
Enfin, nous y sommes. Depuis le temps qu’on l’attendait celui-là! Ce fameux article sur la Transat Québec Saint-Malo de 1984. Il y a eu beaucoup de traversées depuis. Mais personne n’a oublié celle-là. Cette Transat qui est devenue la nôtre est entrée dans la légende au même titre que la Route du Rhum de 1978 que Mike Birch remporta de manière spectaculaire.
Aujourd’hui débute une série d’articles sur cette transat qui a marqué l’histoire de la course au large. Mais bien que le travail que vous allez voir est immense en terme de temps consacré, de recherche, d’organisation et d’édition, Voile en Ligne ne revendique pas l’entière paternité de ce qui va suivre.
Des personnes ont en effet prêté leur concours à cet exercice. Nous voulons mentionner la très grande gentillesse de Monsieur André Langlois qui nous a alimentés de sa passion. Monsieur Langlois est une encyclopédie. Il fut non seulement un personnage central de cette époque, mais aussi celui qui nous a fourni une bonne partie du matériel que vous verrez ici. Un très gros MERCI! Même chose pour notre collègue journaliste Pierre Morel de Matane qui nous a aussi prêté ses archives. Encore là, un très gros merci à Pierre. Cela est sans compter toutes les personnes qui nous ont prêté leurs souvenirs. Merci à vous tous!
Les photos que vous allez voir ont été tirées de divers documents que nous avons pu trouver ça et là. Parmi ces documents se trouve un livre magnifique qui raconte la Transat de 1984. Le livre intitulé de Québec à St-Malo aux Éditions Hachette nous gratifie de plusieurs clichés magnifiques pris par le très talentueux journaliste Philippe Plisson. On peut voir certaines de ces photos dans ce qui suit.
Finalement, nous serions mal aisés d’oublier les distingués commanditaires qui nous ont accordé leur confiance en s’associant à cet ambitieux projet. Un très grand merci à tous ces gens-là. N’oubliez surtout pas d’aller les visiter et de leur dire un beau bonjour en notre nom.
La Transat Québec Saint-Malo 1984
Première partie : L’homme, l’idée, l’équipe… 
Nous sommes en 1978, à six ans du début des festivités entourant le 375e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier en terre d’Amérique. André Langlois grand amoureux de la mer vit aux Îles de la Madeleine. Il est également un grand lecteur de journaux et de magazine. Jeune homme à l’époque, il est fasciné par la Tall Ship Parade qui marque le bicentenaire des États-Unis dans les années 70. Il visualise alors dans sa tête le schéma d’une fête dans laquelle ces majestueux géants et conquérants des mers prennent part à une parade au milieu du fleuve devant la ville de Québec. Pour lui, le fleuve par lequel Jacques Cartier est arrivé chez nous doit être le pivot de ces célébrations de 1984.
Un peu plus tard, il tombe sur une édition du magazine Atlas. C’est le magazine officiel d’Air France. On y parle de course au large, plus principalement de la Route du Rhum de 1978 que Mike Birch a remporté. On y fait aussi allusion aux multicoques, des voiliers dont André Langlois se passionne.
À son retour au Québec, il se met alors au travail et couche sur papier la première ébauche d’un projet. Il rencontre Gaston Truchon à Montréal sur la rue Prince Arthur. « Nous étions très différents. Moi j’étais un gars de concept tandis que lui était un gars de promotion » dit André Langlois qui a œuvré en communication toute sa vie durant.
Les deux hommes ne se doutent absolument pas de la grosseur du grelot qu’ils sont en train de ficeler. Québec vit son premier épisode post-industriel. Le port a des allures de décharge publique, les quais de la pointe à Carcy tombent en ruine et sont même dangereux, la place Royale et le quartier Petit Champlain sont aussi passablement délabrés. C’est l’époque du béton et des immeubles en hauteur. On ceinture la rivière St-Charles, on recouvre la rue St-Joseph avec le mail et la Grande Allée est dégarnie de belles maisons victoriennes qui laissent place à l’infâme bunker.
