Voile En Ligne 2013-05-20 @ 16:43:39 -04:00 UTC
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Steve White

L’étrange histoire de Steve White. The curious case of Steve White.

est un autre de ces skippers qui a pataugé dur pour se hisser dans son bateau. Parti de rien, ce jeune homme cultivait depuis une dizaine d’années le rêve de prendre part au comme un adolescent songe des nuits durant à sa première voiture. Il a hypothéqué sa maison et s’est endet­té jusqu’aux oreilles. Quelques jours avant le départ, on se demandait encore s’il pourrait en être, tellement les difficultés étaient nombreuses et sévères. Il n’avait aucun sponsor pour le supporter et financièrement, ça surchauffait dans le rouge. Jusqu’à l’arrivée du projet Toe in the water.

Le Vendée-Globe, c’est parfois la réédition sous un autre format et à une autre échelle de toutes les grandes découvertes et conquêtes qui ont marqué l’histoire mondiale. De l’invention du téléphone en passant par celui du télescope, de la découverte du nouveau monde aux premiers pas de Neil Armstrong. Toutes ces histoires sont fascinantes. Les mois et les années de labeur qui ont précédé ces grandes réussites frappent l’imaginaire. Comme pour toutes ces personnes qui sont entrées dans la légende, il y aurait des pages et des pages à écrire sur ces émules modernes des frères Wright qui, au terme de milles efforts et de milles difficultés, affrontent ensuite milles périls pour revenir en héros aux Sables d’Olones. Toutes proportions gardées, leurs exploit dépassent quand même l’entendement.

Steve White est l’un de ces héros. Il marque sont nom en grosses lettres dorées dans l’histoire du Vendée-Globe en terminant dans le top 10 de surcroit. Un exploit que bien peu d’entre nous aurait pu imaginer. Il termine en 109 jours 36 minutes et 55 secondes. Il a complété son parcours à la vitesse théorique de 9,49 nœuds.

Voile en Ligne félicite Steve White pour sa persévérance exemplaire et son extraordinaire exploit.

La dinde dans la gorge.

Voile en ligne tient à souhaiter de joyeuses fêtes à ses lecteurs
ainsi qu’une bonne et heureuse année 2009.

Le temps des fêtes est particulièrement vache pour la flotte du qui enchaîne les dépressions les unes après les autres. A peine si on a le temps de faire un peu de ménage que la mer en furie n’en finit plus et revient tout balayer.

La soupe est bien brassée, c’est le moins que l’on puisse dire. Des vents de 60 nœuds avec une mer dantesque offrant des creux de près de dix mètres. Les éléments ont fait la fête aux skippers de ce Vendée Globe. Fort heureusement, on ne déplore aucun blessé.

Depuis leur entrée dans l’océan Indien, les solitaires vivent des moments extrêmement difficiles, ayant l’impression de naviguer dans une boîte à sardines au fond d’un compacteur à déchets. La fuite vers le Pacifique devait rendre les choses plus faciles. Oubliez-ça ! La fessée des dernières 36 heures risque de marquer à la strappe la mémoire des marins.

Conséquence : deux autres bateaux ont subit des avaries majeures. a vu le vit-de-mulet de son Toe in the Water se fracturer. Mais c’est le BT de qui a subit les affres les plus dures. Le pont du bateau s’est fissuré et les safrans sont faussés. Une vague déferlante gigantesque s’est abattue sur le bateau et a couché celui-ci pendant plusieurs minutes. On ne sait pour l’instant si Jojo réussira à réparer. Il fait présentement route vers le nord à vitesse réduite pour tenter de trouver des eaux plus calme pour réparer.

raconte quant à lui avoir vu des trombes d’eau s’inviter au party de Noël à l’intérieur du bateau. Ordinateur, et matériel électronique inondés, vêtements trempés et sacs de couchage lavés, bref, tout pour « remonter le moral. » Derek a réussi à reprendre le contrôle de la situation mais on sent que ses réserves de tolérance sont fortement entamées. Il fait tout de même une bonne course jusqu’ici. Il est présentement 16ième et navigue à seulement 137 milles derrière l’américain Rich Wilson qui roule en couple avec le britannique Johnny Malbon.

Un des points à retenir de cette déveine, c’est que malgré les bastons à répétition, les bateaux tiennent le coup. Ils continuent de protéger adéquatement les marins. Et ça, c’est une avancée remarquable. Elle témoigne des extraordinaires progrès en matière de sécurité fait par les autorités de l’ISAF, l’ ainsi que les dirigeants du Vendée Globe. Si une pareille situation s’était produite dans les années 90, nous aurions assurément plusieurs concurrents dont la vie seraient carrément en danger.

On se croise les doigts en espérant que le mauvais temps va finir par laisser sa place à une période de répit salutaire pour les marins. Et surtout, on espère ne pas revivre l’angoisse de l’épisode Yann Eliès. Dans tout cela, on ne peut cependant s’empêcher de penser aux familles de ces incroyables marins qui voient leurs proches être bardassés de la sorte. La dinde nous reste à travers la gorge juste à y penser.

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