On ignore pour l’instant ce qui s’est passé sur l’ancien Cervin ENR de Yannick Bestaven venu à Québec l’été dernier pour courir la Transat Québec>Saint-Malo. On sait seulement que le skipper est en bonne santé, qu’il tente de larguer la partie cassée du mât le gréement et les voiles endommagé pour faire ensuite un gréement de fortune puis rentrer au port le plus proche.
Pour ce qui est du seul concurrent canadien, à 18h45, heure de Paris, Derek Hatfield a avisé le comité de course par l’intermédiaire de sa responsable des communications Patianne Verburgh qu’il devait retourner aux Sables d’Olonnes en raison d’ennuis électriques. Il prévoit y être demain soir. Le communiqué émis par Spirit of Canada parle de réparer puis repartir mais ajoute du même coup que les dommages au système électrique n’ont pas encore été évalués de façon précise.
Décidément, c’est une chance que trente bateaux se soient inscrits à cette course. Si nous étions en 2004, nous aurions déjà le tiers de la flotte au tas après moins de deux jours de course. Au rythme où vont les choses, c’est à se demander si quelqu’un finira cette course.
À la décharge des coureurs, notons que les conditions de navigations de ce début de course sont dignes des quarantièmes rugissants. Le golf de Gascogne est sans aucune pitié pour les coureurs et les coursiers
Joint par téléphone plus tôt cette semaine, Derek Hatfield se disait prêt. Son niveau de préparation psychologique s’est vraisemblablement amélioré avec l’arrivée d’un sponsor majeur : Algimouss. Une équipe de préparation est maintenant à pied d’œuvre. Le plan de pont a été refait. Des voiles neuves ont été installées, les pilotes automatiques fiabilisés et finalement, le confort et l’ergonomie ont été grandement amélioré.
Malgré cela, le budget de la seule équipe canadienne en lice n’est qu’une fraction de celui de la moyenne des équipes européennes. C’est ce qui explique que le bateau n’a pas fait l’objet d’une mise à niveau indispensable pour espérer caracoler avec les meneurs.
Il reste que l’équipe Spirit of Canada ne fait pas qu’office de figurant dans cette course. Il demeure aussi, qu’en restant dans un rayon de moins de 500 milles nautiques du meneur, Derek Hatfield pourrait éventuellement en profiter. Derek Hatfield possède un bateau neuf et rapide. Terminer dans les quinze premiers serait très bien. Dans les dix premier : excellent. Parmi le top cinq serait un exploit dont on n’oserait même pas imaginer l’impact. Soyons prudent : 12ième place. Mais souhaitons avant tout à Derek Hatfield de compléter ce tour du monde. Car faut-il encore le rappeler, le monde de la course océanique est le seul et unique sport où parmi ceux qui partent comme ceux qui reviennent il n’y a que des gagnants.