Langlois et Truchon lancent un projet qui sera à l’origine de l’une des plus grandes démarches de revitalisation urbaine en Amérique du Nord. Tous les efforts de revitalisation du vieux Québec prennent en effet leur source dans l’idée de redonner vie d’abord au vieux port de Québec.
Mais les obstacles sont nombreux. Le climat politique de l’époque est délétère. Ottawa accueille fraîchement les requêtes du gouvernement du Québec dont les velléités souverainistes sont bien connues. La fin des années 70 est marquée par un choc pétrolier et le début de la décennie 80 verra poindre la pire crise économique depuis les années vingt. C’est dans ce contexte qu’André Langlois voit son projet évoluer. « Nous vivions d’ailleurs très modestement », rappelle-t-il.
Une fois le projet sur papier, plusieurs personnes trouvent les idées plus qu’intéressantes. C’est le cas du maire Jean Pelletier, mais aussi de Jacques Beaudet. Un peu plus tard, c’est ce dernier qui fournira d’ailleurs les premières liquidités dont André Langlois aura besoin pour pousser plus avant son projet. « Je me rappelle. Nous sommes entrés dans le bureau de Jacques. Il croyait au projet. Il nous a signé un chèque et c’est ce qui nous a permis de passer les fêtes et de continuer d’opérer (…) », poursuit monsieur Langlois.
Autre obstacle : ni Langlois, ni Truchon n’ont de contacts dans le milieu à Québec. Seul André Langlois connaît Gaétan Cliche qui travaille chez Musique d’Auteuil et qui possède un voilier. Les deux ont travaillé ensemble dans le milieu du show-business. André Langlois a quitté Québec depuis les années 50 et n’y a à peu près pas remis les pieds depuis. C’est Cliche qui réfère les deux hommes à Jacques Beaudet qui opère un commerce de bateaux à Sillery.
Mais entre-temps, avant que le duo ne rencontre fasse sa rencontre, Langlois et Truchon sont pris de court. Ne sachant à qui s’adresser, André Langlois décide donc d’appeler directement au cabinet du maire de Québec. À sa grande surprise, ce dernier accepte de rencontrer les deux hommes au mois de septembre suivant. « J’étais habillé à la mode des années 70 et Gaston Truchon m’avait convaincu de m’acheter un complet pour aller rencontrer le maire, se souvient avec amusement André Langlois.
La rencontre a lieu et les deux hommes remettent au maire un document de travail. Jean Pelletier ne perd pas de temps. Il indique sur le champ à Truchon et Langlois que leur projet lui plaît beaucoup. La conversation se termine alors que le maire donne le nom d’un contact à l’hôtel de ville pour le suivi des démarches.
Les deux hommes sont loin d’être fortunés. Et les allées-retours entre Montréal et Québec pèsent lourd sur leurs finances personnelles. Quand Truchon annonce à Langlois qu’il descend du train parce qu’il en a assez, Langlois prend alors la décision d’aller rencontrer les médias. Il obtient une rencontre avec le journaliste Michel David (aujourd’hui chroniqueur au Devoir) qui travaille à ce moment-là au journal le Soleil. Ce dernier est épaté par les ambitions des artisans de Québec 84 et de la Transat. Il indique à Langlois qu’un article sera dans le journal du samedi qui suit. Ce dernier appelle Truchon pour lui annoncer la nouvelle. Son coéquipier rapplique immédiatement et descend de Montréal à toute pompe.
Dans la nuit du vendredi au samedi, les deux hommes tentent de faire baisser le stress en prenant quelques verres. Ils s’informent de l’heure de parution du journal. Le premier camion de livraison est pris en chasse au petit matin. Intercepté par les deux hommes, le chauffeur interloqué se demande bien qui sont ces hurluberlus qui lui courent après.
