
Le mini 6.50 Rakko a été mis à l’eau dimanche dernier. La cérémonie s’est déroulée en présence de la famille des amis, ainsi que quelques représentants des médias. Pour l’occasion, le skipper Georges Leblanc était présent et agissait comme parrain du bateau.
L’initiateur du projet et skipper Sylvain Lévesque n’a pas caché qu’il entretient de grandes ambitions et compte sur le circuit des mini 6.50 pour se lancer dans une carrière de coureur océanique. Cumulant une expérience de voile de plus de 25 années, le skipper aimerait bien un jour s’aligner sur la même ligne de départ que les plus grands coureurs.
Mais pour cela, il faut naviguer et malheureusement, l’interminable étape de la construction qui a durée plus d’un an et demi a sérieusement hypothéqué les heures d’entraînement de l’équipe. Voilà pourquoi Sylvain Lévesque a prévu un cahier de charge bien rempli pour les prochains mois. Le préparateur Damien Menu sera à Québec dès le 8 de ce mois-ci pour participer aux premiers essais et conseiller l’équipe dans les premiers réglages. Puis le 6 septembre prochain, Sylvain Lévesque prendra part à son premier défi en mer en participant au Défi Georges Leblanc.
Ce dernier a d’ailleurs affirmé que les efforts des gens qui comme Sylvain Lévesque tentent souvent à bout de bras de se lancer dans un sport coûteux mais ho combien structurant devraient être mieux publicisés. Pour ce faire, il suggère d’emblée la création d’un regroupement de Mini 6.50 au Québec de manière à dit-il, « créer l’évènement ». « Les médias s’intéresseront à nous en autant que quelque chose se passe. Il faut d’abord regrouper les propriétaires de ces bateaux au moins au Québec puis peut-être même en Ontario de façon à créer une classe et organiser des courses » a affirmé Georges Leblanc présent sur les pontons.
« Courir en Europe est un objectif louable mais c’est coûteux et ça implique d’évoluer dans un marché où vous avez face à vous, des dizaines de compétiteurs et pas seulement sur l’eau. Il y des bateaux de course à ne plus savoir quoi en faire, qui s’empoussièrent sur les quais en Europe, par manque de sponsor. Pas sûr que, dans ce contexte, la place existe pour des nord-américains lorsque s’ajoute en plus, une crise économique majeure. C’est donc chez nous qu’il faut développer, c’est ici que tout est à faire. C’est ici qu’il faut créer nos propres courses et aller chercher le soutien du milieu des affaires. C’est ici qu’il y a de l’avenir pour ce sport… » de conclure le célèbre skipper de Lévis.
Prenez note que Voile en Ligne sera quelque peu ralenti dans les prochains jours en raison des vacances.
Merci de votre compréhension!
Daniel Lévesque

C’est demain dimanche 2 août 2009 à midi que Sylvain Lévesque mettra à l’eau et baptisera son coursier mini 6.50 avec lequel il compte faire la Mini-Transat 2011. Les médias et le public sont attendus pour midi au quai numéro 5 de la marina du bassin Louise. La cérémonie se fera en présence du skipper de Lévis Georges Leblanc qui agira comme parrain du bateau.
La Mini-Transat est une course en solitaire entre la Charente-Maritime en France et le port de Bahia au Brésil. Régit par une règle de jauge (rules-box) et sanctionnée par l’International Sailing Federation (ISAF), elle regroupe plusieurs dizaines de bateaux de séries ou prototypes et met en vedette de véritables prouesses architecturales.
Mais avant tout, la Mini-Transat est une riche pépinière de skippers de talent. Plusieurs grands noms de la course au large ont fait leur classe au sein de cette catégorie qui fournit les meilleurs espoirs mondiaux de la course océanique.
Sylvain Lévesque a 36 ans. Il cumule une vaste expérience et dispose d’un impressionnant curriculum vitae dans le domaine de la voile. Né à Lévis, au Québec le 30 décembre 1972, Sylvain Lévesque a été initié à la voile dès l’âge de 13 ans sur le lac St Pierre sur des Bombardier 4.04 ainsi que sur des dériveurs Albacore avec les Cadets de la Marine Royale Canadienne. Il cultive depuis lors, le rêve d’une carrière comme coureur professionnel.
À l’âge de 15 ans, il reçoit en cadeau de son père, un voilier un catamaran Mystère ‘S’ 17 acheté à un ami de Rimouski. En devenant membre de l’Association nautique de la baie de Beauport, il côtoie notamment les membres seniors du club qui lui aident à enrichir ses connaissances de la navigation. Les régates et les courses spontanées sur l’eau développent aussi son goût pour la compétition. Les courants, les marées, l’étroitesse du fleuve ainsi que la force du vent typique de la vallée du St Laurent lui ont permis de perfectionner son art. Sylvain Lévesque a par la suite enseigné pendant sept ans la voile et la sécurité nautique à l’Association nautique de la baie de Beauport. Il est moniteur sur Optimist, Bombardier 4.04, Laser I, Laser, Laser II ainsi qu’en catamaran de sport.

Le prototype Didi mini 6.50 Rakko est passé à la chambre à peinture la semaine dernière. Son skipper Sylvain Lévesque a fait parvenir des images du coursier entièrement construit en bois sous ses couleurs. D’ailleurs, les choses se précipitent pour Sylvain Lévesque qui devait profiter de sa semaine de vacance pour comme on dit chez nous, « donner un coup » et parachever plusieurs étapes de la construction du bateau.
Les hublots du roof doivent être tracés et découper afin que ces derniers puissent être installés. Certains éléments de l’accastillage nécessitent aussi du taillage. Le mât a quant à lui été livré mais de nombreux éléments sont manquants. Sylvain Lévesque n’a d’ailleurs pas manqué de mentionner qu’il s’agissait là de son principal soucis qu’il s’empresse de régler au plus vite.
J’attends plusieurs pièces qui devaient être livrées avec le mât. Je croyais bien que tout était là mais j’ai eu une mauvaise surprise en ouvrant la boîte. Certains trucs aussi élémentaires que des capots de protection pour les orifices des drisses sont manquants. Je ne peux donc pas les installer car les bords tranchants de l’aluminium risqueraient de les endommager. C’est une situation quelque peu aberrante mais je dois composer avec ça, de dire le skipper qui n’a pas caché un certain désarroi. J’espère juste que tout cela se règle au plus vite. De conclure Sylvain Lévesque.
Dans un article précédent, nous avions affirmé que la mise à l’eau était prévue pour le 6 août. Or, correction faites, il s’agit plutôt du 2 août. D’ici là, un autre article sera publié pour annoncer le déplacement du voilier ainsi que l’endroit où la mise à l’eau aura lieu. Par contre, ça fait quatre jours de moins sur le calendrier. Et pour les coureurs océaniques, rien ne compte plus que le temps. Alors…





