Crédit photo: Espressso Blog
Les italiens sautent de plein pied dans la Volvo Ocean Race. La nouvelle équipe portera le nom de Defi Italia 70. Pour ce tour du monde, ils ont racheté l’ex Ericsson 3 qu’ils comptent maximiser dans les mois qui viennent.
L’Équipe sera dirigée par le skipper italien bien connu Giovanni Soldini. Il cumule deux tours du monde au compteur. Ce dernier est présentement le skipper du Open 40 Telecom Italia. Il a également couru en multicoque de 60 pieds sous les couleurs du même sponsor.
Depuis qu’il est en classe 40, Soldini accumule les victoires. Le célèbre skipper italien qui était à Québec l’an dernier pour la Transat Québec Saint-Malo jouit de beaucoup d’expérience. C’est un bon skipper qui a fait ses preuves autant en solitaire qu’en équipe. On peut s’attendre à ce qu’il cherche à réunir une équipe entièrement italienne qui n’ira pas sur ce tour que pour trimbaler des pâtes. Personne ne doute que les italiens offriront une opposition de taille.
Or, si les Français se donnent le mot et embarquent dans le train, on aura droit à une Volvo Ocean Race qui ne manquera pas de goût pour ne pas dire de piquant… De leur côté, les Français seraient en train de travailler sur un projet ambitieux impliquant les skippers Franck Cammas et Roland Jourdain. D’autres noms pourraient aussi se greffer ou prendre la barre du projet. On a qu’à penser à Sebastien Josse qui connait déjà bien le milieu de la Volvo Ocean race pour y avoir déjà  pris part. À ce qu’on dit, Le nom de Lionel Lemonchois aurait aussi circulé dans les officines comme étant potentiellement apte à prendre part à ce qui sera sans doute un « dream team » français.
Est-ce à dire que le baron de Rothchild et Gitana serait impliqué ? C’est à voir et à suivre. Quoi qu’il en soit, la prise de décisions ne devrait plus tarder, compte tenu des délais requis dans l’organisation d’une telle course ainsi que les quelques mois d’entraînement qui sont absolument nécessaires pour synchroniser l’équipe. Â

Enfin une première victoire pour Fernando Etchevari et l’équipe Telefonica black. Il était temps ! En effet, cette équipe n’a jamais pu se justifier depuis le départ de ce tour du monde. Depuis le départ de Stockholm, l’équipe Puma dominait puis, elle s’est fait coiffé au poteau. Les Black Spanish s’accaparant de la tête à quelques milles de l’arrivée.
Triste fin pour le bateau hôte team Russia qui a vu son désir de s’aligner au départ être contrecarré pour raison de non-conformité. Rappelons que le bateau russe s’est retiré de la course, faute de budget. Elle voulait cependant prendre le départ de cette dernière étape, étant donné sa destination qui était Saint-Petersbourg en Russie.
Cette Volvo Ocean Race 2008-2009 aura été l’histoire de la régularité d’Ericsson 4 et des déboires répétés de Telefonica Blue, seul véritable dauphin sérieux du gagnant suédois. Pour ce qui est des américains, l’équipe Puma n’a pour ainsi dire, jamais inquiété les champions.
Nous retiendrons le succès planétaire de cette course ainsi que la parité à la fois fort souhaitable et émergente entre les équipes. Mais ce n’est pas encore assez. Certains n’ont été que des figurants et il est à espérer que cette même parité s’étende encore plus et ce, pour le plus grand bien de cette grande compétition. Il ne faudrait pas qu’à l’instar de la coupe de l’América, la Volvo devienne l’affaire d’une ou deux équipes. Â
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Crédit photo: Rick Tomlinson/Volvo Ocean Race
L’équipe Puma vient enfin de remporter une première victoire d’étape par un nez sur Ericsson 3 alors que le cirque de la Volvo Ocean Race se déplaçait le week-end dernier de Marstrand vers Stöckolm. Mais ce court duel ne veut plus dire grand-chose, sinon la lutte à finir pour la deuxième place. À ce sujet, notons la déception pour Telefonica blue qui, comme on le sait, s’est échoué et tente désespérément depuis, de reprendre l’étape au plus vite pour éviter de voir son rival Puma creuser l’écart au deuxième rang.
Parallèlement, Ericsson 4 devient le champion de cette édition de la Volvo Ocean Race, disposant d’une avance ne pouvant plus être comblée par ses poursuivants. C’est toute une victoire pour le skipper Torben Grael et ses hommes qui n’ont plus rien à prouver. En effet, on peut maintenant dire que cette équipe en est une de grands champions. Beaucoup de gens croyaient que cette édition de la Volvo serait un duel entre Bouwe Bekking et Ken Read et bien peu se seraient risqué à imaginer le dénouement actuel. Mais l’histoire rappellera à ceux qui ne voulaient pas parier sur Ericsson 4 que Torben Grael a battu tous ses adversaires et à la régulière à part ça. Sa victoire est éclatante.
Que dire de plus sinon que cela prouve encore, si besoin était, l’immense talent de ce skipper qui a été capable de créer une équipe homogène et forte ? Une équipe qui a été en mesure de surmonter certaines barrières psychologiques qui se dressent toujours durant un tel marathon, comme par exemple, cette amère deuxième place à Rio. Au terme de cette plus longue étape du parcours, cette seconde place aurait pu avoir un effet dévastateur et incidemment, être un tournant, n’eut été de la capacité à se ressaisir qu’a eue cette équipe.
Torben Grael est un excellent leader qui a toujours cru en ses hommes et en leur capacité de donner le meilleur d’eux-mêmes. Et il a eu raison. Il n’y a plus aucun doute, avec une bonne équipe et un bon bateau, ce skipper là est capable de tout.
On ne peut malheureusement pas en dire autant de certains autres. Mis à part Telefonica Blue à propos duquel tout a été dit ou à peu près, la maigre récolte de Green Dragon s’explique mal et on aurait pu s’attendre à plus d’Ian Walker et ses hommes. Même chose chez Delta Loyd. Les bateaux actuels sont une évolution bien sentie par rapport à la dernière édition, mais il est tout de même difficile d’expliquer la déconvenue de cette équipe qui naviguait à bord de l’ancien ABN Amro one, un plan Kouyoumdjan qui a survolé en première place le tour du monde 2005-2006.
Après les pots, la dernière fleur de cette édition de la Volvo Ocean Race 2008-2009 n’est pas la moindre. Elle va aux organisateurs de cette course et à leur plan de communication. Comme le dit si bien l’adage, on garde le dessert pour la fin.
Les autorités de la Volvo ont fait un travail splendide et exemplaire. Beaucoup de grandes organisations de course devraient en effet s’en inspirer. La qualité de rediffusion des images embarquées et des plans aériens furent remarquables. Pour le milieu de la presse, le travail fût facile parce que malgré la distance, les gens de la Volvo ont été capables de partager le feeling qui animait cette course. Ils ont livré les images et l’information de façon abondante. Voilà un travail intelligent et réussit.
La Volvo vient ainsi de faire entrer la voile de compétition dans l’ère moderne du point de vue des communications. Elle a mis le rêve dans la tête de plusieurs promoteurs et sponsors. Et surtout, elle a prouvé une fois de plus et de manière éloquente l’extraordinaire visibilité que procure ce sport ainsi que les fabuleuses retombées qu’il peut engendrer. Il ne faut que souhaiter une suite heureuse qui soit à la hauteur des efforts consentis.