« Nous avons besoin d’un journal”, lui disent-ils. « Je ne peux pas vous en vendre”, réplique alors le chauffeur. « Nous t’en donnons cinq dollars pour une seule copie. Nous en avons absolument besoin » lui rétorquent Langlois et Truchon. « Gardez votre argent”, dit finalement le chauffeur en leur tendant une copie du canard.
Les deux hommes mettent frénétiquement le nez dans le papier. À ce moment précis, c’est l’apothéose! « J’ai tiré le journal en l’air”, se souvient André Langlois. « Nous avions la une, la troisième page et le dessus d’un cahier spécial. Nous savions que là, nous étions enfin lancés ». Cela faisait plusieurs mois que les deux hommes étaient à pied d’œuvre à peu près sans argent. Enfin, les choses allaient changer.
La première étape pour obtenir une transat est d’abord de revitaliser le vieux port qui est dans un état lamentable. De vieux silos tombent en ruine le long de la rue Saint-André et le bassin Louise tout comme le pont-levis doivent tous deux être restaurés. Une écluse doit aussi être construite pour permettre au bassin de garder son eau lors du baissant des marées.
Sur la Grande Allée, comme nous le mentionnions plus haut, on démolie pour faire place au tristement célèbre Bunker. Les débris de construction doivent être enfouis à cinquante kilomètres de Québec. Mais l’entrepreneur flaire la bonne affaire lorsque le port lui offre la possibilité de décharger ses camions dans la partie ouest du bassin Louise.
Le ministre fédéral responsable du vieux port à l’époque n’est nul autre que l’honorable Jean Marchand. Ce dernier paye une visite à Benoît Côté qui est le propriétaire du commerce La Galerie du Meuble et dont les bureaux avoisinent le port sur la rue St-Paul, tout juste où est situé aujourd’hui l’hôtel St-Paul. Benoît Côté fait alors part au ministre de son désarroi devant le remplissage du bassin Louise. Jean Marchand prend alors le téléphone et dans une de ses colères mémorables, l’ineffable ministre somme le port de mettre fin aux travaux sur-le-champ sans quoi, « il mettra lui-même dehors à coup de pied dans le cul le chauffeur du prochain camion qui se présentera sur le site ». Le bassin Louise est alors sauvé.
Toute l’économie roule cahin-caha à l’approche de la date fatidique. L’année 1981 voit la réélection du Parti québécois. C’est le début d’une période d’austérité comme on n’en a pas vu souvent. De son côté, le gouvernement fédéral sent le besoin de redorer son blason, principalement au Québec pour des raisons qui sont éminemment politiques. 
Souhaitant calmer le ressentiment populaire en cette période de vache maigre, les deux paliers de gouvernement consentent donc à se parler pour ensuite coordonner leurs efforts avec la ville et le port de Québec. À l’approche de 1984, on met donc sur pieds les premiers projets d’infrastructures visant à soutenir l’économie en créant de l’emploi en période de crise. Ces interventions permettent de lancer les premiers travaux de restauration du bassin Louise et de la Pointe-à-Carcy. Ils lancent aussi l’aménagement de la marina du vieux port.
Des retours d’ascenseur…
Dans l’année qui suit, le comité d’organisation déménage dans les locaux de la chambre de commerce. P.A. Michaud et Jean-Paul Massé se joignent au groupe qui encaisse ses premières subventions, notamment du gouvernement fédéral. Sur certaines lettres, il était même spécifié que les montants devaient servir à la promotion de l’unité canadienne. Les guerres de drapeaux ne datent donc pas d’hier. Et pour épargner les susceptibilités, il n’était pas rare que des passages de lettre soient biffés au Liquid Paper.
