Cette incroyable remonté est sans nul doute le fait marquant de la course jusqu’ici. Il faut savoir que le Novedia est une super-machine dessinée par son talentueux skipper Tanguy DeLamothe et l’architecte Simon Rogers.
Je suis aller sentir comme on dit chez nous, pour voir de plus près le saumon. Nul n’est besoin d’être un expert en architecture naval pour comprendre qu’il s’agit d’un bateau révolutionnaire. Hormis le bouchain évolutif qui caractérise cette nouvelle génération de coursier, le plan de pont s’avère aussi tout à fait ergonomique, rendant les manœuvres facile autant en solitaire qu’en équipage. Un véritable bijou.
La classe 40 réserve de ces bataille épique comme il fait bon en voir lorsque l’on s’intéresse aux courses. Le Cesar Soldini empereur de la classe jusqu’ici n’a jamais été aussi contesté et son titre autant menacé que durant cette Transat Québec>Saint-Malo. « C’est là la beauté d’une classe qui impose de sévère règles de jauge limitant du coup la course à la technologie » me disait Jacques Fournier, président du conseil mondial de la classe 40 que j’ai eu l’insigne honneur d’interviewer. Au moment d’écrire ces lignes, 50 petits milles nautiques séparaient le premier bateau du tenant de la 15ième position. Un mouchoir de poche. Quoi de mieux pour rendre cette course des plus excitante?
Le seul québécois nous représentant dans cette classe est Benoît Parnaudeau, 6ième à à peine 23 milles du meneur.
Et comme si ça ne suffisait pas, je vous annonce ici en primeur que les gens du réseau LCN ont enregistré des cotes d’écoute autour de 135000 téléspectateurs en plein après-midi ensoleillé de juillet pour le départ de la course. (Ça, c’est un demi-million passé par mauvais temps) Jamais un évènement nautique n’a connu un tel succès. Cette réussite est essentiellement du au choix judicieux de l’organisation de la Transat de faire appel à l’expertise des organisateurs du Festival d’été de Québec, au soutien de la société du 400e de Québec ainsi qu’à l’excellent travail de démarchage et d’organisation de Jacques Gingras, Jean-Claude Maltais et Sylvain Gagné.
L’avenir.
Une fois ce succès passé, il faudra envisager la suite des choses dès le lendemain. La Transat Québec>Saint-Malo a acquis ses lettres de noblesse depuis fort longtemps. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas pour autant, un travail qui reste à faire. Cette Transat vient de prouver à tous que nous disposons de tout ce qu’il faut pour faire entrer cette compétition dans une nouvelle phase de développement. Aussi, nous savons qu’en ce moment, des discussions informelles tournent autour de l’hypothèse de travail voulant qu’une transat soit organisée en 2010. Celle-ci reviendrait par la suite tous les deux ans. Cette tangente serait plus que souhaitable. Elle permettrait de rassembler un plus grand nombre de bateaux encore.
J’y vais de quelques-unes de mes suggestions.
1) Nous pourrions organiser une transat à tous les deux ans plutôt que quatre.
2) Il serait souhaitable d’attirer plus d’Open 60 et de vedettes du Vendée-Globe. Pour cela, la transat devrait donc avoir lieu au milieu ou fin juin pour attirer plus de ces bateaux qui doivent par la suite procéder à d’importants chantiers automnaux en préparation des courses du début de l’hiver.
3) Il faut protéger bec et ongle et à tout jamais le partenariat avec la classe 40, sans qui la transat n’aurait vraisemblablement pas eu lieu et surtout à cause des marins de chez nous qui s’y investissent. Il y aura de toute évidence beaucoup plus de Québécois dans cette classe lors de la prochaine transat.
4) Il faudrait une formule de course qui soit multiclasse dans le genre de celle que l’on retrouve dans la Sydney Hobart ocean race.
5) Il faudrait attirer des VO70, ainsi que des maxis-mono comme ICAP Leopard, MAXIMUS ou Skandia. Tout comme les maxi-multis de dernière génération comme Banque populaire, Groupama ou Sodebo, etc.
6) La formule des deux départs devrait être revue. Un départ le samedi et l’autre le dimanche ou encore plusieurs heures de décalage entre les deux départs serait souhaitable. Il pourrait même y avoir un départ sur deux week-ends pour distinguer clairement les classes de course.
