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Articles avec le tag ‘Transat Québec-Saint-Malo’

Triste nouvelle ce matin alors que nous apprenons le décès du président de la Transat Québec-St-Malo Me Jacques R Gingras. Me Gingras est décédé à Québec jeudi dernier des suites d’une longue maladie.

Monsieur Gingras était président de la Transat Québec St-Malo depuis 1988. Il a maintenu et consolidé avec brio l’organisation de cette épreuve de calibre international. Il est parvenu à instaurer une tradition au sein de l’organisation de la transat, et c’est ce qui fait en sorte que nous avons encore chez nous cette splendide course. 

Nous garderons le souvenir d’un homme d’une grande gentillesse et surtout très accueillant. Nous avons eu l’insigne honneur de rencontrer monsieur Gingras au mois de février dernier à ses bureaux de l’entreprise BPR pour laquelle il a œuvré jusqu’à il y a quelques jours. Il était encore plein d’humour et de dévouement pour la voile. Il avait la tête pleine de projets.

Me Gingras était un bourreau de travail. Si durant toute sa vie, il s’est investi aussi activement dans le milieu de la voile, c’est qu’il n’a jamais eu de cesse de croire au caractère structurant et formateur de ce sport. À preuve, il s’est impliqué tout récemment dans le projet sur la restauration et la réaffectation en navire-école de la goélette Marie-Clarisse et ce, en dépit de sa maladie. 

Nos pensées vont bien sûr à la famille et aux proches de Me Gingras à qui nous offrons toutes nos plus sincères condoléances.

Daniel Lévesque
Éditeur 

transat_depart2008

Déjà un an et demi ont coulés sous les étraves depuis le départ de la dernière Transat Québec-Saint-Malo. Depuis lors, on ne sait que peu de chose sur la suite de ce magnifique évènement si ce n’est que la Transat Québec-Saint-Malo semble sombrer dans une incertitude de plus en plus profonde. Les astres alignent plus d’écueils que jamais et si d’énergiques efforts de promotion ne sont pas consentis de façon soutenue d’ici l’été 2011, la seule transat d’ouest en est risque de se retrouver à court de ressources. Or, au moment même où la ville de Québec songe à se lancer dans la construction d’un nouvel amphithéâtre pour attirer une concession de hockey professionnelle de la LNH, on peut à juste titre se demander quel effet aurait la perte d’un évènement sportif de calibre international tel que la Transat Québec Saint-Malo sur le dossier de la ville.  

Le contexte et le milieu de la course océanique ont beaucoup changé ces dernières années. Les formules adoptées sont de plus en plus liées à des packages financiers impliquant coureurs, sponsors et industrie des courses. Incidemment, la course au large est devenue un sport-spectacle de haut niveau qui n’a que peu de choses à voir avec les aventures qui, historiquement, ont pavé sa glorieuse histoire.

À ce stade, deux problèmes se posent. Ils sont étrangement similaires à ceux que l’on a vu et vécu en Formule un avec le Grand-Prix de Montréal, à l’exception que cette fois-ci, il n’y a pas un Bernie Ecclestone pour venir siphonner 75 millions de fonds provenant pour la plupart des deniers publics. Sans compter qu’en termes de retour sur l’investissement, si l’on parle de visibilité, c’est de notoriété publique et documenté que la Transat accote avantageusement le Grand-Prix de Montréal. Raison de plus pour affirmer que celle-ci vaut la peine qu’on y investisse quelques millions supplémentaires qui rapporteront des bénéfices comparable et ce pour une fraction infinitésimale du prix.

Mais commençons d’abord par le début. Le problème numéro un réside dans l’apport d’une source régulière de financement. Il faut mettre fin au saupoudrage de dernière minute si on veut garder chez nous cet évènement. La Transat doit pouvoir compter au plus vite sur un soutien financier annuel, stable et récurent. Cet argent devrait servir à créer une permanence pour regrouper les forces et ainsi, attaquer avec vigueur le marché promotionnel des courses océaniques.

