L’équipe est toujours en recherche d’un commanditaire majeur. Derek Hatfield ne cachait d’ailleurs pas son agacement devant cette loufoque situation. « C’est gênant un peu ! Je suis le seul concurrent inscrit au Vendée-Globe qui est toujours en recherche d’un commanditaire principal. Pour peu qu’il n’existe maintenant plus de doute sur le sérieux de notre initiative, c’est tout de même assez difficile à comprendre… Mais bon, nous continuons de travailler et d’établir des contacts.»
À ce chapitre, Derek Hatfield étudie présentement la possibilité d’une activité promotionnelle au Québec pour y mesurer l’intérêt. «Sur notre route vers Toronto, nous pensons peut-être arrêter à Québec ou Montréal pour y rencontrer quelques personnes.» Et la Québec>Saint-Malo dans tout ça ? « Je tente désespérément de tricoter un agenda et un budget qui pourraient me permettre d’y être. Mais pour le moment c’est plutôt sombre comme pronostic. »
Il est donc permit de penser que les innombrables contraintes d’agenda et de budget ne permettront pas au skipper d’aligner son bateau pour la Québec>Saint-Malo du 400ième. Mais sait-on jamais ? D’ici là des changements sont toujours possibles.
Le bateau a fait l’objet d’un important chantier en France. Le pilote automatique a été fiabilisé, le système de ballastage a été amélioré et des aménagements ont aussi été fait pour renforcer la sécurité. Un autre chantier est prévu lors de l’arrivée du bateau à Port-Credit.
« C’est par contre un très bon bateau. Il est rapide et vif. Cette vivacité ne donne d’ailleurs aucune marge de manœuvre au skipper. La moindre erreur peut tourner à la catastrophe. Sa navigation impose un stress constant et une personne peu entraînée ne peut pas envisager de courir sur ce type de bateau,» d’ajouter l’ancien policier de la GRC.
S’il ne participe pas à la Transat Québec>Saint-Malo, le départ du Spirit of Canada est prévu pour le mois d’août. Malgré tous les écueils que le team a rencontré jusqu’ici, la détermination y est toujours. «Nous sommes décidé à prendre le départ du Vendée-Globe le 9 novembre prochain et ce, quoi qu’il arrive. Nous sommes maintenant allé trop loin pour reculer,» de conclure Derek Hatfield.
Lors du récent salon nautique de Vancouver, Derek Hatfield et son équipe ont pu rencontrer des centaines de personnes. Une démarche qui fût des plus fructueuse et qui a amené l’équipe vers un sommet en terme d’appuis populaires. L’objectif de l’équipe demeure cependant de cumuler plus de 10 000 signatures d’ici le départ du Vendée-Globe qui est prévu pour le 9 novembre 2008.
Source: Spirit of Canada
Pour l’instant, ils peuvent cependant pavoiser et s’enorgueillir d’une course qui fût impeccable tant au plan de l’organisation que de la couverture de manière générale. Le suivi, les documents fournit au grand public et le volet éducatif ont fait de cette course un succès retentissant. Chapeau bas aux organisateurs !
De plus, hormis quelques abandons, on n’a répertorié aucun incident fâcheux et tous les concurrents sont à bon port. Ajoutez qu’on a eu droit à un suspens digne d’Hollywood autant chez les 60’IMOCA que les Class 40. Une question demeure toutefois : Est-ce que l’effet combiné du retrait de la classe IMOCA et d’une éventuelle disparition de la classe ORMA mettront cette splendide course sur la corde raide ?
Et d’abord, est-ce le chant du cygne des grands multicoques 60’ ORMA. Pour ma part je le crains. Et à voir l’énergie qui se tourne maintenant vers les mono 60 et 40, il est permis de se poser les questions suivantes :
1) Pendant combien de temps les sponsors vont-ils continuer à soutenir une classe onéreuse, très casse-bateau et qui de surcroît ne leurs procurent pas la visibilité et le retour sur l’investissement auquel ils seraient en droit de s’attendre ? On l’a vue encore une fois avec le prologue qui a dû être annulé pour les Multis 60.
2) Pendant combien de temps cette classe pourra-t-elle tenir entre l’étouffante expansion des classe 40 et des open 60, qui draine littéralement les ressources sponsoring ? L’abandon du programme de sponsoring de l’entreprise Brossard est à ce chapitre, une tuile de plus pour ce circuit.
3) La monotypie dans laquelle l’ORMA s’est engagée sauvera-t-elle cette classe qui regroupe tout de même de magnifiques bateaux ? Rien de moins sûr !
Mais voilà quand même des questions qui devront trouver réponses d’ici les prochains mois.
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Spirit of Canada connaît un bon départ !
Spirit Of Canada connaît un bon début de course. À ce stade les classements ne sont pas très significatifs mais ils donnent tout de même un bon aperçu de l’atmosphère général. Comme écrit précédemment, Derek Hatfield est engagé dans un parcours de qualification en vue du Vendée-Globe. Et c’est en participant à la Transat BtoB qu’il réalise cette qualification qui, soit dit en passant est obligatoire. La Transat BtoB est une toute nouvelle course qui ramène les participants à la Transat Jacques-Vabre vers l’Europe.
Or jusqu’ici, Le Spirit of Canada occupe le troisième rang 3,5 miles derrière le leader Groupe Bel et un peu plus d’un demi mile derrière Generali. Cette course risque fort d’être intéressante car il est permis de croire que certains concurrents déçus des résultats de la Transat jacques-Vabre voudront se refaire. C’est le cas de Goupe Bel, Gitana Eighty et Ecover qui, piégé par le Pot-au Noir lors de la Jacques-Vabre, ont récolté des fruits plutôt amers malgré une navigation et des efforts qui furent sommes toutes plus que louables.
Et parlant de beaux efforts, le Québécois Bruno Dubois a terminé la Transat Jacques Vabre en cinquième place chez les monos 60’. Parti avec Mike Golding sur le bateaux Ecover tout à fait flambant, le duo aurait mérité un bien meilleur sort n’eut été de ce vilain Pot-au-Noir venu redistribuer les cartes comme je l’ai indiqué plus haut.
Injustice aussi pour Benoît Parnaudeau et son équipier Jean-Christophe Caso qui ont connu une traversée atroce, ponctuée de bris de toute sorte. Navigant en mode convoyage depuis la casse d’un safran, le Class 40 de Ben et JC termine à la 21ème place : une véritable contre-performance pour les deux navigateurs. Les difficultés de la course n’ont cependant pas entamé la bonne entente à bord : « on avait toutes les conditions pour se pourrir, (l’atmosphèere) et on ne l’a pas fait ! » Raconte Benoît Parnaudeau.
En terminant, félicitations à tous les concurrents !
La Barcelona
Du côté de la Barcelona World Race, suite au Pot-Au-Noir, Paprec-Virbac II avait repris les devants sur PRB avec une priorité de 7 minuscules miles nautiques. Roland Jourdain est toujours en filigrane 140 miles derrière. Peut-il recoller les deux premiers enragés ? Nous poserons la question à Georges Leblanc ce week-end. À lire samedi !

Je vous indique que d’heure en heure, nous suivront la Transat BtoB ainsi que Derek Hatfield et son Spirit of Canada qui y sont engagés. Nous poursuivrons aussi la couverture de la Barcelonia World Race ainsi que les analyses de Georges Leblanc. Le tout au sein même de ce blogue. Demeurez donc à l’affût !







