
Voile en Ligne est maintenant à Rimouski pour le week-end. Nous sommes installés à la Marina au quartier général des Défis Georges Leblanc. Nous sommes arrivés à 16h00 cet après-midi au moment même où le skipper Philippe Laville était de retour à quai, après une sortie en mer avec Damien DePas.
Pour celles et ceux qui désireraient venir nous rencontrer, nous serons disponibles demain samedi de 10h00 à 11h30 et de 13h00 à 1500. Venez parler de course au large avec nous.

Le fait marquant de la journée a sans aucun doute été la présence du coureur Sylvain Lévesque. Ce dernier a donné une conférence devant salle comble en soirée. Le skipper est venu raconter avec autant de détails que d’humour la construction de son bateau. L’effort en temps, énergie et argent a de quoi stupéfier. Le public a écouté sans bouger d’un pouce le récit de ce parcours peu commun. Une ingéniosité incroyable couplée à des milliers d’heures de travail et de réflexion. La lecture des plans n’étant pas toujours évidente. Une histoire passionnante racontée avec la passion caractéristique qui anime les entêtés qui se lancent dans cet incroyable défi qu’est la construction d’un coursier de dernière génération, un prototype de mini 6.50. Ça valait le détour…
« Je ne savais pas manier la scie sauteuse. Maintenant je puis vous assurer que je coupe droit » a raconté le skipper. Sylvain Lévesque a laissé la salle pantois à plusieurs reprises en expliquant entre autres, comment il avait réussi à construire son bulbe de quille en vagabondant d’un garage à l’autre pour y recueillir le plomb de balancement. « Ça m’a coûté une fortune pour faire venir de l’aluminium de la côte ouest pour faire le voile, alors que quelque jours plus tard, je rencontrais quelqu’un qui offrait le même produit à un kilomètre de chez moi… Mais quand tu ne connaît pas les ressources, cela t’arrive souvent avant de mettre à l’eau » a plaisanté Sylvain Lévesque devant une salle tordue de rire.
À noter que Philippe Laville, Damien Depas et Sylvain Lévesque seront encore là demain. Vous pouvez également nous suivre sur Voile en Ligne sur Facebook sur lequel nous ferons des mises à jour régulières durant ce week-end qui cumulera avec le défi Anticosti 6.50, dont le départ est prévu dimanche à 14h00 devant le quai de Pointe-au-Père. D’ici là, vous pouvez venir rencontrer les skippers et venir voir les bateaux. Les pontons sont ouverts au public.
Photo: Dans l’ordre habituel: le navigateur Georges Leblanc, Monsieur Paul Bellemare, Directeur du Comité des Défis Georges Leblanc pour la Station Nautique Rimouski -Mitis, et également les ministes Nicolas Gibault, Philippe Laville, Daniel Després, Guy Hernandez et Sylvain Lévesque.
La classe Mini-650 est entrée dans une nouvelle et très sérieuse phase de développement au Québec. Au point où les marins qui la forment ont décidé de ne plus attendre et de se mettre immédiatement au travail dans le but de populariser la classe et d’attirer d’autres coureurs.
Ainsi donc, l’une de leurs premières démarches consistait en l’établissement d’un calendrier de course pour la saison voile 2010. Incidemment, les marins ont profité de l’occasion donnée ces jours derniers par le Salon du Bateau et des Sports Nautiques de Montréal pour tenir une première rencontre formelle des membres québécois de la classe. Celle-ci s’est soldée par une communication des plus importantes.
La classe a donc annoncé avoir mis à son calendrier de course, la date du 28 août prochain. À ce moment, les ministes effectueront un départ unique pour le défi Georges Leblanc autour de l’île d’Anticosti, une course de 655 milles nautiques.
Cette course qui, comme on le sait, est extrêmement technique, s’effectuera en double. Le parcours consiste en un départ de la ville de Rimouski, un contournement de l’île d’Anticosti par le sud, un retour par le nord de l’île via le détroit de Jacques-Cartier puis vers le point de départ. C’est ni plus ni moins qu’un tour complet de l’île dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Il s’agit aussi d’une course des plus éprouvantes en raison des vents, courants, marées, nombreux effets de côtes et microclimats qui se multiplient, principalement le long du littoral nord. Les skippers devront également tenir compte du nombre important de haut-fond tout au long du parcours.
Notons que le temps de référence pour cette épreuve est de 5 jours 7 heures et 18 minutes à la vitesse théorique moyenne de 5,14 noeuds. Ce temps a été effectué le 30 juin 2007 par le navigateur lévisien Georges Leblanc qui incidemment, est jusqu’à maintenant le seul coureur océanique à avoir fait ce tracé en compagnie de Richard Nault et Walter Timmerman. Tous s’accordent pour dire que les ministes en auront pour leur argent tant le parcours est difficile. C’est un véritable défi pour des professionnels de la course océanique.
Rejoint vendredi midi, le coureur Walter Timmerman a pour sa part relaté quelques faits saillants de son expérience avec Georges Leblanc. « Ce parcours là n’est pas facile. Le problème est qui si tu as une fenêtre météo favorable pour l’aller, c’est aussi cette même météo là qui va t’en faire baver pour le retour. On part au portant et on revient au près serré dans le détroit de Jacques-Cartier. Il faut presque tirer un bord jusqu’au rivage de Havre Saint-Pierre pour pouvoir sortir du détroit… Quand nous l’avons fait, nous avons subit une bascule qui nous a amené une houle résiduelle passablement casse-bateau avec de bons creux. On a aussi eu une mer formée de vagues courtes de 3 à 5 mètres de haut. Bref, ce fût l’inconfort total !… Il faut presque calculer environ le tiers de plus que le parcours en terme de distance réelle en raison des multiples bords à tirer. C’est épuisant et si je peux donner un bon conseil à celles et ceux qui vont le faire, c’est de se préparer physiquement. »
Le porte-parole actuel de la classe, Sylvain Lévesque a aussi indiqué que les marins s’étaient mis d’accords pour que cette course soit réservée exclusivement au Mini 650. On espère également attirer d’autres ministes de l’Ontario, des Maritimes des Etats-Unis et pourquoi pas d’Europe. « Il ne sera pas interdit de partir avec nous. Si des gens veulent le faire, nous serons heureux de les accueillir. Mais nous voulons d’abord et avant tout un évènement qui mettra en vedette cette classe de bateaux, » a dit en substance Sylvain Lévesque.
