
Crédit photo: Spi Médias Communication inc. © 2011
Georges Leblanc a mis fin à sa saison il y a quelques jours. Le VO 60 a été mis au sec. Hormis l’anti-salissure, le bateau est dans un état impeccable. La carène et les appendices sont en très bon état. Il n’y aura que des travaux mineurs à faire de ce côté. Ce qui n’empêche pas le skipper lévisien de prévoir un chantier majeur. Le plan de pont sera entre autres modifié et le coursier fera l’objet d’une révision complète afin d’être tout à fait prêt pour la Transat Québec St-Malo l’an prochain.
Parallèlement, l’équipe entreprendra un programme d’entraînement pour parfaire la condition physique des marins. Le compte à rebours est donc commencé pour l’Équipe de Voile Océanique de Georges Leblanc déjà active en morte-saison pour préparer le départ de juillet 2012.

Photo: Spi Médias communication © 2004


Les partenaires de voile en Ligne sont fiers d’offrir à nos distingués lecteurs une portion d’histoire de la Transat Québec Saint-Malo. Aujourd’hui, nous vous invitons au visionnement d’un diaporama rapportant l’ambiance extraordinaire qui régnait sur les pontons lors de la Transat 2004 ainsi qu’au bistro La Maison du Pêcheur à Perçé qui sert de poste de commandement pour les relevés de positions au célèbre rocher du même nom. De grandes vedettes de la course au large étaient présents et ont pris part à cette Transat qui a marqué l’histoire. Loïck Peyron, Thomas Coville, Laurent Bourgnon, Giovani Soldini sans oublier Franck Cammas et aussi le robinson des mer, le légendaire Yves Parlier.
La transat de 2004 couronnera toutefois une nouvelle étoile du firmament de la course au large. Vingt ans après le passage de son père Yvon Fauconnier à la première Transat de 1984, c’est la fille de ce dernier Karine qui remportera une victoire spectaculaire. Elle deviendra d’ailleurs la première femme de l’histoire de la Transat à se pointer au premier rang devant la cité corsaire. Ce n’est pas tous les jours qu’une déesse de Neptune fait la barbe aux loups de mer et encore moins aux Bourgnon, Peyron, Coville, Soldini, Cammas et Parlier. L’exploit est donc fabuleux. Karine Fauconnier l’emportera dans de petits airs et par un nez devant le toujours menaçant Franck Cammas et son célèbre Groupama 1. Hélas, Karine Fauconnier échappera le record de course de quelques heures seulement.
Nous disions un peu plus haut que la Transat avait marqué l’histoire. Cela ne peut être plus vrai, non seulement parce qu’une femme a mis la main sur le titre, mais aussi parce que cette Transat fût la dernière auquel ont pris part les majestueux trimarans ORMA de 60 pieds. Dix-huit de ces grands multicoques sont venus nous dire un dernier au-revoir sous la falaise du Cap Diamant. Certains sont maintenant dans des hangars tandis que d’autres continuent leur glorieuse histoire dans des mers comme celles entourant la Tasmanie, où ils prennent part et continuent de s’illustrer dans des courses.
Tristement, le voilier vainqueur de cette édition 2004 de notre Transat n’aura pas cette chance. Il sera détruit en mer d’Oman après avoir été racheté par Yvan Bourgnon et rebaptisé sous le nom de Brossard.
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Untitled from Voileenligne1 on Vimeo.