Quand la chambre de commerce de Québec convoque le comité pour faire les comptes, l’équipe comprend que pour d’étranges raisons, elle n’est plus la bienvenue. Elle quitte alors les bureaux. Froissé, P.A. Michaud règle la note sur le champ en signant un chèque personnel pour acquitter les dépenses du comité. « Combien vous doit-on? », demande celui-ci. Puis après avoir signé le chèque qu’il lance sur la table, il ordonne à l’équipe : « Foutons le camp d’ici! »
Le groupe s’installe alors à la place Royale. L’argent rentre, mais vient avec une cohorte de tablettés des gouvernements et tout va de travers. On doit donner du travail à ce monde dont plus personne ne veut. Il y a beaucoup de gens avec des problèmes personnels et dont les compétences sont pour ainsi dire très moyennes pour ne pas dire nulles.
Jean-Paul Massé est alors désigné pour s’occuper du dossier de la Transat tandis que Langlois s’occupe des grands voiliers. Il rencontre une nuée de problèmes essentiellement liés à la méconnaissance des gens ciblés par la démarche. L’un des capitaines de vaisseau lui fait comprendre qu’à peu près tout le monde ne connaît rien du fleuve et qu’il existe des craintes d’y naviguer. André Langlois décide alors d’appeler un ami pour lui demander un « fond de tiroir » de 75 000 dollars. But de l’opération: faire venir les capitaines à Québec et les convaincre tous. Ceux-ci seront ravis de leur visite aux cours de laquelle ils rencontreront des membres du gouvernement du Québec dont le ministre Rodrigue Biron et le premier ministre René Lévesque.
Le groupe fait ses premiers voyages en Europe pour convaincre le vieux continent de s’impliquer dans la fête. On part de loin. Les Européens imaginent le St-Laurent comme un ruisseau. Il faut tout expliquer partout où l’on passe, à chaque conférence de presse. Le groupe traînait en plus comme un boulet les nationalistes d’un côté et les fédéralistes de l’autre qui distribuaient aux cousins les épinglettes aux couleurs fleurdelisées ou unifoliées. C’était selon…
Le diable est aux vaches entre les cousins à St-Malo qui accrochent aussi sur des peccadilles d’ordre politique. À bout de patience, Jean-Paul Massé qui n’est pas du genre conciliant, leur fait comprendre qu’il n’a pas de temps à perdre avec ce genre de considérations. « LaRochelle est à deux pas… » Comprenant qu’il est minuit moins cinq, les Français font alors sortir Massé de la salle de réunion pour d’abord s’entendre entre eux. Ils lâchent ensuite un coup de fil à Michel Etevenon qui accepte sur le champ de piloter le dossier le dossier avec les Québécois. À l’époque, Étevenon est le grand patron de la Route du Rhum. C’est un gars sérieux et surtout extrêmement compétent.
Les Québécois ne sont pourtant pas au bout de leurs peines. Quand Etevenon apprend que le départ doit avoir lieu de Québec, il fait comprendre à Massé que l’intérêt en prend un coup de l’autre côté de l’Atlantique. Abasourdi, Massé reprend l’avion avec André Langlois. Qu’est-ce qu’on fait? demande Langlois. « On fonce dans le tas » répond l’autre. « Jean-Paul Massé avait des qualités », dira André langlois. « Il savait parfois prendre des décisions difficiles. Et cette fois là, il a fait comprendre aux cousins que le départ serait chez nous et nulle part ailleurs. Ce n’était pas négociable. »
L’idéateur sera plus tard écarté de l’organisation des festivités et de la Transat. André Langlois n’en garde aucune amertume. « Je vois tous les matins ce que nous avons accompli. Toutes les marinas et toute la région ont profité des retombés de ce que nous avons mis de l’avant. Je suis un gars heureux et fier de ce que j’ai fait (…) » conclut le fondateur de la Transat.
Une histoire qui, comme bien d’autres, est faite de moments mémorables et d’autres moins glorieux. Mais ce qui compte, c’est le résultat.
Prochain article : On prend la mer!

