
L’école secondaire Cardinal Roy innove encore cette année. Non seulement reconduit-elle les programmes arts-sport et études déjà existants mais elle le bonifie en plus de plusieurs nouvelles concentrations dont un programme multisports et bien entendu un autre associé à la voile sportive. L’annonce de cette nouvelle a eu lieu ce matin lors d’une conférence de presse tenue à l’école située au centre-ville de Québec.
C’est l’athlète bien connu et multiple champion du monde de balle au mur Dany Bell qui a agi comme maître de cérémonie et présenté les nouveautés lors de cet évènement qui a réuni plusieurs intervenants du milieu ainsi qu’une brochette de journalistes s’étant déplacé pour l’occasion.

C’est justement Dany Bell qui sera le coordonnateur du programme. Athlète accompli, la réputation de Dany Bell dépasse largement les frontières du Québec et du Canada. En plus de sa discipline et sa rigueur, l’homme est connu pour être un motivateur hors pair, une qualité qui ne manque pas d’être utile dans les fonctions qu’il occupe.
Étaient également présent, le président de la commission scolaire de la Capitale Monsieur Pierre Lapointe ainsi que sa collègue directrice de l’école Cardinal Roy, madame Danielle Bélanger.
En entrevue, Dany Bell a bien entendu expliqué aux personnes présentes que la participation au programme arts-sports-études est tributaire d’un développement accru de l’autonomie et du sens des responsabilités chez celles et ceux qui y prennent part. Les étudiants doivent parfois mettre les bouchées doubles puisqu’ils ont moins de temps pour étudier en raison de leur entraînement.

Deux étudiantes, Roxanne Azarria et Aïcha Bastien N’Daye, participantes à la concentration danse, sont également venues expliquer les bienfaits du programme sur l’esprit de corps et l’estime personnel. Un témoignage convaincant et d’une grande pertinence. La présence de ces deux jeunes filles a démontré avec éloquence combien celles et ceux prenant part à ces programmes ont une bonne tête.
Par ailleurs, la mise sur pied d’un tel programme nécessite des investissements importants et des infrastructures conséquentes. C’est le cas de la voile où la commission scolaire a pu compter sur le soutien de l’entreprise Gestev. Gestev qui est bien connu pour ses retentissants succès en matière d’organisation d’évènements est aussi le gestionnaire de la Baie de Beauport où se tiendra l’entraînement des athlètes liés au programme. L’entreprise dirigée par Patrice Drouin met à la disposition des étudiants ses infrastructures, le soutien du coordonnateur sur place en la personne de Daniel Robitaille ainsi que celui de l’entraîneur de voile bien connue Paule Samson. Madame Samson dispose d’un brevet d’instructeur de voile de grade 3 et est dûment qualifiée par la Fédération de Voile du Québec.
En entrevue, Daniel Robitaille a affirmé que les programmes sports-études sont dans la mire de Gestev depuis longtemps. « Nous avions tenté le coup il y a quelques années. Mais nous n’avions pas de contrat de gestion à l’époque, ce qui nous avait forcés à mettre le programme de côté à notre grand désarroi. Maintenant que nous avons une situation stable, nous sommes heureux de mettre les infrastructures de la Baie à la disposition du programme. Il y a longtemps que nous attendions ce moment. Patrice Drouin (patron de Gestev) nous demandait sans cesse des nouvelles pour savoir où nous en étions dans ce dossier. Il tenait grandement à ce que nous menions cela à terme. Pour cette raison, nous sommes vraiment contents de voir que ça a évolué dans la bonne direction (…) » a déclaré Daniel Robitaille.

Ce genre de dossier n’est jamais simple. Il y a de multiples questions reliées aux assurances et l’implication de plusieurs intervenants, principalement des parents, est essentielle. « Il y aura un volet sur le conditionnement physique. Mais l’entraînement nécessitera le déplacement des équipes de voile vers la Floride durant une ou deux semaines par hiver (…) » selon Paule Samson.
En définitive, il s’agit d’une très belle initiative qui nous l’espérons grandement, fera boule de neige, non seulement dans la région de la Capitale mais également ailleurs au Québec. Car il n’y a aucun doute que la voile a sa place à l’école.