Présentement, il y a quatre Minis au Québec et un autre dont le chantier achève dans la région de Trois-Rivières. Un autre marin est présentement engagé dans des négociations avec les Européens pour l’achat d’un prototype. Il pourrait donc y avoir six Minis 650 sur les rangs et ce, dès l’été 2010.
Pour Paul Bellemare, directeur du comité des Défi Georges Leblanc de la Station Nautique Rimouski-Mitis, cette course est une excellente nouvelle pour la région de Rimouski. « Nous nous mettons tout de suite au travail pour en faire un évènement d’envergure et pour impliquer les gens de notre communauté en plus d’intéresser le grand public, Nous avons un magnifique plan d’eau et une tradition maritime réputée. Nous serons là en force et ce sera à n’en point douter un évènement marquant pour la Station nautique Rimouski/Mitis. » disait Monsieur Bellemare lorsque Voile en Ligne l’a interviewé au Salon du bateau de Montréal.
Si l’on se fie aux dires de Monsieur Bellemare, il semble que l’idée d’une infrastructure d’accueil qui serait mise en place pour les coureurs et le public est déjà dans les cartons. On parle aussi d’un autre type d’infrastructure, celui-là pour un suivit de course de type grand public et sur plusieurs supports différents. Mais tout cela reste à confirmer. Tout dépendra des assises financières sur lesquels l’organisation pourra s’appuyer.
De son côté, le navigateur lévisien Georges Leblanc était fort heureux de la tournure des évènements. « Si nous voulons donner de l’essor à la course au large au Québec, il importe de créer l’évènement chez nous. Bien sûr, nous admirons tous ce qui se fait en Europe et c’est correct. Mais il faut partir de ce que nous avons. Nous devons primo intéresser les coureurs et les entreprises qui désirent investir dans notre sport. Nous avons une belle tradition maritime, de magnifiques plans d’eau et des gens qui se regroupent pour travailler ensemble. Il n’y a pas de raison pour que ça ne marche pas. Mais pour que cela fonctionne, il importe de développer d’abord le marché local. Voilà pourquoi la décision des ministes est une excellente nouvelle » a déclaré un Georges Leblanc visiblement encouragé.
En terminant, mentionnons que la classe Mini du Québec envisage de prendre part à d’autres courses locales. Plusieurs hypothèses de travail sont sur les planches à dessins. Le Clair de Lune du Lac Champlain ainsi que le Championnat régional de Yachting de Québec sont parmis les rumeurs. Des discussions se poursuivent et d’autres annonces devraient être faites dans les semaines à venir.
Crédit photo: Voile en Ligne © copyright 2010
Le Salon du bateau et des sports nautiques de Montréal s’en vient à grands pas. Il se tiendra du 28 janvier au 1er février prochain. Et cette année, la course au large sera fort bien représentée En effet, Phillipe Laville qui est aussi dépositaire de l’entreprise Wichard en Estrie accueillera à son kiosque au N42A situé au niveau 400, plusieurs vedettes québécoises du monde des Mini 650. Il s’agit là d’une première.
Phillipe Laville qui est aussi coureur océanique est un québécois d’origine française. Il est l’un des pionniers de la classe Mini 650 au Québec. En juin l’an dernier, il a pris part à la course Bermuda One Two en compagnie de Patrick Tissier. Ce sera donc une belle occasion de rencontrer ce coureur et d’échanger avec lui sur cet évènement marquant de l’année course au large 2009 au Québec.
Parmi les coureurs qui seront présent au kiosque de Wichard, on note qu’il y aura aussi la présence de Sylvain Lévesque qui, comme on le sait, a mis à l’eau en août dernier un prototype Didi-Mini 650. De plus, on s’attend aussi à recevoir la visite de Nicolas Gibeau qui l’été dernier, a lui aussi mis à l’eau un prototype en carbone qu’il a entièrement dessiné et construit.
Au kiosque de CMC Électronique, situé au niveau 400 kiosque N11 vous pourrez aussi rencontrer le coureur Walter Timmerman de l’équipe Ixo Stations-Nautiques-Québec. Walter Tmmerman a fait équipe avec Georges Leblanc. Il fait d’ailleurs toujours partie de l’Équipe de Voile Océanique du skipper lévisien.
Parlant de Georges Leblanc, il occupera un espace situé au niveau 200 kiosque F17. Le coureur de Lévis arrive cette année avec beaucoup de matériel nouveau. Il donnera encore des conférences en plus de nous entretenir sur son nouveau coursier, un VO60 ayant pris part à la Volvo Ocean Race en 1997-1998. À cette occasion, Georges présentera aussi un prestigieux nouveau membre qui s’est joint à son équipe récemment. De plus, Georges Leblanc fera une très importante annonce lors de ce salon.
Comme nous ne pouvons pas en divulguer plus pour l’instant, nous vous invitons donc à suivre le déroulement du salon via Voile en Ligne qui sera sur place les 29, 30 et 31 janvier pour couvrir l’évènement. À ce moment, nous vous révélerons tous les détails de ces importantes nouveautés.