La légende de la course au large, Mike Birch pourrait prendre part à la Route Rimouski-Anticosti, une course hauturière de 655 milles nautiques dont le départ est prévu de Rimouski pour le 10 juillet prochain. C’est ce qu’a appris Voile en Ligne cet après-midi lors d’une entrevue avec le célèbre Québécois d’adoption. L’octogénaire qui vit à Québec s’est montré des plus intéressé à s’aligner au départ de la Route Rimouski-Anticosti. Questionné à savoir s’il pourrait faire équipe avec son ami Réjean Desgagnés sur le Labrador 44 de ce dernier, Mike Birch a plutôt répondu dans un éclat de rire qu’il « préférerait faire la course avec son bateau ».
Ironiquement, le bateau de Mike Birch est un plan dessiné par Réjean Desgagnés. Dolly, (c’est le nom du bateau) est à Gaspé. « D’ici quelques jours, nous allons le mettre à l’eau dans la neige et à travers les glaçons » a déclaré le vénérable marin, qui à l’instar de nombre de Québécois est visiblement exaspéré par les soubresauts hivernaux de Dame Nature.
Le cowboy des mers n’a également pas caché qu’il y avait pas mal de travail à faire sur son bateau avant de prendre le départ de la course. « Je n’ai qu’une petite voile d’avant là-dessus. Je veux trouver un moyen d’avoir un peu plus de surface. Il y a beaucoup de petites choses à faire aussi, mais on devrait être capable de s’avancer un peu d’ici le départ (…) » de poursuivre le premier gagnant de la Route du Rhum. Bien entendu, il lui faudra constituer une équipe et trouver un sponsor. Mais de ce côté, il ne devrait pas y avoir trop de soucis à se faire.
À 80 ans, Mike Birch est encore en excellente santé et sa condition physique est surprenante. Il ne fait aucun doute que son état général est suffisamment bon pour prendre part à une épreuve qui au surcroît, se fait en équipage.
Par ailleurs, on voit d’ici les retombées médiatiques et publicitaires qui pourraient être générées par la présence d’un homme de la trempe de Mike Birch. Joint par téléphone en fin d’après-midi, le directeur de la Station Nautique Rimouski-Mitis et organisateur en chef de la Route Rimouski-Anticosti, Paul Bellemare s’est dit ravi d’apprendre l’intérêt de Mike Birch. « Dans ce contexte où nous désirons internationaliser la course à moyen terme, c’est certain que la venue de Mike Birch serait de très bon augure » a d’abord déclaré Monsieur Bellemare. « C’est certain que nous lui réserverons le tapis rouge et ce, qu’il décide de courir ou pas. Mais bien sûr, nous désirons et nous préférerions qu’il prenne le départ. (…) » de poursuivre Paul Bellemare. Les deux hommes devraient se parler dans les heures qui viennent.
Dans tous les cas de figure, il serait surprenant de ne pas revoir d’ici quelques mois Mike Birch en course. Non seulement l’homme est sollicité, mais il ne fait aucune cachette de son envie de reprendre les écoutes. La semaine dernière, une dépêche émanant du site internet du prestigieux magazine français Course au Large annonçait la participation du Canadien à la Twostar, transat anglaise en double dont le départ est prévu pour l’an prochain.
Voile en Ligne a creusé un peu plus l’affaire en contactant le navigateur français Étienne Giroire qui a offert à Mike Birch de faire équipe avec lui. « Nous avons eu un échange de courriel et Mike a répondu qu’il serait honoré de faire équipe avec moi. Imaginez le bonheur de lire ça! » a commencé par dire Étienne Giroire qui vit aux États-Unis, avant d’ajouter qu’il aimerait bien louer un Orma 60 ou un Multi 50. « On regarde du côté de plusieurs options, dont celle de faire la course avec un ancien bateau ayant appartenu à Mike».
On pense qu’il pourrait s’agir du Nootka maintenant propriété du Belge Gilles Buekenhout qui a fait la Route du Rhum l’an passé ou encore du bateau de Charlie Capelle l’ancien Olympus.
