier général de son édition de 2012 sera pour le moins révolutionnaire. Après les images embarquées et les journalistes professionnels à bord des bateaux, voici maintenant un poste de commandement de course ultra moderne. Il sera doté des équipements les plus sophistiqués en matière de suivi cartographique. 18 écrans géants relayeront en temps réel ce qui se passe sur la course vers 8 postes de contrôles. Ces derniers surveilleront les moindres détails de ce qui se passera sur les VO70 pour ensuite envoyer à leur tour les infos vers les millions d’internautes à l’affût du moindre évènement. Les organisateurs promettent donc une couverture sportive qui sera à n’en point douter, parmi les meilleures au monde.

Pour se faire, les autorités de la Volvo ont conçu un PC de course à la manière de celui utilisé pour suivre les missions spatiales à la NASA. On ne rigole plus! La salle de presse est aussi tout ce qu’il ya a de plus dernier cri. Elle a été conçue par les meilleurs designers en la matière pour offrir un confort et une ambiance de travail digne des bureaux de Google. Elle est fin prête à accueillir les centaines de journalistes qui se pointeront à Alicante à un moment ou un autre pour suivre la course.

C’est donc un contenu télévisuel historiquement riche auquel on doit s’attendre. On se rappellera que le départ de la dernière édition avait déjà été fabuleux en termes de quantité et de qualité et on se prépare aujourd’hui à en remettre. On ignore combien d’argent fut nécessaire à la réalisation de ce centre, mais on peut présumer qu’il s’agit d’investissements importants. Et reste que cela doit certes valoir le coup quelque part…

Côté sportif maintenant, l’un s’en va et l’autre arrive. L’entreprise suédoise Ericsson qui a fait ses aux revoirs à la Volvo a vu son VO 70 être racheté par . Le coursier a été maximisé et repeint. C’est qui a reçu le mandat de ramener le trophée de la Volvo Ocean Race pour nos cousins. 

Un premier coup de semonce n’a d’ailleurs laissé aucune ambiguïté quant aux intentions des Français qui se sont payé un tour des îles Britanniques à toute pompe. Partis derniers, Franck Cammas et ses hommes ont démontré tout leur talent. Ils ont non seulement terminé devant leurs rivaux de Telefonica Azul mais en plus, ils se sont offert le luxe de battre le record de vitesse du tour.

C’est donc une Volvo Ocean Race qui s’annonce pour être spectaculaire avec de surcroît le retour annoncé de l’équipe américaine qui de ce que nous en sachions, sera toujours commandée par le skipper . Ce sera loin d’être ennuyant.



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