7) Le VO60 Hugo Boss sera ici l’an prochain. Il ne faut pas manquer de faire de sa venue un happening médiatique susceptible de rapporter à la transat en s’associant à cet évènement.
La Transat doit publiciser davantage ses activités entre les courses, être davantage présente sur la scène publique et visible.
9) Il faudrait une structure de financement récurente qui assure à la Transat une stabilité ainsi que des moyens qui soient à la hauteur des ses ambitions et de ce que réserve l’avenir dans le monde de la course océanique.
Même si la Transat Québec>Saint-Malo n’est pas encore terminée, l’heure est tout de même aux remerciements. La contribution des personnes suivantes doit être soulignée.
1) Les nombreux bénévoles de la Transat
2) Les responsables des communications Isabelle Bérubé, Florence Bourg et Rachel Dupuis ainsi que Madame Suzanne Maltais et Monsieur Florent Tanlet qui nous ont aidés dans notre travail avec générosité et gentillesse.
3) Le directeur de course Jean-Claude Maltais
4) Le président de la Transat Monsieur Jacques Gingras.
5) La société du 400e anniversaire de fondation de la ville de Québec.
6) Les gens de la société générale de financement
7) La Société du Port de Québec
La fédération des producteurs laitiers du Québec via sa filiale Les Fromages d’ici. Moi qui suis épicurien et grand amateur de fromage, je suis allé me ravitailler hier et j’ai pris un soin particulier à choisir des fromages d’ici…
9) Je pense aussi à Lyne, Jean-Michel et Marius. À Bernard qui nous a permis de vivre le départ de la Transat sur le fleuve. À bien d’autres personnes que j’oublie malheureusement.
Bravo et Merci !
Grâce à toutes ces personnes, nous avons vécu une transat de rêve.
Si les gens savaient quelle extraordinaire sensation on peut avoir lorsque l’on voit passer en mer des voiliers de course qui filent à toute vitesse, il serait alors impossible de trouver des places sur les embarcations qui les suivent. Nous avons eu cette chance extraordinaire de pouvoir voir le passage des voiliers de la Transat à Rimouski et Percé.
Dans ces deux villes magnifiques, l’accueil fut à la hauteur de la réputation. Des personnes accommodantes et gentilles nous ont aidées. Je pense en particulier aux gens de l’organisme Québec-Maritime et à Monsieur Jean-Rock Lévesque à Rimouski. À Percé nous avons eu l’assistance de l’Office du Tourisme du Rocher Percé ainsi que du maire de Percé Monsieur Georges Mamelonnet. Ce dernier est chronométreur officiel de la Transat depuis 1984. Il tient d’ailleurs le restaurant La Maison du Pêcheur devant le quai de Percé. Cet endroit bucolique fait office de quartier général local de la Transat. La bouffe y est un vrai délice. Bref, C’est le plus beau et le meilleur bistrot maritime au Québec. Ne manquez pas de vous y rendre si vous passez par ce joyau du Québec qu’est la ville de Percé.
En terminant, je m’en voudrais de ne pas parler des coureurs. Ils ont une fois de plus prouvé qu’ils sont des gens extraordinaires en se prêtant de bonne grâce aux nombreuses demandes du public et des scribes
Certaines équipes ont sorti leur bateau de l’eau pour effectuer des travaux. D’autres sont prêt pour la course. Plusieurs skippers ont quant à eux laissé leur monture aux soins de leurs préparateurs et ensuite quittés pour l’Europe, histoire de répondre à des engagements ou simplement de prendre du temps avec les leurs. Ils seront de retour pour le 9 juillet, date officielle d’ouverture du village de course.
Au courant des prochains jours, on attend plusieurs multicoques 50, un multi 60 ainsi que plusieurs Class 40, dont celui du Franco-Québécois Benoît Parnaudeau. Le plus attendu de tous reste cependant Georges Leblanc. Ce dernier a confirmé à Voile en ligne qu’à moins d’un changement, il fera son entrée au Port de Québec avec son MacGregor de 65 pieds le 9 juillet, soit à la date d’ouverture du village.