Ce marché s’est d’ailleurs sensiblement modifié au fil des ans. Même nos amis européens doivent maintenant tenir compte de son déplacement vers des économies émergentes comme le Portugal, l’Espagne, la Turquie ou les Émirats. Ainsi donc, les organisateurs de la transat devront faire un bout de chemin en revoyant la formule de fond en comble car il est loin d’être certains que les européens fourniront encore longtemps la masse critique de coureurs qu’ils ont apportée traditionnellement. Forcément, le plan d’affaires devra aussi être revu.

Par ailleurs, la classe 40, qui formait le gros du contingent de coureurs lors de la dernière édition se tourne maintenant vers la Global Ocean Race qu’elle a déjà inscrite à son calendrier de course pour l’année 2011. Le président du Conseil de la Class 40 Jacques Fournier vient lui-même de donner le ton en s’inscrivant à la course. À deux ans du départ, on compte déjà six bateaux inscrits, et on peut penser que plusieurs autres se joindront au groupe. Or, la dernière étape de cette course débute le 5 mai 2012 au départ des USA. En comptant environ 15 à 20 jours de traversée, ça nous amène entre le 25 mai et le premier juin. Il serait donc fort étonnant qu’au terme d’un tour du monde, ces coureurs partent du Portugal pour traverser de nouveau l’Atlantique et venir remonter le Saint-Laurent pour une course à Québec en juillet. Voilà pourquoi on peut se demander combien de Class 40 seront au départ de la prochaine Transat, eux qui, en plus, ont tendance à se tourner plutôt vers des courses réservées en exclusivité à leur classe.

N’oublions pas non plus, qu’outre les nombreuses facilités offertes chez nous, ce qui attirait les coureurs à Québec jusqu’ici, c’était la Transat Anglaise duquel les multicoques furent exclus lors de la dernière édition… Parlant des multicoques, on peut toujours se rabattre sur eux. Mais mettre tous ses œufs dans le même panier demeurera toujours une entreprise risquée. Au surcroit, prions pour qu’il n’y ait pas de courses intéressantes pour cette classe d’ici la prochaine Transat. Sinon, ils pourraient eux aussi choisir de rester en Europe.

Quant aux Open 60, pour la petite histoire, rappelons que le navigateur Vincent Rioux a failli perdre son bateau lors de la Transat Anglaise et que, parmi ceux s’étant rendus à destination, seulement deux ont accepté de venir à Québec. Ce refus presque systématique s’explique en partie par la proximité du Vendée-Globe qui débute à l’automne. Comme l’Atlantique-nord a la réputation d’être une région très casse-bateau, prendre part à des courses dans cette région à quelques semaine du départ du Vendée-Globe comporte pour les coureurs un risque qu’ils se doivent de calculer. 

Pour toutes ces raisons, les autorités de la Transat Québec Saint-Malo doivent préparer des solutions de rechange. Ils devraient à ce titre considérer l’idée d’une formule de type Fastnet ou Sydney Hobart en recrutant dans l’est du Canada, les Antilles, les Bermudes ainsi que sur la côte est des Etats-Unis, où l’on retrouve un bon bassin de coureurs de très haut calibre. Une course par étape pourrait aussi revêtir de l’intérêt dans la mesure où elle permettrait de diminuer les coûts. De plus, il est maintenant indispensable d’organiser des courses à tous les deux ans plutôt qu’aux 4 ans.  

Il s’en trouvera toujours pour dénigrer le milieu de la voile, arguant bêtement qu’il s’agit d’un sport de millionnaires. Rien de plus faux ! La grande majorité des gens de voile pratiquent ce sport sur de petites embarcations ou achètent un bateau en copropriété. Certes, les Bolides qui traversent l’Atlantique coûtent chers. Mais quand ils ne sont pas la propriété de grandes corporations elles-mêmes, ces coursiers appartiennent à des coureurs dont les moyens de subsistance viennent d’entreprises qui se servent de la voile comme support médiatique. Un support d’autant plus payant qu’il est très peu coûteux en comparaison de ce qu’il rapporte.

