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Sylvain Lévesque
Agenda chargé pour Sylvain Lévesque et Rakko sailing team.

Photo: archives
Sylvain Lévesque a fait part récemment de son agenda de course pour l’année 2009. Un année qui est pour ainsi dire chargée. Le skipper compte d’abord mettre à l’eau son bateau dès le 6 août prochain. Des essais sont alors prévus pour quelques jours. Un préparateur sera présent pour aider Sylvain Lévesque et effectuer les réglages.
Si cela est possible, le skipper envisage de participer ensuite à deux courses du Championnat Régional de Yachting de Québec, soient la Coupe de l’Île de Bacchus et La Route du Maïs. La participation de Sylvain Lévesque dépendra cependant de l’état d’avancement des règlages de son bateau qui sera alors nouvellement mis à l’eau.
Mais le plat de résistance sera le défi Georges Leblanc auquel Sylvain Lévesque prendra part entre le 7 et le 9 septembre prochain. Le skipper tentera alors d’identifier une fenêtre météo pour s’élancer de Rimouski en vue du tour de l’île d’Anticosti. Sylvain Lévesque tente d’ailleurs de créer un évènement et d’interresser d’autres navigateurs à son projet en les invitant à se joindre à lui soit à titre d’équipier ou encore avec leur bateau.
Le skipper termine présentement la construction de son coursier. La structure du mini 6.50 est complétée. Il a reçu son mât et son bateau sera peinturé cette semaine. Il attend encore les filières et les chandeliers qu’il espère pouvoir installer avant la fin du mois.
En réponse à plusieurs commentaires…
Nous avons reçu plusieurs commentaires de gens qui disent vouloir suivre l’évolution du projet de Sylvain Lévesque. Plusieurs ont aussi manifesté le souhait d’assister à la mise à l’eau de son bateau.
Voile en Ligne tient à vous indiquer chers lecteurs, que nous suivrons attentivement l’évolution du projet du Rakko Sailing Team 650 et que dès que nous aurons des nouvelles ou même une date de mise à l’eau, il est évident que nous vous reviendront sans faute avec un article traitant du sujet sur ce site. Jusqu’ici Sylvain a manifesté le désir de mettre à l’eau en août. C’est à suivre.
Sylvain Lévesque en route pour la Transat 650 de 2011
Nous sommes dans l’arrondissement Beauport à Québec. Dans l’un de ces quartiers de banlieusards tout ce qu’il y a de plus normal. À ce temps-ci de l’année, les bungalows sont cachés par les trois mètres de neige accumulée sur le terrain qui orne la façade de ces maisons pour la plupart bâties dans les années 70. De peine et de misère, je finis par trouver l’adresse recherchée et à l’une d’elles, je cogne à la porte. Un jeune homme me répond. C’est le responsable des communications de l’équipe Rakko sailing team.
J’entre et le jeune homme me guide au sous-sol par trois portes avant de me retrouver dans un petit sentier à l’extérieur menant à ce que l’on appelle chez-nous : un abri d’hiver pour auto. Je franchis un petit portique improvisé avec des couches de cellules de plastiques et voilà que je me retrouve dans l’atelier de construction d’un mini 6.5. Y a pas à dire, on n’imagine pas ce qui peut se passer dans les cours arrières de ces maisons…
Sylvain Lévesque m’accueille. C’est un vrai mordu. Il m’explique d’entrée de jeu que le nom Rakko vient du japonais. Une culture qu’il adore. Ça signifie la loutre. « C’est mon signe astrologique autochtone » me dit-il en riant. Le jeune homme a 36 ans. Il rêve d’une carrière de coureur océanique. « J’y investie toutes mes économies » me dit-il. Puis, il s’empresse de s’excuser pour le côté rustique du lieu. Il ajoute, sourire aux lèvres, « Ça me coûte une petite fortune de propane uniquement pour chauffer cet abri tout l’hiver durant. Si seulement un commanditaire nous aidait à payer nos factures de carburant, ce serait déjà un début… »
Le coureur met tout ce qu’il a dans son rêve. La construction de son plan Dudley est avancée. La carène en bois est complétée, la silhouette du rouf se dessine et l’équipe est présentement à la conception de la quille. Ses acolytes Philipe Bourassa et Alix De Courcy mettent la main à la pâte pour l’aider. De temps à autre, il se paye une main-d’œuvre pour mélanger les composites, cela quand il reste quelques sous…
Coût total de l’opération construction : 70 000 dollars canadiens. Il en faudra quelques milliers de plus pour payer les coûts du programme de course. Ça inclut la mise à l’eau du monotype pour des essais en eaux canadiennes, le convoyage du bateau vers l’Europe par cargo, le coût des déplacements, les frais liés à la certification de jauge, les frais de quaiage, de mise à l’eau ainsi que l’inscription au différentes courses. Coût du bateau inclu, on dépassera alors facilement les 100 000 dollars canadiens. Le rêve a un prix que le principal interressé finance presque entièrement de lui-même jusqu’à maintenant.
Évidemment, Sylvain Lévesque compte sur l’arrivée d’un sponsor majeur. La Mini-Transat a ceci de particulier qu’elle est très accessible. Son coût est une fraction de ce que coûte par exemple une campagne IMOCA. Quant aux retombées, elles sont excellentes en particulier pour une entreprise ayant des intérêts sur le marché européen.
Cela ne fait en effet pas de doute que c’est une formule gagnante qui attend quiconque embarquera dans l’aventure. Le jeune homme est charismatique et volubile. Il est passionné et donc, très bon vendeur de son sport. Il espère mettre son coursier à l’eau dans le courant de l’été. À qui la chance de s’associer avec cette équipe ?










