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Sur la photo dans l’ordre habituel, Monsieur Vahé Vassilian, Président du Conseil Québécois du nautisme, Monsieur, Johnny Drolet, officier de la Sûreté du Québec, division sécurité nautique et le navigateur Georges Leblanc. Crédit photo: Monsieur Yves Paquette.
Le discours peut sembler redondant mais on n’en parlera jamais assez. Aucun effort ne doit être ménagé pour sauver une vie. Voilà pourquoi le Conseil Québécois du Nautisme a lancé encore cette année une autre campagne de prévention. En fait, il s’agit de la 20ième édition de cette campagne annuelle. À l’aube de la nouvelle saison, la préoccupation du CQN est d’aviser le plus grand nombre d’usagers possible des plans d’eau du Québec, afin de les sensibiliser aux plus élémentaires règles de sécurité.
Pour ce faire, le CQN a tenu le week-end dernier à la marina du port de Québec, un évènement médiatique d’envergure visant à faire la promotion de la sécurité nautique. Le navigateur Georges Leblanc était présent à cette occasion. Il n’a pas manqué de rappeler l’importance de porter son gilet de flottaison. « Nous ne sommes pas des poissons, portons notre gilet de flottaison » de dire avec son franc parler habituel, Georges Leblanc qui, comme on le sait, a eu à nombre de reprises, maille à partir avec des situations critiques du point de vue de la sécurité nautique.
Nous sommes tous pareils. Nous croyons tous à tort que les accidents n’arrivent qu’aux autres. Nous voulons avoir l’air brave et montrer que nous sommes des pros. Incidemment, la peur, c’est aussi fait pour les autres. Combien de fois entend-t-on ça et là les phrases suivantes : « Nous sommes près du rivage, pas besoin de gilet » ou encore celle-ci : « je suis un très bon nageur »
Alors voilà pourquoi le Conseil y va cette année de quelques statistiques assez éloquentes qui prouvent de manière non équivoque la caducité des affirmations citées plus haut.
• Il y a eu 92 victimes en 5 ans, dont 3 depuis le début de la saison 2009;
• 88 % des victimes sont des hommes d’âge moyen de 47 ans;
• 75 % des victimes n’avaient pas leur gilet de sauvetage
• 56 % des noyades sont dues à un chavirement;
• 52,4 % des accidents ont lieu sur un lac.
• 43 % des victimes se trouvaient à moins de 2 mètres de la rive ou d’un lieu sûr
• 66 % étaient à moins de 15 mètres
• 32 % savaient bien nager
• 60 % se sont noyés dans de l’eau à moins de 10 degrés.
• 34 % dans de l’eau entre 10 et 20 degrés.
Comme on peut le voir, toutes les croyances populaires en prennent pour leur rhume. On a beau savoir nager convenablement et être près du rivage, quand vous vous retrouvez en eau froide et que l’état de choc s’installe autant que la panique, l’épuisement vient vite et les conséquences peuvent être funestes. Voilà pourquoi il faut mettre les chances de son côté en s’habillant convenablement et en portant un gilet de flottaison. Les chances de résister à la fatigue et au froid sont alors bien meilleures.
De plus, il se trouve maintenant sur le marché des gilets autogonflables qui minimisent l’inconvénient qu’est la restriction des mouvements. Alors, nous n’avons plus de raison de laisser notre gilet de sauvetage dans le coffre arrière de notre auto. Pour l’amour de la vie, portons-le!