1000 articles! C’est beaucoup de touches d’ordinateur ça! Depuis que Voile en Ligne a vu le jour, nous avons beaucoup travaillé. Nous avons mis énormément d’énergie, car nous croyons au développement de ce sport. Nous pensons sincèrement qu’une discipline aussi structurante que la voile a sa place dans les médias.
Hélas, la voile est victime de préjugés assez étonnants. Perçue comme un sport de riche pratiquée par une élite, la voile n’attire guère les médias traditionnels sauf lors des grandes courses océaniques. C’est dans ce contexte que Voile en Ligne s’est imposé pour devenir une référence qui a pour ainsi dire, comblé l’absence des médias de masse. De 25 lecteurs par semaine, nous avons maintenant atteint les 10 000 lecteurs par mois.
Derrière ce succès se trouve la splendeur des exploits des coureurs, mais aussi de petites misères bien cachées. En effet, nul ne peut imaginer ne serait-ce qu’une seule minute les difficultés innombrables associées à la mise en ligne régulière de ces articles. Nos ressources sont extrêmement limitées. Et c’est souvent à bout de bras que nous parvenons à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Se déplacer pour suivre les courses coûte beaucoup d’argent que nous devons puiser dans nos réserves, quand nous en avons…
Même si ce n’est pas facile, nous sommes passionnés et heureux de faire ce que nous faisons. De plus, nous sommes à même de comprendre d’autant mieux ce que vivent des coureurs qui mènent eux aussi leur projet aux limites de ce qu’ils peuvent donner. Nous continuons toutefois de penser qu’un média de communication est indispensable pour développer ce sport. Car sans visibilité, il n’y a pas d’intérêt des sponsors et sans l’intérêt de ces derniers, il n’y a pas d’argent. Or, l’argent est le nerf de la guerre. Il permet aux athlètes de s’entraîner et d’avoir les ressources qu’il faut pour espérer performer et être parmi les meilleurs.
Nous sommes donc ravis et fiers d’avoir pu mettre en lumière les exploits d’athlètes moins connus du grand public tels que Tyler Bjorn, Martin Robitaille, ou les sœurs Fannie et Caroline De Alcala. Nous sommes aussi contents d’avoir pu aider dans une modeste mesure certes, mais de manière efficace des gens tels que Georges Leblanc, Éric Tabardel, ou Robert Patenaude. Pour nous ce sont là de belles victoires. Toutes ces personnes et bien d’autres aussi nous ont comblés.
En voile, il n’y a pas de petits exploits. Le championnat régional de Yachting de Québec en est un bel exemple. Il nous permet de voir régulièrement des coureurs qui se donnent à fond, et qui sont là beau temps mauvais temps. Bref, des vrais! Il nous importe aussi de faire mention de ces gens là.
À toutes ces personnes qui nous inspirent, nous voulons dire un gros merci. Merci à nos commanditaires qui nous supportent et merci aux coureurs qui nous alimentent par leurs exploits.
Pour vous récompenser de ce soutien, nous publierons à partir de demain une série de trois articles sur l’historique de la Transat Québec Saint-Malo 1984. Ne manquez pas ça!
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Ça ne coûte absolument rien. Faites-le en publicisant sur les réseaux sociaux nos pages de puces nautiques. Ne vous gênez pas pour encourager les gens à annoncer dans nos pages. Nous sommes un des très rares sites où l’on peut offrir sans payer un sou, un bien ou un service nautique à vendre ou à louer.
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Avis important
Voile en Ligne publiera bientôt son 1000e article. À cette occasion, nous publierons une série d’articles souvenirs. Ceux-ci devaient être en ligne cette semaine mais nous avons retracé des personnes qui sont venues enrichir substantiellement le contenu de ce que nous publierons. Voilà qui explique le retard dans nos parutions. Demeurez à l’affût! Car il ne reste plus qu’un article avant le 1000e.
Inondations en Montérégie: l’industrie de la voile lourdement affectée.
Ce n’est pas dans les habitudes de Voile en Ligne de s’immiscer dans ce type de dossier. Mais nous jugeons aujourd’hui que la gravité de la situation est telle, qu’elle rend notre intervention nécessaire. De quoi s’agit-il ? Des inondations dans la vallée du Richelieu. Ce que les gens là-bas vivent depuis maintenant plus de sept semaines est tous simplement inimaginable.
