Évidemment, après son démâtage, Samantha Davies (Savéol) a annoncé à tous que son Vendée Globe était terminé. Même chose pour Louis Burton (Bureau Vallée) qui a annoncé ce matin qu’il renonçait à son projet de revenir aux Sables d’Olonne pour réparer et repartir.

La météo défavorable aura eu raison des velléités du jeune homme. Coups durs!

Crédit photo: Jean-Marie Liot/DPPI/Vendée Globe © 2012
Changement de leader en vue sur le Vendée Globe. Le premier groupe-poursuite formé d’Armel LeCléac’h(Banque Populaire VI) et de Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) sont non seulement en train de rattraper François Gabard (Macif) mais ils devraient bientôt prendre la tête si ce n’est déjà fait au moment où l’on se parle.
La raison de ce changement est la formation d’une bulle anticyclonique située directement au sud des Canaries. La bulle fait environ 100 milles de longueur sur la route directe des voiliers Macif, Gamesa et Synerciel. Au dernier classement, Banque Pop VI n’avait plus que 2,2 milles nautiques à parcourir pour avaler Macif qui est presque complètement scotché. Ce dernier a tapé en plein dans le milieu de la bulle et connait un très fort ralentissement. Il n’était plus flashé qu’à deux noeuds de vitesse moyenne par heure.
De toute évidence, ceux qui sont plus à l’ouest vont encaisser les dividendes de leur choix stratégique. C’est le cas non seulement des deux poursuivants du premier groupe mais également pour le deuxième groupe-poursuite formé de Vincent Riou sur PRB, Jean Pierre Dick sur Virbac Paprec V, Jérémie Beyou sur Maître Coq et Alex Thompson sur Hugo Boss IV. Ces dernier décalés d’une centaine de milles plus vers l’ouest vont certainement obliquer vers la droite du plan d’eau pour tenter d’éviter la chausse-trappe qui s’étendra dans les prochaines heures. En ce moment, la bulle fait environ une centaine de milles de superficie.
Ce coup de mou entraînera donc un regroupement de la flotte, une redistribution des cartes et un nouveau départ après presque 1500 milles de course parcouru. Comme quoi il vaut mieux parfois être la tortue que le lièvre.
Le Polonais Zbignew Gutkowsky connait des ennuis d’électronique à bord de son voilier Energa. Le skipper est à tenter de réparer. Il a fait état de beaucoup de fatigue ce matin à la vacation. Comme les alarmes refusent de fonctionner, il doit donc être en veille à tout moment. Energa accuse plus de 700 milles de retard sur la tête de la flotte.