Avec le village de course, les vacations radio-diffusées, le suivit internet et le jour du départ, les technologies modernes qui assurent le suivit des courses donnent maintenant des outils de communication et de promotion nouveaux et extraordinairement rentables. Sans compter que la voile est un sport écologique, une corde médiatiquement et socialement  très sensible.

Et on n’a même pas encore commencé à compter ce que rapportent en retombées des équipes qui passent plusieurs semaines à quai pour préparer leur bateau et les touristes qui les suivent. On a tout là-dessus pour prouver que la Transat rapporte beaucoup plus qu’elle ne prend en investissement et commandites.  

Après avoir connu des départs flamboyants avec près de 40 bateaux, un plateau dégarni de seulement 6 ou 7 bateaux serait pour le moins gênant pour les organisateurs de la Transat Québec Saint-Malo. Ils ne méritent certes pas un pareil sort. Cela serait d’autre part extrêmement triste et risquerait de sonner le glas de cette magnifique course. Il faut éviter ce scénario à tout prix. Des courses ont disparues déjà. D’autres pourtant aussi célèbres que la Route du Rhum ou la Transat Jacqques-Vabre voient leurs bassins de coureurs être escamoté par de nouvelles courses.  

Comprenons-nous bien ! La Transat Québec Saint-Malo n’est pas moribonde, loin de là. Mais l’heure est venue de passer à la vitesse supérieure. Et pour ce faire, elle doit pourvoir compter sur les moyens de ses ambitions. Une course comme celle-là nécessite des années de préparation. On ne peut plus faire les choses à la dernière minute en espérant que « ça va passer ». La Transat a prouvé depuis longtemps son utilité et sa rentabilité et du coup, elle mérite le soutien qu’elle demande.

Par le passé, les organisateurs ont fait des miracles. Ils ont eu à mettre sur pieds une course de calibre internationale avec des moyens plus que modestes. Cette époque est révolue. On ne peut plus faire ainsi. Il faut donner à la Transat Québec-Saint-Malo les moyens nécessaires pour assurer son développement à long terme si on veut garder cet évènement de calibre international mettant en vedette, les derniers des grands aventuriers. 

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Après plusieurs mois de chantier suite à l’avarie subie lors de la Transat Québec-Saint-Malo, le Class 40 de Patrice Carpentier a enfin retrouvé son élément. Le Class 40 toujours aux couleurs des Entreprises Lorraines a été remis à l’eau au Yacht Club de Québec vers 14h00 hier après midi par une équipe de spécialistes du chantier de l’entreprise Boulet et Lemelin.

L’équipe sous la supervision de François Lemelin a procédé à l’opération qui revêtait un caractère assez délicat compte tenu qu’il est assez inhabituel de mette à l’eau ce type de bateau dont le tirant d’eau est anormalement élevé. Les vents d’une bonne quinzaine de nœuds rendaient également la manœuvre complexe. Mais François Lemelin avait prévu le coup en affrétant l’un des puissants zodiacs de l’entreprise qui agissait comme remorqueur pour s’assurer que le coursier s’oriente de la bonne façon.

Résultat, le bateau a été remis à l’eau en moins de 15 minutes. Pas nerveux pour cinq cennes, l’équipe de François Lemelin a réalisé l’opération avec autant de facilité que pour remettre une chaloupe à l’eau…

« Nous avions assez d’eau même si nous n’avions pas une marée des plus hautes. Mais cela s’est quand même très bien passé. Nous sommes contents » a déclaré François Lemelin au terme de la spectaculaire opération qui s’est déroulé devant une quinzaine de curieux.

Patrice Carpentier prendra livraison de son bateau cette semaine afin de préparer son retour vers l’Europe qui devrait se faire d’ici quelques jours.

Vous pouvez voir des images de l’opération de remise à l’eau du Class40 Les Entreprises Lorraines en visitant notre section multimédia sous l’onglet vidéo.













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