Vous voyez sur la photo ci-haut la Marina Gosselin de St-Paul de l’île aux Noix. La photo a été prise il y a quelques jours. L’an dernier en mai, nous nous baladions sur les pontons que vous apercevez au bas de ce cliché. Il s’agit de ceux qui sont situés le plus près de la rivière. Le patron de la boîte Monsieur Gosselin nous accueillait avec son équipe, des gars et des filles aussi aimables que compétents, qui nous faisaient alors visiter quelques-unes des plus récentes et des plus belles unités de Beneteau. Il faisait beau et les sourires nombreux, étaient aussi radieux que le soleil.
Un hiver anormalement enneigé dans les Appalaches et les Adirondacks a provoqué en ce début de saison l’une, pour ne pas dire LA pire des crues des eaux de l’histoire du Québec. Plus de soleil. En lieu et place une pluie interminable et des vents faisant monter le niveau d’eau et semant la désolation partout. Les sourires ont fait place aux traits tirés d’une population épuisée par un combat qui n’en finit plus de finir.
Il importe de mentionner que la vallée du Richelieu est à tous points de vue, l’une des régions les plus fertiles du Québec. Le dynamisme local rayonne. Avec raison, car toute la vallée regorge de beautés. Les terres agricoles s’étendent sur des kilomètres et la rivière Richelieu riche en histoire, enrubanne le tout d’un panorama qui attire les touristes par dizaine de milliers.
Au cœur de la région, la ville de St-Jean sur le Richelieu avec ses casemates et sa tradition militaire. En amont, le magnifique lac Champlain, à cheval sur la frontière entre le Canada et les États-Unis. D’une superficie de près de 1300 kilomètres carrés, ce (presque grand) lac est une étendu d’eau devenue le lieu de villégiature numéro un de dizaines de milliers de plaisanciers et ce, des deux côtés de la frontière où incidemment, on retrouve l’État de New York. Entre les deux, plusieurs petits villages comme St-Blaise et St-Paul.
Cela fait maintenant sept semaines que c’est l’enfer. Il ne s’agit plus seulement d’un simple désastre naturel, mais également d’une tragédie régionale et d’un drame humain sans commune mesure avec tout ce que le Québec a vécu jusqu’ici.
Les gens ont les pieds dans l’eau et sont vidés par des semaines d’incessant combat. On a du mal à voir la lumière au bout du tunnel. On est physiquement et psychologiquement affecté. La priorité ? Tous ont avant tout hâte de se nettoyer et de revoir un peu la vie d’avant. Même si on est à des semaines d’un véritable retour à la normale, les gens continuent d’espérer et de se battre courageusement.
Évidemment, toutes les considérations entourant la pratique de la course au large ou même de la plaisance deviennent bien secondaires. C’est du moins ce que l’on croit à première vue. Parce que pour une petite communauté comme celle de St-Paul de l’île aux Noix, c’est toute l’économie régionale qui repose sur la pratique du boating. À cette tragédie humaine se juxtapose maintenant une menace économique majeure.
Les gens de la Montérégie sont fiers. Ils ne demandent pas la charité. Ils ne seront jamais du genre à demander des faveurs non plus. Ces hommes et ces femmes ont du caractère et du ressort. Ils savent qu’ils sont capables de s’en sortir, ils vont s’en sortir et ils font ce qu’il faut pour ça. Pour cette raison, ils sont un exemple de courage pour nous tous.
Mais nous avons aussi un devoir de solidarité envers eux. Parce qu’ils sont des nôtres. Des tonnes de débris jonchent maintenant les rues et les terrains. Il faut les ramasser. Les 11 et 12 juin prochain, une vaste corvée est organisée pour leur venir en aide. Allons aider ! Allons serrer des mains. Allons voir les commerçants de la région pour leur dire : ouvrez vos portes ! Nous revoici ! Nous ne vous avons pas oublié.
Nouvelles encourageantes
Nous avons parlé aux gens de la marina Gosselin lundi dernier. L’eau s’est grandement retirée de la cour, les services se rétablissent et l’accès au commerce revient graduellement à la normale. Le commerce n’a d’ailleurs fermé ses portes que durant deux jours, soit au pire des inondations. On espère donc débuter les mises à l’eau bientôt. Pour cela, on attend le ok de Transport Canada pour la réouverture de la rivière Richelieu à la plaisance. Le meilleur est donc à venir.