Évidemment, la question n’a pas tardé à venir. Si le duo traverse durant la Transat anglaise en double, se pourrait-il qu’ils repartent de Québec le 22 juillet qui suivra dans le cadre de la Transat Québec-St-Malo 2012. La réponse avait de quoi étonner. En effet, Étienne Giroire croyait que la prochaine édition de la Transat Québec-Saint-Malo était prévue pour être en 2014. C’est le représentant de Voile en Ligne qui a allumé ses lanternes. « Vous êtes bien sûr que c’est l’an prochain? » « -Tout à fait monsieur Giroire… » lui avons-nous répondu.
Mais qu’à cela ne tienne, il a enchaîné en se disant très intéressé à la Transat Québec Saint-Malo et de plus, il serait ravi de revenir à Québec. Même chose du côté de Mike Birch qui a déclaré qu’il avait déjà reçu un courriel de la part d’Étienne Giroire traitant de la Transat Québec Saint-Malo. « Si on peut en faire une, pourquoi pas deux? » a déclaré le skipper.
De toute évidence, Mike Birch a de l’eau de mer dans les veines. Impossible de l’éloigner de l’océan et de la course très longtemps! Et tant que Dieu lui prêtera santé et vie, ce gars-là continuera de mijoter des projets. À suivre…

Crédit photo: Xavier Dachez
L’organisation de la Transat Québec/Saint-Malo a récemment procédé à une réorganisation de ses effectif ainsi que de son conseil de direction. Cela était rendue nécessaire avec le départ de son président, le regretté Jacques R. Gingras, décédé l’été dernier.
Ainsi, le poste de président a-t-il été mis entre les mains de Sylvain Gagné. Celui qui occupait le poste par intérim depuis le décès de Jacques Gingras a donc été confirmé dans ses fonctions. Il s’agissait d’un choix logique si l’on considère le volumineux passé d’organisateur contenu dans le curriculum vitae du principal intéressé.
Actif dans le milieu culturel depuis plus de trente ans, Sylvain Gagné est reconnu pour son expertise unique en production et en diffusion des arts de la scène. Il est également réputé pour ses qualités de gestionnaire de projets internationaux d’envergure. C’est un homme capable de rassembler et de former une équipe homogène derrière lui.
Le gars est aussi un marin accompli en plus d’entretenir d’excellentes relations autant avec les coureurs et les autorités. Sylvain Gagné a également établi au fil des ans, de bons contacts avec les Français impliqués dans l’organisation de la Transat Québec Saint-Malo. Un atout qui risque fort de lui être utile. Les dossiers d’organisation de course sont souvent complexes et nécessitent que tous s’impliquent et rament dans le même sens.
Sylvain Gagné sera secondé par le vice-président exécutif Jean Lemay, le vice-président Normand Nadeau, ainsi qu’Yves Dion au poste de secrétaire et André Boulanger au poste de trésorier. Les autres administrateurs sont Pierre Daignault et Marie Simard. Quant à Jean-Claude Maltais, il demeure au poste de directeur de course pour l’édition 2012 de la Transat.
Sylvain Gagné ne fait aucune cachette de son ambition de développer de manière plus soutenue le produit course au large et voile de compétition entre les Transat Québec Saint-Malo. Et la crédibilité dont il dispose dans le milieu sera un outil extrêmement utile pour convaincre des partenaires d’affaires de la valeur d’une implication dans des projets liés à la voile.
Du reste, l’équipe de Sylvain gagné a déjà repris le travail. Et des annonces pourraient être faites dans les semaines et les mois à venir. En ce moment, l’équipe de la Transat a remis en ligne son site internet. Ce site un une page temporaire. Le nouveau site est présentement en reconstruction et devrait être mis en ligne d’ici quelques semaines. Retenez donc la nouvelle adresse de la Transat. Cette dernière était auparavant transatquebecsaintmalo.com. Dorénavant elle devient .org.
www.transatquebecsaintmalo.org
Source : Voile internationale Québec













