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Crédit photo: © J.M.Liot/DPPI/Rivacom
On savait que la voile était en passe de devenir un sport spectacle à grand déploiement, mais avec la Transat AG2R, on atteint des sommets jamais égalés. En effet, l’organisation de Pen Duick en charge de la Transat a réalisé le plus beau coup de maître des dix dernières années en matière de marketing sportif et de diffusion de ce sport.
Ils ont nolisé le trimaran à moteur Ocean Alchemist du réputé skipper Olivier De Kersauson. À bord de cet engin dont les vitesses sont plus qu’appréciables, ils suivent la transat depuis le début avec l’intention bien arrêtée de faire la traversée au grand complet. Quelques cameramen, preneurs de son et journalistes au pied marin sont à bord et retransmettent en temps réel des reportages assortis d’images. Les clips sont ainsi diffusés principalement sur France 3 Bretagne, mais aussi sur plusieurs télés d’Europe ainsi que sur le site de la Transat où les journalistes peuvent y avoir accès moyennant accréditation.
Ainsi donc, on a pu voir ce matin le roi Jean LeCam très concentré à la barre de son voilier Generali. On a, bien entendu, une excellente idée de l’ambiance qui règne sur le plan d’eau. Météo, état de la mer, vitesse des voiliers, allures, voiles utilisées, stratégie, bref, tout y est ! Les marins n’ont quant à eux pas encore donné –du moins publiquement –leur avis sur cet espion médiatique. Mais on peut deviner que certains parmi les vieux de la vieille doivent le trouver quelque peu encombrant. En tout cas, fini la génération des Tabarly où le marin avait la sainte paix à la minute où le coup de canon était donné.
Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une plateforme télévisuelle des plus intéressantes pour ne pas dire un véritable coup fumant de Pen Duick qui est l’organisateur de la course. En plus de répondre de manière structurée et intelligente aux besoins de la génération de l’image, les retombées publicitaires et les droits de diffusion ont certes ramené des revenus qui sont, on s’en doute, très bien venus pour une organisation de course.
Si l’initiative a de quoi faire écarquiller les yeux, elle n’en demeure pas moins des plus onéreuses. On imagine facilement le coût de la facture de carburant seulement pour suivre les voiliers jusqu’aux Canaries où ils devront de toute évidence se ravitailler avant le reste de la traversée… Mais si le jeu en vaut la chandelle médiatiquement parlant, c’est assurément parce que le client en demande encore et encore…
Côté course, on a eu droit depuis hier à une valse à mille temps. A l’approche du Cap Finistère, les 50 marins ont fait leur choix sur la façon de contourner une dépression légèrement au sud de ce véritable « cap aux ennuis ». Quand il ne donne pas une fessée météo aux marins, le Cap Finistère offre des schémas difficiles à décoder. Une fois de plus, c’est « flip a coin » Pile on passe à l’Est, face, c’est à l’ouest…
C’est le jeu du chat et de la souris. Pour les cowboys LeCleac’h, DePavant, Mouren ainsi que la cowgirl Grégoire c’est « il était une fois dans l’ouest ». Pour les indiens, les nerveux LeCam, Stamm, Troussel, Eliès et Drouglazet, c’est « le train sifflera une fois après, il nous passera dessus si on n’est pas dedans. » Option Est ! Et puis il y a les centristes Koch et Morvan qui parient que le croque-mort aura ramassé les dépouilles des desperados avant qu’on atteigne le fond du baril de Loch Lemon.
C’est dans 24 heures environ que nous saurons qui sera le dernier à quitter le saloon. Pour l’instant, c’est Jeanne qui a le doigt sur la détente. Elle et Gérard Véniard font parler leurs six coups depuis tôt dans la matinée. Ils occupent le premier rang d’un classement où les positions ont tourné autant qu’un barillet de Colt depuis le début de cette course. La liste des leaders s’est allongée d’heure en heure depuis le départ de Concarneau. Et rien ne semble laisser croire qu’il en sera autrement dans les heures qui viennent.
Si un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, les tenants de l’option Est doivent avoir de sérieuses raisons d’avoir choisi leur option. Chacun a ses raisons. Mais admettons que traditionnellement, l’option Ouest est plus payante que la petite virée sur les côtes du Cap Finistère. N’empêche, on verra bien qui restera debout et qui pissera dans le pot du croupier.
Publié le 17/02/09 par Daniel Lévesque

L’aventure de Loïck Peyron avec Gitana est terminé.
Le Vendée-Globe n’est pas encore terminé que déjà une deuxième équipe déposent son bilan. Après Delta Dore, voici que Gitana quitte le navire de l’IMOCA. L’entreprise du baron Benjamin de Rotschild a décidé de s’orienter vers l’extrême 40. Or, cette option ne correspondait pas aux plans de carrière de Loïck Peyron qui incidemment a décidé de quitter l’équipe. Loïck Peyron ne désirait pas non plus poursuivre dans le poste de manager de l’équipe qu’il occupait depuis plusieurs mois. Quant au bateau, il a été vendu à une équipe espagnole qui compte l’utiliser pour la Barcelona World Race dont le départ est prévu en décembre 2010.
Ce n’est certes pas une nouvelle qui plaira aux autorités de l’IMOCA. Mais hélas, on peut aussi penser que d’autres équipes sont également à réévaluer leur avenir dans cette classe. C’est le cas entre autres de celles ayant perdu leur bateau comme Generali ou VM matériaux.
Il ne fait cependant aucun doute qu’une rotation normal de plusieurs sponsors était à prévoir. Certains teams avaient des objectifs commerciaux qui ont été rencontrés et ils n’ont donc plus de raison immédiate de continuer, ayant atteint leur but sur le plan de la visibilité.
Il faut dire ici que toutes les équipes font l’exercice du post-mortem suite au Vendée-Globe et que, bien que plusieurs d’entre elles décident de passer à autre chose, il n’en demeure pas moins que parallèlement, certaines opportunités s’ouvrent et se saisissent aussi. C’est le cas de plusieurs écuries qui se voient ainsi offrir la chance de s’associer avec un skipper de premier plan devenu agent libre ou encore un bateau relativement récent qui ne demande alors qu’à être maximisé.
Une certitude demeure cependant. L’IMOCA devra s’astreindre à des règles de jauge garantissant davantage de fiabilité. Les multiples avaries ont eu un indéniable effet sur la réputation de la classe. Le Vendée-Globe n’est pas encore terminé mais fort heureusement, on touche du bois en se disant que les autorités se sont imposées des règles de jauge qui ont permis jusqu’à maintenant d’assurer aux coureurs une sécurité presqu’à toute épreuve. Un autre pas doit être dorénavant franchit : celui de la fiabilité.
La démarche du Port de Québec s’inscrit également dans une tradition depuis longtemps associée à l’Histoire maritime régionale. Le port ayant été l’un des pilier de l’essor économique de la ville de Québec qui, de façon générale, opérait ses échanges avec l’Europe principalement par la navigation à voile et ce, jusqu’à la fin du 19e siècle.
Le voilier de Georges Leblanc sera donc rebaptisé pour l’occasion. Il portera le nom de Port de Québec.