Photo: Voici la page internet ainsi que le nouveau logo de la Transat 2012.
On est à un peu plus de 10 mois du départ de la Transat Québec Saint-Malo 2012 et déjà, ça bouge. Depuis que les rennes de la Transat ont été pris par Sylvain Gagné et Jean Lemay, « ça brasse dans la ti-cabane » pour utiliser l’expression de Joe Canale, un ancien entraîneur de hockey junior ayant connu une fructueuse carrière à Québec.
Les organisateurs ont en effet l’intention de faire des dix jours de village de course qui précèdent le départ de la Transat une fête de la voile mémorable où il y en aura pour tous les goûts.
Primo l’organisation a été confiée à Gestev. L’entreprise de Patrice Drouin est bien connue pour ses succès en matière d’organisation d’évènements sportifs. Ils sont à l’origine du Big Air et du Red Bull Crash Ice. Gestev administre également la plage de la Baie de Beauport qui sera un haut lieu de rassemblement lors de la Transat. On y organisera plusieurs activités, dont des compétitions de voile légère et de catamarans de sport. Des initiations à la voile seront aussi offertes aux familles qui veulent apprendre les rudiments de la voile.
Gestev ne perd pas de temps. Elle a dévoilé cette semaine le nouveau visuel de la Transat. Le logo représente une cible de couleur sur une photo noir et blanc d’un multicoque. L’image est au goût du jour. Elle est moderne, esthétique, et traduit bien le caractère sportif et extrême de l’évènement. Le site internet est en construction, mais on trouve une page visible à l’adresse www.transatquebecsaintmalo.org sur laquelle beaucoup d’informations sont disponibles, y compris l’avis de course en cache.
Pour ce qui est du programme, attendez-vous à voir les grandes vedettes du monde de la classe 40 l’an prochain. Trois Québécois seront aussi du départ. Luc Forcier sur le tout nouveau Class 40 Sacramouille, le docteur Robert Patenaude sur Persévérance et finalement, Éric Tabardel sur Bleu-Salin’eau.
Les multi 50 devraient encore être de la partie et on s’attend de voir les nouvelles unités telles qu’Actual d’Yves Leblevec, ainsi que le détenteur du record de la Route du Rhum Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne. Quant au champion défendant Franck-Yves Escoffier, il sera de retour si tant est qu’il puisse être épaulé par un sponsor.
La nouvelle classe Echo 60 sera aussi l’une des grandes attractions de la Transat de 2012. On aimerait bien attirer les circumnavigateurs de la dernière Velux 5 Oceans à commencer par le Néo-Écossais Derek Hatfield (Spirit Of Canada) ainsi que le patron de la classe, le légendaire Sir Robin Knox Johnston sans oublier l’américain Brad Van Liew, le Britannique Chris Stanmore Major et finalement le polonais Zbignew Gutkovsky. Ce dernier qui comme on le sait a été l’une des grandes vedettes de ce tour du monde.
Les dirigeants de la Transat Québec Saint-Malo n’ont d’ailleurs pas renoncé à leurs tentatives d’attirer les vedettes de l’IMOCA que l’on aimerait bien aussi voir à Québec, et ce, même si le Vendée-Globe est pour bientôt après la Transat.
Par ailleurs, l’organisation de la Transat ne cache plus son intention de créer un secrétariat permanent pour gérer un évènement international qu’à terme, on souhaiterait voir être aux deux ans plutôt que quatre. Voile International Québec voudrait des évènements voile locaux chaque année. Elle souhaite d’ailleurs attirer les meilleurs coureurs sur le globe et pour ce faire, une cible a été accrochée au mur avec le chiffre 2014. On voudrait organiser un évènement dont l’envergure serait proportionnellement comparable au Grand-Prix de F1 de Montréal. De quoi s’agit-il? Voile en Ligne a appris de bonne source qu’il serait question d’un aller-retour par étape sur l’Atlantique avec un départ de la France, une arrivée à Gaspé et un retour à partir de Québec vers la France.
Par ailleurs, on envisage des démarches pour faire reconnaître les parcours de la Québec Saint-Malo ainsi que celui de la Route Rimouski-Anticosti par la World Speed Sailing Record Council (WSSR). Le but de l’exercice serait bien entendu d’attirer sporadiquement des marchands de vitesse comme les Joyon, Coville, Cammas et autres gazelles de la course au large afin de tenir la flamme de ce sport constamment allumée.
Et parlant des pieds-au-planchistes, nous avons appris que Georges Leblanc compte profiter de la prochaine édition de la Transat pour tenter de venir à bout du record de course pour un monocoque si tant est que la nature puisse collaborer. Ce record appartient au Suisse Pierre Felhman et tient depuis 1992. Il est de 10 jours, 15 heures et 44 minutes. L’exploit absolument remarquable avait été réalisé à bord de Merit, un plan Farr de 25 mètres, (un maxi de 80 pieds fait de carbone) qui, tout comme son cadet, le Ocean Phenix de Georges Leblanc, avait ensuite participé à la Whitbread de 1989-1990 devenu aujourd’hui la Volvo Ocean Race. Il avait alors terminé troisième.
Georges Leblanc s’alignera au départ avec un VO 60, une monture capable de tout. Le skipper lévisien mettra sur pied une équipe de choc dans les mois qui viennent. Selon ce qu’on a appris, le noyau dur de 2008 devrait être de retour. Ainsi, Michel Littée, Walter Timmerman et l’ancien champion canadien de Laser Pierre-Olivier Roy reprendraient du service.
Des noms comme ceux de Philippe Oulhen et Michel Sacco sont aussi pressentis pour faire partie du groupe. Le premier est passé durant l’été et a rencontré Georges Leblanc à Québec. La nature exacte des entretiens qu’ont eus les deux hommes n’est pas précisée, mais on sait que la question de la Transat de 2012 est venue sur le tapis. Du reste, Georges Leblanc a l’intention de greffer autour d’eux plusieurs éléments fortement expérimentés et capables de pousser la machine au maximum. Pas question d’être derrière le peloton cette fois-ci.
La Transat 2012 promet donc d’être extrêmement intéressante. Plusieurs projets seront annoncés dans les mois à venir. L’un d’eux concernerait une équipe Québécoise en multicoque. D’ailleurs, les Québécois seront particulièrement impliqués dans cette édition à venir de la seule course transatlantique se disputant d’est en Ouest. On retrouvera au moins quatre équipes de chez nous qui prendront le départ. Une bonne nouvelle pour le milieu de la course au large de chez nous.





