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Vendée-Globe
Hatfield fatigué et soucieux… Et la tête de flotte dans le pot…

Crédit photo: canyousea.com
le pot-au-noir offre des conditions météo difficiles.
Une fois de plus, le skipper a encore fait part de soucis avec le fonctionnement de son éolienne. Il effectue présentement des réparations qui sont indispensable compte-tenu qu’il ne disposera pas d’une quantité suffisante de gasoil pour effectuer le voyage complet.
Derek s’est tout de même dit heureux d’avoir pu sortir des ornières où il s’est retrouvé depuis maintenant plus de 80 heures. Le bateau filait ce matin entre 18 et 20 nœuds.
Le reste de la flotte dans le Pot-au-noir.
Loin, très loin de là, en tête de flotte, Jean Lecam menait ce matin par à peine deux minuscules milles nautiques sur Loïck Peyron. Sébastien Josse suivait à près de trente milles plus loin. Beau retour cependant du groupe des 7 suivant qui avaient été relégué à plus de 100 milles nautiques. Étant beaucoup plus décalé dans l’ouest, ces derniers n’ont eu qu’à attendre les trois larrons qui devaient impérativement se recaler dans l’ouest où la zone de convergence intertropicale est traditionnellement beaucoup plus mince.
Comme on le sait, cette zone appelé communément Pot-au-noir constitue un véritable casse-tête pour les marins. Caractérisée par de nombreuses bulles sans vent ainsi que des zones météo instables générant des orages et de fort coup de vent aussi spontanés que dangereux, la flotte du Vendée Globe devra traverser cette zone à l’allé comme au retour avec les inconvénients que cela implique. Les poursuivants observeront de très près ce qui se passe dans le secteur, sachant que l’information reçue pourrait être précieuse pour contourner la bulle qui stoppe les leaders. Cette situation peut donc favoriser les retardataires. À défaut d’un regroupement de la flotte, (si les premiers arrivés dans le pot peinent à en sortir,) les chasseurs pourraient même se retrouver dans la peau des proies en passant à côté de la chausse-trappe, comme ce fût le cas lors de la dernière transat Jacques-Vabre…
Duel Canada-Suisse en vue!

La chasse au suisse est ouverte pour Derek Hatfield
Le scénario semble se répèter dans ce 6ième Vendée Globe. L’ancien policier de la GRC et skipper du Spirit of Canada accuse un peu plus de 100 milles nautiques de retard sur l’ancien bucheron, le suisse Bernard Stamm.
La course du canadien prend donc une nouvelle tournure qui risque de la rendre des plus intéressante. Cela est sans compter que si le jeune skipper Jean Baptiste Dejeanty reprend lui aussi la mer, la lutte prendra alors un regain d’intérêt. C’est souvent le cas dans ce type de compétition. On assiste à plusieurs courses dans une seule.
Pour l’instant, au terme de cette 6ième journée de course, Il n’y a pas que Derek Hatfield qui coure après les gangsters. Michel Desjoyaux y est allé d’une de ces déclarations qui marquera la petite histoire de ce Vendée Globe. « Je suis dans la voiture de police et je cours après les bandits » déclarait-il lors de la vacation de jeudi.
Ces bandits là sont principalement les trois premiers de la course soit Loïck Peyron, Jean LeCam et Sébastien Josse qui occupent dans l’ordre les positions de tête. Au dernier temps de passage, le premier s’était payé un coussin de près de 30 milles nautiques sur le deuxième. En ce moment, les 11 premiers sont dans un rayon de 136 milles nautiques. Après, ça monte à 172 milles, ce qui commence à faire du millage. Quand on parle d’une demi-journée de navigation pour rattraper des meneurs comme Peyron et LeCam , ça fait beaucoup.
Mais le pot-au-noir s’en vient. Cette fameuse zone de convergence intertropicale qui cause tant de soucis aux navigateurs. Il y aura donc forcément un regroupement de la flotte. Puis ensuite, viendra l’anticyclone de Sainte-Hélène. Les deux, à l’allée comme au retour. Décidément, cette course est longue…
Hugo Boss: C’est fini!
« Je suis dégoûté et amer ! C’est le moins que l’on puisse dire… Tout a commencé avec cette satanée collision avec ce chalutier. Nous avons travaillé comme des diables pour remettre le bateau en état et puis vlan ! En quelques heures, des milliers d’heures d’effort partent en fumée. La voile est un sport cruel. Après avoir investi autant de temps d’argent mais surtout l’énergie des centaines de personnes qui ont gravité autour du projet. Ça me rend malade. Je rentre chez moi pour prendre quelques jours de repos. Et ensuite, je réfléchirai à l’avenir» a déclaré le jeune skipper.








